Edictum Theodorci, 1^2 ; dans Monume7ita Ge^'maniæhis
torica, Hanovre, 1826-1876, Leges, t. V, p. 166.
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maisons qui appartenaient au fisc, et qu’on les mît dans des cliariots. Beaucoup pleuraient et ne voulaient point s’en aller ; il les fit retenir en prison afin de les contraindre plus facilement à partir avec sa fille. On rapporte que, dans l’amertume de cette douleur, et de crainte d’être arrachés à leurs parents, plusieurs s’ôtèrent la vie avec un lacet. Le fils était séparé de son père, la mère de sa fille ; ils partaient en sanglotant et en prononçant de grandes malédictions (1). >5
Ces “ familles enlevées des maisons qui appartenaient au fisc J7 étaient des familles de colons, de lides (2), ou plus probablement de serfs attachés à la culture des domaines royaux. Les serfs du fisc, fiscalini, jouissaient d’une situation privilégiée. Leur composition (c’est-à-dire le prix qui devait être payé par leur meurtrier) était beaucoup plus considérable que celle des esclaves ordinaires : en certains pays elle égalait la composition de l’homme libre. Ils pouvaient être propriétaires, transmettaient par succession, aliénaient avec le consentement de leur maître, plaidaient contre lui. Cependant ces privilèges si enviables ne leur assuraient pas la stabilité garantie par Valentinien et Gratien aux plus infimes des serfs de l’époque romaine.