Par les récompenses qu'il recevra
2. Locution proverbiale, dont l'origine était obscure pour les Grecs même.
3. On voit (|ue le poète ne se soucie nullement de la vraisemblance, et en prend à son aise avec les distances.
AGAMKM.NUN. T»
iii>!'iiie; il raconte le lriomi)he des Grecs et aussi la tenipcte (pii a dispers»' leurs vaisseaux au retour. Apivs un nouveau chant (lu chd'ur sur Hélène, A^^anieninon lait son entrée, et (llytennu'stre le reçoit avec des protestations d'amour outrées, mêlées de quelques mots ^ double eivfeiit^ Sur les tapis précieux (pi'elle étend devant lui, Agamemnon pénètre dans le l)alais et les vieillards expriment une fois de plus leurs pressentiments funestes.
Une cai)tive n'a })as suivi I»' cortège du roi : c'est (^assandre, la tille de Priam, la prophétesse troyenne. Clylemnestre vient l'inviter à entrer dans le palais.
Cr.YTKMNESTRE. — Eutrc, toî aussî ; c'est à toi que je m'adresse, à toi, Cassandre; puisque Zeus, dans sa clémence, a voulu que tu aies part à notre culte domestique, et que tu prennes place, parmi beaucoup d'autres esclaves, auprès de l'autel où nous l'honorons, descends de ce char, résigne-toi. On dit que le lils d'Alcmène lui-même a été vendu un jour* et a goûté le pain de l'esclavage. Si donc il arrive qu'on soit réduit à cette extrémité, c'est un grand bonheur de rencontrer des maîtres dune opulence antique, ('eux qui contre toute espérance ont récolté une riche moisson, sont durs aux esclaves, et chez eux tout est réglé au cordeau. Chez nous, tu sei'as traitée connue on doit l'être.
Lk (lunaR. - (Vest à toi, à toi (jn'elb^ vient di' parlei', et clairement. Si tu étais Ikms du lilet fatal de la captivité, tu obéirais peut-être: mais |)eut-éti'c non, tu n'obéirais pas davantage.
(Ilvtemnkstrk. — A un)ins cependant (|u'('lle n'ait, à la façon de riurondelle', un langage iiu-oiinu et barbare, elle serait hors de sens si elle n'obéissait pas.