Vospiscüs, ïbid
ESCLAVES, SEEFS, MAINMOET ALLES.
grecque, — l’esclavage menait ainsi au socialisme.
Sou influence sur l’agriculture ne fut pas moins désastreuse. L’époque où les esclaves sont les plus nombreux coïncide avec celle où, partout, dans l’Italie et dans les provinces, les petites propriétés disparaissent, absorbées par les grands domaines, par les latifundia. Il est impossible de raconter ici l’histoire de cet envahissement des campagnes romaines par la grande propriété, envahissement qui s’avance à la manière d’un flot, mais d’un flot irrégulier, ici renversant tout sur son passage, là s’arrêtant plus ou moins longtemps devant les obstacles que lui oppose la nature du sol ou le caractère des habitants, mais finissant par triompher partout, et par engloutir la plupart des petits domaines, dont les anciens propriétaires sont rejetés, oisifs et dépouillés, dans la population sans cesse accrue des grandes villes.
« Pour cultiver ces terres immenses, dit Sénèque, il fallait avoir, enchaînés, des esclaves supérieurs en nombre à plus d’une belliqueuse nation (1). En effet, avec les petits propriétaires émigraient le plus grand nombre des ouvriers agricoles : les esclaves les remplaçaient dans les campagnes. Sur un domaine, même de médiocre étendue, tout le travail était fait par ces derniers. Dans les grandes proprié-