I Cor., VII
72 ESCLAVES, SEEFS, MAINMOET ALLES ,
entre le Juif et le Grec, l’esclave et le libre, l’bomme et la femme : vous êtes un dans le Cbrist Jésus (1). » On rencontre un toucbant écho de ces paroles dans un écrit récemment découvert, la Doctrine des douze Apôtres^ que tous les critiques s’accordent à placer au premier ou au second siècle. « Tu ne commanderas pas avec amertume, y est-il dit, à ton esclave ou à ta servante qui espèrent dans le même Dieu que toi, de peur qu’ils ne perdent la crainte de ce Dieu qui est pour eux comme pour toi ; car il ne fait acception de personne quand il vient par son appel, mais il appelle ceux que l’Esprit a préparés. Mais vous, esclaves, soyez soumis à vos maîtres comme à des images de Dieu, avec modestie et avec crainte. ;j Dès que les circonstances le permirent, et toutes les fois qu’elle le put, l’Église réprouva l’esclavage dans les termes les moins équivoques. A mesure que le cliristianisme se répand, que le monde, plus imbu de la vérité religieuse, lui paraît plus capable de porter le poids de la vérité sociale, elle laisse tomber les voiles dont elle avait enveloppé sa pensée. Les écrivains ecclésiastiques du quatrième siècleemploient un langage plus liardi que ceux des siècles précédents. Lactance, saint Grégoire de Nazianze, saint Grégoire de Nysse, saint Jean Chrysostome, s’expriment sur la question de l’esclavage