De Pressensé, O]), cit, t. VI.,p. 4SI
2. G. Boissier, Les origines du chrisiianisme, dans la Revue des Deux Mondes, 1“’ mars 1882, p. 49.
LES AEFEANCHISSEMENTS CHEÉTIEXS.
Si un juif a circoncis son esclave, clirétien ou non, celui-ci devient libre. Si un maître a prostitué son esclave, la victime de cet odieux abus de la force reçoit aussi la liberté. Les ventes d’enfants par leurs pères sont déclarées nulles. Au sixième siècle, l’enfant exposé, Valumnus^ ne peut être réduit en esclavage par celui qui l’a recueilli. La concubine esclave et ses enfants sont rendus libres par la mort du maître. Le mallieureux qui, au mépris des lois, a été fait eunuque, recouvre la liberté. Les solutions données par Justinien, dans un grand nombre d’espèces juridiques qu’il serait trop long de détailler ici, sont toutes favorables à la libération de l’esclave. Il appelle l’esclavage « une institution barbare et contraire au droit naturel. » Abrogeant le sénatusconsulte Claudien, qui condamnait à la servitude la femme qui avait eu commerce avec un esclave, il déclare une telle peine “ impie et indigne d’un siècle où l’on a tant fait pour la liberté. » Enfin, abolissant la servitus pœnœ, sorte de mort civile qu’entraînaient certaines condamnations, il s’écrie : « Ce n’est pas nous qui voudrions réduire à l’esclavage une personne libre, nous qui depuis longtemps consacrons nos efforts à procurer l’affrancliissement des esclaves (1) 1 J)
1. Lois de 316, 321, 339, 343, 415, 417, 423,428, 468, 529, etc.