LiNGARD, Histoire cV Angleterre, 1. 1, p
2. ...Sis cmirtsîiip to the common people, How he did seem to dive into their heurts, With humble and familiar courtesy,
What révérence he did throiv mvay on slaves...
(King Richard II, acte I, scène iv.)
3. En 1328, un concile de Londres frappe d'anathème ceux qui empêcheraient les serfs attachés à la glèbe de tester et d'hériter comme les hommes libres.
202 ESCLAVES, SEKFS, MAINMOETABLES .
« Quant à la grande part que prirent les ecclésiastiques catholiques à l'a&ancliissement des serfs, écrit Macaulay, nous en trouvons des preuves sans réplique dans le témoignage de sir Thomas Smith, un des plus habiles conseillers d'Elisabeth. Le prêtre appelé au lit de mort d'un propriétaire de serfs pour lui administrer les derniers sacrements ne manquait jamais de l'adjurer, au nom du salut de son âme, d'émanciper ses frères pour lesquels Jésus-Christ était mort. L'Église se servit avec tant de succès de ce formidable moyen, qu'avant même la Réformation, elle avait a&anchi presque tous les serfs du royaume, excepté les siens, qui, nous devons le dire à sa gloire, semblent avoir été traités avec une grande bienveillance (1). .«î
La fermeture des monastères, après qu'Henri VIII, selon l'énergique expression de Bossuet, « se fut fait chef de l'Église pour la piller avec titre, v hâta peut-être l'affranchissement des derniers serfs, bien qu'on en retrouve encore sur les domaines de la couronne au temps d'Elisabeth. Il est probable que, pour beaucoup, la servitude ecclésiastique, très douce, était préférable au sort qui les attendait. Quand les biens monastiques eiu*ent été soit réunis à la couronne, soit partagés entre les seigneurs, les vilains qui y demeuraient se virent, tantôt passer d'un joug débonnaire sous une autorité beaucoup
1. ]\Iacaulat, Histoire d'Angleterre, trad. de Peyronnet, 1. 1, p. 18.