V. — POURQUOI LA .lUlVE SE RÉFUGIA DANS UNE ÉGUSE
Le lendemain, vers dix heures du matin, don Pedro, monté sur lé cheval barbe du prince de Galles, sortait de la cour d'honneur du monastère de Saint-André, suivi d'un brillant cortège. Edouard voulut aller à la gauche du roi, et son destrier s'étanl cabré pendant le trajet et ayant refusé d'avancer :
— Prenez la droite, seigneur, lui dit courtoisement Pedro, car je vois bien que votre cheval s'aperçoit qu'il n'est pas à sa place.
Le prince sourit et refusa d'obéir à la prière de son hôte; aucun autre incident ne signala la marche du cortège jusqu'à ce qu'il arrivât à la porte de l'église où la messe devait se célébrer.
A la môme heure, un homme au t(îiiit hâlé, et qu'à son sayon de toile grossière, à ses pieds nus, à ses regards inquiets, il était aisé de reconnaître pour un pauvre paysan, s'avançait avec précaution à travers les rues les plus déserles de la ville, en chen liant à éviter la curiosité des passants.
(le manant finit par s'arrêter daa^ une rue obscure devant une maison de bois de chétive apparence dont la porte était entr'ouverte et le seuil jonché de paille
{ji maître du logis, assis sur un banc de pierre, les coude*
-il'
.Elle se rendait sans doute aux bains... (1*. il'.'.)
;ippiivés sur les geuouxella lète enfouie duus ses deux mains, paraissait absorbé par de pénibles réflexions.
Le paysan s'approcha de lui à pas légers et lui posa léuèrcnn'iil la main sur Fi-paule. Le Ijourgeois leva lentement la tèle.
— Daniel! dit-il aussitjt. en souriant d un sourire <i mer el en tendant la main au nouveau venu, est-ce bien loi?
— Oui, .Aïartial, reprit Daniel à voi\ basse, apri's a\oir reijitrdé
K?AI t.K LhPI!Kl\. — J. rtOLI-r, KlJlILI It. .IV. '..'.<.
avec inquiétude autour de lui, c'est moi qui viens, connaissant ton cœur franc et sincère, te demander asile pour ma femme ei mes pauvres enfants.
— Asile ! répondit Martial en fixant sur son ami des yeux hagards ; asile! répéla-t-il.
Et il se mit à éclater en sanglots convulsifs, en cachant de nouveau sa tête entre ses mains comme s'il eût eu honte de laisser \ù:v sa douleur.
— Oui, reprit Daniel étonné, carie malheur a envahi ma maison. Mon attelage a été dévoré par les loups, tu le sais. Mais ce que tu ignores, c'est que ma charrue et tous mes instruments de travail m'ont été pillés, c'est que ma pauvre cabane a été incendiée. Tu es le seul parent, le seul ami qui me reste. C'est donc à toi seul que je puis demander Ihospitalité.
— Tiens, dit .Martial d'une voix sourde, en poussant de la main la porte de la maison, regarde I
— Jésus mon Dieu! s'écria Daniel en s'arrêtant épouvanté sur le seuil; pourquoi cette chambre est-elle vide comme une tombe? Lesroutiers ont-ils passé par ici?
— Vois-tu ce gros homme qui cause et rit au coin de la rue avec des portefaix courbés sous le poids de mes habits, de mes tables et de mes escabeaux? reprit Martial.
— Je le vois.
— Eh bien! cet homme est le collecteur, que je n'ai pu payer. C'est lui qui a fait enlever tout à l'heure le peu de meubles que je possédais pour les faire vendre en place pubhque. Tu vois que le paysan n"a rien à envier au bourgeois, dans ce temps de malheur.
— Pauvre Martial! soupira Daniel, oubliant un instant ses proj)res chagrins pour ne songer qu'à ceux de son ami.
— Ne perds pas ton temps à me consoler, poursuivit Martial, car lu as une femme et des enfants qui souffrent et qui t'attendent; retourne donc vers eux, et puisses-tu rencontrer sur ton chemin quelqu'un qui soit moins malheureux que moi et qui te vienne en aide!
Daniel suivit le conseil de Martial, et, après l'avoir embrassé, il s'éloigna rapidement; il marcha ainsi pendant une heure, ne rencontrant que de jeunes fous dont la bruyante gaieté lui navrait le cœur, ou de craintifs et prudents bourgeois qui, en le voyant s'arrêter devant
leur logis, se hâtaieut de fermer leurs portes. Deux ou trois bonnes femmes lui dirent bien en passant: « Que Dieu vous assiste, pauvre liomme! » mais personne ne mit la main à l'escarcelle pour lui faire l'aumône.
Le malheureux commençait à désespérer, lorsqu'il aperçut au détour d'une rue trois hommes d'Église montés sur des mules. C'était Augustin Gudiel qui sortait de l'hôtel de sir Stephen Cosington, en compagnie de deux moines.
— Mes bons seigneurs, leur dit-il d'une voix suppliante, au nom de Dieu, prenez pitié de moi!
L'évêque laissa tomber un regard sévère et glacial sur le malheureux qui se courbait humblement devant lui, et continua d'avancer en lui faisant signe delà main de se retirer sans l'importuner davantage. Daniel répéta sa prière d'une voix plus suppliante encore.
— Je crois que ce mendiant ose me barrer le passage ! dit dom Augustin; et, poussant sa mule en avant, il heurta si violemment le pauvre diable qu'il le renversa sur le pavé.
Puis tous trois continuèrent leur route sans même regarder eu arrière.
En ce moment, une jeune femme, dont un grand voile couvrait la figure et enveloppait à moitié la riche simarre de soie de Perse, sortait dune hôtellerie voisine de l'hôtel du maréchal d'Aquitaine ; suivie d'un esclave noir, elle se rendait sans doute aux bains; mais lorsqu'elle entendit le cri de douleur jeté par Daniel dont le visage était ensanglanté, elle courut sans hésiter vers lui, et, après avoir rejeté son long voile en arrière, afin d'être plus libre dans ses mouvements, elle se pencha vers le mendiant et se mita étancher le sang qui coulait de sa blessure sans proférer une parole. Puis, lirantde l'escarcelle de velours qui pendait à sa ceinture trois ou quatre florins, elle les ghssa presque furtivement dans la main crispée du misérable.
Au cri de joie que poussa Daniel en voyant briller l'or, dom Augustin retourna la tète; un cri lui échappa à son tour, car il venait de reconnaître la fille de Samuel Ben-Lévi. La charité de la pauvre enfant l'avait Irabie.
— Oh! merci, merci, noble dame! s'écria le paysan en baisant le bas de la robe de Rachel comme celui d'une sainte. Sovez bénie, vous qui avez eu pitié de ma détresse I
Puis il saisit la main blanche de la juive, la pressa dans ses mains calleuses et la baigna de larmes.
Alors les bourgeois et les passants qui avaient détourné la tète li»rsque Daniel s'était adressé à leur pitié, s'arrêtèrent bravement on accoururent se grouper autour de lui lorsqu'il ne fut plus question que de satisfaire leur curiosité.
— Voyez, voyez ces florins ! disait le paysan en les montrant h 1,1 foule ébahie. Oh! je suis riche maintenant, bien riche! Je puis acheter du pain pour mes enfants, de bonnes casaques de laine qui couvriront et réchaufferont leurs petits membres glacés. Oh! comme ils prieront Dieu de vous être favorable, bonne dame, d'éloigner tout malheur de celle qui est miséricordieuse !
Rachel, embarrassée de cette reconnaissance fervente et expansive, voulait se dégager du milieu de cette foule qui s'extasiait sur s.i générosité, lorsque la voix dure de Gudiel vint tout à coup changer l;i face des choses.
— Drôle! s'écria-t-il après s'être un peu rapproché du groupe, jette à terre les florins que ce démon tentateur a glissés dans ta main, et qui devraient te brûler comme le feu de l'enfer, car cette fille qui a osé humilier un chrétien de son aumône sort d'une race maudite entre toutes. Cette fille est une juive, quoique sa robe ne soit pas écussonnée de la rouelle jaune, conformément aux édits.
Un cri d'horreur et d'aversion circula aussitôt dans la foule. Daniel, épouvanté lui-même, relira brusquement sa main, et, après avoir regardé tour à tour l'évèque et la juive d'un air etiaré, il laissa lentement, et comme à regret, rouler à terre les beaux florins brillants qui devaient nourrir et vêtir ses enfants.
Rachel. éperdue, rejeta son voile sur son visage et s'enfuit ; mais l'implacable voix de Gudiel la poursuivait comme une malédiction.
— Hamène celle femme devant moi, de gré ou de force, s'écriaf-il en montrant à Daniel la jeune fille qui se sauvait avec la légèreté d'une biche effarée, et devant qui les groupes s'étaient ouverts. Que •:rains-lu. fainéant? Pourquoi restes-tu accroupi h terre comme un culde-jatte, au lieu de m'obéir? Quoi qu'il arrive, si elle résiste et que tu sois contraint d'«'in|)loyer la force, tu auras bien mérité de Dieu.
— IlélasI seigneur évoque, répondit le paysan atterré, chez qui ui* resk' de rrromiaissance luttait encore contre la soumission que
lui commandait le caractère sacré de Gudiel, je nai ni la force ni 1»- (^ourage de porter une main violente sur cette jeune dame ; car. danla noble cité de Bordeaux où j'ai mendié dejDuis ce matin, une seul» main amie s'est tendue vers moi, c'est la siemit ji
— La main d'une juive! dit dom Augustin avec mépris.
Du sein de la foule qui se pressait tumultueusement autour du paysan et del'évèque. quelques voix s'élevèrent timidement en faveur lie Daniel.
— Les florins sont des florins dans toutes les poches, observait l'un.
— he< routiers pillent les juifs comme les chrétiens, et font bombance a^ec leur or sans vergogne, disait l'autre.
— Les barons savent bien emprunter les florins des juifs, sans exiger qu'ils soient marqués d'une rouelle jaune, ajouta un troisième.
— Suis-je donc ici en pays de mécréants? s'écria alors Gudiel avec force.
Et comme tous les yeux se baissèrent devant son regard élincelant :
— Oubliez-vous, continua-t-il, que les édits ont imposé à tou> 1rs gens de cette race, qui a trafiqué du sang de notre Sauveur, l'obligation de porter une marque honteuse, afin que nous ne fussions pas exposés à la souillure de leur contact? Oubliez-vous que tout chrétieii ([ui trouve en son chemin un juif sans ce signe réprobateur a le droit de le tuer sans pitié?
— C'est vrai! c'est vrai! se hâtèrent de répondre ceux sur qui dom Augustin dardait son regard inquisiteur.
— Tu as entendu, manant? reprit ce dernier en s'adressant à Daniel. Lève-toi donc, si tu n'es pas un mauvais chrétien. Expie ta criminelle hésitation par ton obéissance. Pourquoi regardes-tu ce> florins avec une expression de regret? Ils viennent d'une source immonde, foule-les sous tes pieds comme je voudrais fouler sous e> miens les trente deniers que Judas l'Iscariote reçut pour avoir vendu son maître. Notre-Seigneur Jésus! Ne sais-tu pas que les juifs ne s'enrichissent que de la misère des chrétiens, et que leur or est toujour> taché de notre sanget de nos larmes? Lève-toi donc et poursuis cett(î lille qui t'a outragé iusoleniment en te faisant l'aumône. N'as-tu pas honte, toi chrétim, de t'être agenouillé devant une juive, d'avoir baisé ses mains et de lui avoir adressé des actions de grâces? Assez d'humiliation et (W lâcheté pour quelques floiins!
4»2 (ÉSAL' LE LÉPHELX
— Le seigneur v>*èque a raison, dit un curieux. 11 ei^t horrible (le voir une juive poritjr une escarcelle pleine d'or, quand de pauvres «•lirélieas mendient {'utilement leur pain et n'ont pour asile, eux et leurs enfants, que le /orclie des églises et le lit des ruisseaux.
— Oui, sus à la juive! cria la foule, que la harangue de Gudiel commençait à enllanfiner de colère, et cette clameur pai^vint aux oreilles de la pauvre mie.
— C'est vrai pourtant! murmura Daniel avec effort; ma bonne Jehanne meurt de faim dans la forêt; elle voudrait pouvoir nourrir de son sang nos pauvres ^)etits; mais c'est en vain qu'elle implore Dieu de lui venir en aide, tandis que cette juive est vêtue comme une châtelaine et que son escarcelle contient la vie de plusieurs familles.
— Sur ta damnation éternelle, reprit impérieusement Tévêque, je t'ordonne de m'amener cette fille et de l'entraîner de force si elle ue te suit pas volontairement !
Daniel restait le front courbé sous cette terrible menace ; ses dents s'entre-choquaient à se briser; ses lèvres étaient agitées d'un tremblement convulsif et ses yeux colorés d'une teinte sanglante. Son visage bouleversé attestait la lutte effrayante qui troublait son cœur. Enfin la terreur et la haine que les superstitieuses croyances de cette époque inspiraient au peuple à l'endroit des juifs l'emporfèrent : il pensa faire un acte méritoire à Dieu en résistant à linslinct secret de son âme ; il se sentit humilié et blessé dans son orgueil de chrétien en songeant qu'il avait pu s'abaisser devant une misérable juive dont la richesse et le luxe insultaient à sa détresse ; il se révolta contre cette charité, qu'il regarda comme une insulte, et, résolu à se venger de sa dégradante faiblesse, la tête en feu, il s'élança sur les pas de Rachel.
La pauvre enfant avait lu son sort dans le premier regard dedom Augustin; elle avait voulu tout d'abord rentrer dans l'hôtellerie, mais la porte s'était fermée devant elle, et en vain de sa main mignonne fit-elle résonner le heurtoir, elle ne la vit pas se rouvrir. Epouvantée de ce silence et du tumulte croissant de la rue, abandonnée par l'esclave noir qui avait disparu, pressentant que le danger allait grandir, elle continua do marcher tout droit devant elle, machinalenient, et ne s'arrêtanl que pour écouter les clameurs qui éclataient ou bruissaient à ses oreilles.
La foule avait suivi Daniel en poussant des hurlements furieux, nu milieu desquels on ne distinguait que ces mots féroces :
— Sus à la juive !
Elle allait toujours grossissant, car elle se recrutait chemin faisant de tous les curieux, hommes, femmes et enfants, qu'elle rencontrait sur son passage.
Daniel les avait beaucoup devancés ; puisant des forces dans son exaltation, il franchissait la distance qui le séparait encore de la fugitive avec une rapidité prodigieuse.
— Arrête, chienne de juive, s'écria-t-il; tu ne m'échapperas pas 1
En entendant cette menace, Racliel se retourna, croyant déjà sentir la main du forcené sur son épaule.
Elle vit alors, à cinquante pas derrière elle, un homme qu'elle reconnut avec stupeur, car son front était ceint du bandeau qu'elle y avait posé de ses propres mains; elle entendit la voix qui, peu d'instants auparavant, lui avait dit: a Prenez pitié de moi! » proférer contre elle d'odieuses insultes; elle vit la main dans laquelle elle avait laissé tomber son aumône ramasser une pierre et l'en menacer.
Alors le découragement s'empara d'elle, et ses forces l'abandonnèrent. File ne pouvait comprendre par quel prodige, par quelle honteuse magie, le misérable qui venait de la bénir, au lieu de la protéger dans son péril, se mettait à la tête de ses bourreaux; elle croyait sortir du monde réel pour entrer dans le monde des songes ; elle se demandait avec effroi si sa raison ne s'égarait pas, si elle ne se laissait pas effrayer par de monstrueuses chimères. Enfin, au moment où, au détour d'une rue, elle venait d'arriver sur la place du parvis d'une église, elle tomba sur les genoux, épuisée, haletante, le visage tourné vers ses persécuteurs, et, tendant les bras vers Daniel, elle lui cria d'une voix suppliante :
— Anii, n'auras-lu pas pitié de moi à ton tour?
Mais Daniel ferma les yeux pour ne pas voir ce visage d'ange, ces beaux yeux d'une expression si touchante qu'ils auraient fait fondj^e la colère et la haine dans son cœur, et il continua sa course.
La foule qui suivait poussait des cris de joie et battait des mains, car elle allait enlln atteindre sa proie.
La place du parvis était, en ce moment, encouibrée de pages,
KSAL LE LEPULLX
d'écuyers el t\o MirleU (|iii gardaient les chevaux do leurs niaîlro> attachés aux arbi«'s. dont la veidure se détachait sur la teiuJe sombre du porche de l'église. In grand nombre étaient groupés sur les marches «le la basilique et regardaient curieusement, par l'ouvorture des trois portails creusés en ogive, la cérémonie qui se passait dans l'intérieur. D'autres cont«'nif)laient d'un œil insouciant le cordon de onze niches occupées par les statues des apôtres, l'immense rosace centrale, la galerie d'arcades ;i trèfle supportant, sur ses grêles colonnettes, la plate-furme flanquée de tours. Mais en entendant les cris de la foule ([ui poursuivait Rachel, tous retournèrent la tète, et lorsqu'ils eurent vu tomber cette jeune fille tremblante, un sentiment d'indignation et de pitié s'empara de leur cœur.
Un jeune page du prince Noir s'élança aussitôt ver^ elle, et, la saisissant dans ses bras, illa })orta rapidement jusque sous le grand portail, tandis que ses compagnons lui faisaient place; pui^, la déposant sur la dalle sainte, il s'écria:
— Asile ! asile !
Tout cela s'était passé si vite, que Rachel regaidait son sauveur dun œil trouble el effaré: elle restait immobile comme une statue, pétrifiée par l'épouvante.
— Kntre/ vite dans l'église, lui dit le page; ce^. manants n'oseront pas vous poursuivre dans l'enceinte sacrée. Fussiez- vous une rondanuiée, vous devenez inviolable pour tous du moment que vos pieds ont touché l'asile. D'ailleurs, vous pourrez requérir la protection de Monseigneur le prince de Galles et de ses chevaliers, qui ne laissel'ont pas outrager une femme devant eux.
Mais Hachel n'osait pas entrer dans l'imposaiile basilique chrétienne. Elle restait comme scellée à ce seuil redoutable. Elle jeta un l'ogard dans les ])rofoiideurs de la nef, et ses yeux furent éblouis. L<' soleil, qui faisait tlandjoyer les rosaces aux >iti;ni\ coloriés, brisail ses rayons en iriillf teintes bizarres sur le Aieil autel gothique, encombré de châsses rt de relijpiaires, où l'évèque de Bordeaux ofliciail. Tous les chevalif'rs du j)rince Noir, bardés de fer, écoulaient avec feneur les prières qui s'élevaient vers Dieu en faveur de leurs armes. Les casques el les <uirasses dorés élincelaient au milieu d'une légion de statues rjui [xujilaienl les entre-coloimemenls delà nef et du chojur, • •l qui !t'[>i'é<.'nl;(i('nt des sainl-, des rois, des barons, d'^s évèques,
KSAii i.i; uipiiiax
Seul le jeune page du prince Noir eut le courage da saisir Rachel par
ia main ... (P. 426.)
des princesses, à genoux, en pied ou couchés, et qui étaient faits de marbre, d'argent, de cuivre ou de terre rouge. Les drapeaux et les bannières se déployaient dans l'enceinte du chœur, otisiégaient, dans des chaires de bois seul pic et sous des dais de velours brodés d'or, d'un côté le prince et la princesse de (îalles, de l'autre don Pedro. C'était un spectacle imposant et solennel.
Cependantla foule, dont la vocifération aNaitcesséen voyantl'ac-
ÉSAU LE tÉPniCLX. — J. ItOI.KK, IIHTI Ut.