‹ Eschyle, Sophocle, EuripideChapitre 35 sur 96 · C'est-à-dire, s'il est lui-même le meurtrier · texte numérisé non relu

C'est-à-dire, s'il est lui-même le meurtrier

ŒDIPE KOI. 117

Diviiiitc'» ne nous le prescrivait pas, vous ne devriez pas négliger de purifier cette ville, poui' la mort de cet homme illustre qui fut votre roi, mais vous devriez rechercher l'auteur du meurtre! Ainsi donc, puisque c'est moi qui me trouve aujourdiuii posséder le pouvoir qu'il posséda jadis, posséder son lit et celle qui fut sa femme, et que nous aurions des enfants qu'un même sang unirait, s'il en avait eu lui-même*, si les Dieux ne lui avaient pas refusé une postérité, — mais le malheur s'est abattu sur sa tète, — pour toutes ces raisons, comme s'il était mon propre père, je prendrai en main sa cause, et je ferai tout pour chercher et trouver l'auteur du meurtre; je vengerai le fds de Labdacos et de Polydore, le descendant de (^^admos et de l'antique Agénor! Et à ceux qui me refuseront leur concours, je souhaite que les Dieux ne donnent ni moissons de leurs champs ni enfants de leurs femmes, mais qu'ils périssent par le fléau qui nous décime en ce jour, ou par un fléau pire encore! Et je demande aux Dieux que le criminel, qu'il soit seul ou qu'il ait des complices, ce que j'ignore, traîne jusqu'à sa fin une vie misérable! Et je leur demande encore, s'il arrivait que, moi le sachant, il prît place à mon foyer, de me faire subir les mêmes châtiments! Pour vous autres Cadmèens, pour tous ceux qui approuvez mes paroles, qu'avec vous soient toujours la Justice bienveillante, avec vous tous les Dieux.

Le devin Tirésias, qu'Œdipe a mandé sur le conseil de Créon, vient à son ai)pel, mais se refuse à parler. Œdipe s'emporte, en vient à souproinitM- le deviu, à le nieuarer. et alors Tirésias ne se contienl plus; il éclate, et proclame ([ue le coupable, c'est Œdipe lui-même. Œdipe s'imafiine alors qu'il est visé par un complot dont r.réon est l'autiMii-, et le devin le complice.

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