Garsonnet, Histoire des locations perpétuelles, p
2. La proportion réciproque de ces diverses classes de personnes varie beaucoup selon les comtés ; voir les cartes dressées par M. Seebolim pour illustrer le Doynesday Booh, et reproduites par M. Brownlow, Lectures on Slavery and Serfdom in Europa, 1892, p. 97-100.
198 ESCLAVES, SEKFS, MAINMOETABLES.
douze individus seulement sont désignés par le nom vague de servientes.
Comment, à son tour, le servage ou villenage disparut-il en Angleterre ? Non par l'effet d'un révolution visible, à laquelle on puisse assigner une date précise, mais par la lente influence de la coutume. Bien que les tenures des vilains fussent absolument précaires, at the ivill of tlie lord, selon l'expression anglaise, elles ne tardèrent pas à se transformer, par la tolérance des seigneurs, en possession temporaire, viagère, et même héréditaire, garantie par titres : elles prirent alors le nom de copyhoïd. Ce progrès, commencé au douzième siècle, paraît s'être achevé à la fin du quinzième. L'émancipation de& personnes ne se fit point tout à fait du même pas. A la fin du quatorzième siècle, les vilains, malgré le caractère désormais stable de leur possession, se voyaient encore soumis à des obligations personnelles fort dures. Ils étaient toujours de vrais serfs. Aucun mouvement général d'a&ancliissement, comme celui dont les rois avaient donné le signal en France, ne s'était produit en leur faveur. Vainement avaient-ils essayé de le provoquer par la violence : cette tentative ne réussit pas. Elle eut assez d'importance, cependant, pour être brièvement racontée.
Il semble, remarque Lingard, qu'à la fin du quatorzième siècle une fermentation secrète ait tour-