‹ Eschyle, Sophocle, EuripideChapitre 38 sur 96 · Texte incertain · texte numérisé non relu

Texte incertain

2. T'égaler à toi-mènic, c'est-à-dire : te faire voir eiiliii ([iii tu es réellement: t'égalera tes entants, puisque tu es aussi le tils de Jocaste. — Tirésias doit parler un langage énigiuatique; ce})endant le te.xte est peut-être altéré.

TiRÉsiAs. — Oui, à tes yeux, je le crois bien, je suis fou ; mais à ceux de tes parents, de ceux qui t'ont donné naissance, je suis sage.

Œdipe. — De qui parles-tu? Reste. Que dis-tu? qui m'a donné naissance ?

TiRÉsiAs. — Le jour présent te donnera la naissance et mort.

Œdipe. — Tu ne dis que des mystères, des énigmes.

TiRÉsiAs. — Je te croyais l'homme le plus habile à les deviner.

Œdipe. — Couvre-moi d'insultes, qui tournent à ma gloire !

TiRÉsiAS. — C'est ton bonheur même d'autrefois qui t'a perdu cependant.

Œdipe. — J'ai sauvé cette ville; peu m'importe le reste.

TiRÉsiAs. — Je m'en vais; toi, enfant, conduis-moi.

Œdipe. — Oui, qu'il te conduise ; ta présence m'empêche de faire ce que je dois faire; et quand tu seras parti, tu cesseras de m'affliger.

TiRÉsiAs. — Je partirai, mais quand j'aurai dit ce que j'avais à dire*, sans craindre ton visage! car tu ne réussiras pas à me perdre. Donc, je te le dis: cet homme que tu cherches, à grand renfort de menaces, en faisant publier partout tesédits sur le meurtre de Laïos, cet homme est ici même; on le croit un étranger, venu à Thèbes s'y établir; mais on verra bien plus tard qu'il est Thébain de naissance, et il n'aura pas à se réjouir de l'événement. Car il voit aujourd'hui, mais il deviendra aveugle; il est riche, et il deviendra pauvre, et il partira pour la terre étrangère, guidant ses pas avec un bâton. Et l'on verra qu'il est le frère comme le père de ses enfants; qu'il est le fils et l'époux à la fois de la femme qui lui a donné le

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