‹ Esclaves, serfs et mainmortables (volume 2)Chapitre 33 sur 87 · Ad Coloss., VI; 1 ; ad I^hes., VI · texte numérisé non relu

Ad Coloss., VI; 1 ; ad I^hes., VI

l’église et l’esclavage.

sire le conserver près de moi, afin qn’il me servît, en ton nom, pendant la captivité que je subis pour l’Evangile. Mais je n’ai pas voulu agir ainsi sans ton consentement... Eeçois-le non plus comme un esclave, mais comme un frère cliéri... Reçois-le comme tu me recevrais, v Nul doute qu’une aussi toucliante prière n’ait obtenu la liberté de l’esclave, que la tradition chrétienne nous montre devenu plus tard évêque. Mais Paul, en écrivant ainsi, laisse voir qu’il eût pu, s’il l’avait voulu, parler un autre langage : “Je pourrais prendre en Jésus-Clirist une entière liberté de t’ordonner une chose qui est ■de ton devoir ; néanmoins l’amour que j’ai pour toi fait que je préfère te supplier, quoique je sois Paul, vieux, et maintenant prisonnier pour Jésus-Christ. 55 Ainsi, il eût pu ordonner, il préfère supplier ; il eût pu exiger du maître la liberté de l’esclave, il préfère l’obtenir de lui. Telle fut la conduite de l’Église : elle eut pour la société entière les tendres ménagements de Paul pour Philémon. Mais cela ne l’empêche pas de proclamer bien haut, avec Paul, combien elle préfère la liberté à la servitude : “ Vous avez été rachetés d’un trop grand prix pour être volontairement les esclaves des hommes (1), « et de prononcer avec lui ces paroles, qui sont l’arrêt de mort de l’esclavage : “ Il n’y a plus de différence

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