‹ Eschyle, Sophocle, EuripideChapitre 10 sur 96 · CCst Ii> coiimios. (■(iimiit^ (lis.iiiMil les (iircs · texte numérisé non relu

CCst Ii> coiimios. (■(iimiit^ (lis.iiiMil les (iircs

VOrestie est la seule trilogie complète d'Eschyle qui uouç ait été conservée; il ne nous manque, pour avoir la tétralogie entière, que le drame satyrique qui en taisait partie : Protée. VOyestie lut représentée en 458; c'est la dernière œuvre d'Eschyle, et son chef-d'œuvre. 11 y fait usage du troisième acteur, introduit par Sophocle; il donne l'exemple, surtout dans la second-e de ces trois tragédies {les Chocphores), d'une action plus animée et plus intriguée; enfin, dans aucune autre de ses pièces, si ce n'est peut-être dans le Promêthêe, ne se

pmontre mieux l'inspiration religieuse et morale à la fois, qui est le privilège d'Eschyle, plus encore que d'aucun autre tragique grec.

" VOrêstie est l'histoire d'un crime et de ses suites. Le poète nous fait suivre le destin tragique de la famille d'Agamemnon, depuis le jour où Clytemnestre a frappé spn époux, revenu vainqueur de Troie, jusqu'à celui où Oreste, condamné à tuer sa mère pour venger son père, et livré aux Furies pour expier ce meurtre, cependant ordonné par les oracles, réussit, grâce à l'appui d'Apollon et de Pallas, à se faire ahsoudre par l'Aréopage athénien. C'est la fahle la plus tragique, avec celle d'(Mdipe, qu'ait traitée un poète grec. En même temps, avec celle d'Œdipe encore, c'était celle qui, par ses données, posait le prohlème moral le plus obscur et le plus poignant. On verra, dans les Eitménides, comment Eschyle a su concilier les

~^ croyances de son temps, — sans les sacrifier, en les adoucissant seulement, — avec les réclamations de la conscience et de la raison.

AGAMEMNOX. 4i

Page 1