‹ Eschyle, Sophocle, EuripideChapitre 29 sur 96 · I*uis(iue A^Miueimioii se laissa prendre au piè^i · texte numérisé non relu

I*uis(iue A^Miueimioii se laissa prendre au piè^i

Égisthe. — Montre-moi la route.

Oreste. — Marche devant, toi, il le faut.

Égisthe. — As-tu peur que je ne t'échappe?

Oreste. — Tu ne dois pas mourir à ton gré ; il m'appartient de te réserver cette amertume. [Et il faudrait que tous les criminels fussent sans retard punis comme toi, tous ceux qui oseraient enfreindre la justice; alors la race des perfides aurait hientôt disparue]

Le Chœur. — 0 race d'Atrée, après tant de malheurs, tu es énfm affranchie, à grand'peine; l'action accomplie en ce jour met un terme à tesmaux^!

Aristote [Poétique, U) cite avec raison la fable d'Œdipe comme une des plus tragiques que pût offrir à un poète le trésor des légendes grecques. Aussi ce sujet est-il un de ceux que les trois grands tragiques avaient, tous les trois, traités. Nous avons perdu VŒclipe d'Eschyle, et celui d'Euripide. Mais VŒdipe de Sophocle nous reste, et c'était le plus remarquable des trois.

Dans aucune autre pièce Sophocle n'a porté à un plus haut degré ses qualités propres, en même temps que dans aucune autre il n'a ainsi égalé le pathétique et la grandeur d'Eschyle. Et ce qui donne à Œdipe Roi un rang à part entre toutes les autres productions du théâtre grec, c'est l'habileté consommée

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