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180 ESCLAVES, SEEES, MAINMOET ALLES.
Boislisle, de Beaurepaire, Simeon Luce, « égalait au moins, si elle ne dépassait en certains points, celle de la France actuelle (1). jj Louis X pensa faire une opération très lucrative en offrant aux serfs du domaine royal le racliat, à prix d’argent, de leur servitude. Il les savait assez riches pour payer. La célèbre ordonnance qu’il rendit à leur sujet, en 1315, commence par de très nobles paroles, mais arrive bien vite à son but, qui est de proposer un marché. « Considérants, écrit Louis X, que notre royaume est dit et nommé le royaume des Francs, et voullants que la chose en vérité soit accordant au nom, « nous ordonnons que “ servitudes soient ramenées à franchise, mais que “ franchise soit donnée à bonnes et convenables conditions. « Le roi ne permet plus que « son commun peuple » soit grevé « sur le fait de mains mortes et formariages, 55 et il
1. Ch. de Beaurepaire, La Population de la généralité et du diocèse de Rouen, dans les Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, avril 1873; A. de Boislisle, le Budget et la Population de la France sous Philippe de Valois, dans V Annuaire-Bulletin de la Société de Vhistoire de France, 1875, p. 86, 181, 199, 232 ; Siméon Luge, Histoire de Bertrand du G-uesclin et de son époque, Paris, 1876, p. 55. Au moment où on réimprime cette nouvelle édition, je dois dire que, surtout depuis les travaux de M. Levasseur, l’opinion des savants paraît être moins affirmative quant à l’abondance de la population française au moyen âge et dans les temps qui l’ont suivi; M. Claudio Jannet a très clairement résumé la question dans le PolyhiUion, avril 1890, p. 313-314.