‹ Eschyle, Sophocle, EuripideChapitre 26 sur 96 · I. Ui simple prisomiilicilioii dii iiitMiiiic · texte numérisé non relu

I. Ui simple prisomiilicilioii dii iiitMiiiic

pas. Car Zeus a exclu de son audience l'engeance odieuse des meurtriers souillés de sang. Nous nous élançons, bondissant de haut, contre les fugitifs qui vacillent ^ portant avec nous l'inéluctable fatalité.

L'orgueil de l'homme, fût-il exalté jusqu'aux nues, se fond et retombe à terre, humilié, devant la poursuite de notre troupe aux noirs vêtements, devant nos danses malfaisantes !

Il tombe, sans conscience, aveuglé par sa souillure! Si épaisses sont les ténèbres que la tache de sang fait sur le criminel 1 Sombre nuage qui plane sur sa maison, et que tout le monde voit, sauf lui !

Notre colère sait les moyens d'arriver au but. Déesses augustes, à la mémoire fidèle, inflexibles aux mortels, nous gardons, sans honneurs, nos fonctions, triste lot; nous sonuiies reléguées loin des Dieux dans des lieux sans soleil, retraites affreuses, inaccessibles à ceux qui voient connue à ceux qui ne voient pas.

Qui donc n'est saisi de respect et d'effroi, parmi les mortels, au nom de ma loi redoutable, fixée par le Destin, ratifiée par les Dieux? C'est là mon antique prérogative; moi aussi, j'ai mes honneurs, quoique ma place soit sous terre, dans les ténèbres sans soleil.

Pallas arrive dans son temple, interroge Oreste et les Furies, et décide de convoquer l'élite des Athéniens pour juger la cause. Les Furies protestent contre cette innovation qui porte atteinte à l'ancienne loi. Pallas passe outre. Aux sous de la tronq^ette du héraut, le tribunal se réunit; les Furies présentent l'accusation, et Apollon présente la défense. Mais, avant que le jugenieut soit rendu, Pallas Athéné proclame que le tribunal qu'elle vient de rassembler restera une institution déllnitive : ce sera l'Aréopage.

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