‹ Eschyle, Sophocle, EuripideChapitre 8 sur 96 · ESCIIYLK · texte numérisé non relu

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sois avec nous, souveraine bienheureuse, Pallas Onca*, défends ta ville, protège ta résidence aux sept portes!

0 Dieux dont l'aide est toute-puissante, ô protecteurs et protectrices tutélaires de cette contrée, ne livrez pas cette ville aux étrangers dont l'armée la menace! Écoutez ces jeunes filles, écoutez ces justes prières qui tendent les mains ^ vers vous!

0 Divinités chéries, entourez notre ville pour la défendre ! Exaucez-la, prouvez que vous l'aimez! Veillez au maintien de nos sacrifices nationaux, veillez-y et protégez-les ! Ah ! les cérémonies pieuses de notre ville, ne les oubliez pas!

Dans la scène suivante : le messager revient faire un nouveau rapport k Étéocle et décrit chacun des sept chefs qui commandent l'armée ennemie. Ou aura une idée de l'éclat de ces descriptions par la première.

Le Messager. — Je puis dire exactement les dispositions de nos ennemis, et comment à chacun des chefs une porte est échue, par le sort. Déjà Tydée frémit de colère près de la porte Prœtide, mais le devin Amphiaraos ne le laisse pas traverser le cours de l'Isménos : car les victimes ne donnent pas d'heureux présages. Et Tydée, furieux, aspirant à la bataille, crie comme un serpent siffle au milieu du jour; il poursuit d'invectives le devin, le sage fils d'Oïclée^; il l'accuse de flatter lâchement le destin et les combats. Il crie ainsi, et secoue le triple cimier qui l'ombrage, chevelure de son casque, et son boucher retentit de grelots d'airain, sonnant l'épouvante. Sur ce bouclier, il porte cet emblème arrogant : un ciel ciselé, tout resplendissant d'astres; au milieu du champ,

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