Garsonnet, p
214 ESCLAVES, SEEFS, MAINMOETABLES.
tous les cultivateurs de ses domaines et les affranchit du droit de mainmorte. La charte donnée en 1182 par Guillaume, archevêque de Reims, à la commune de Beaumont en Argonne, et qui substituait le gerhage au servage, " les redevances fixes aux exactions arbitraires, devint le type de tous les affi'anchissements collectifs octroyés par les seigneurs en Lorraine et dans la région qui s'étend à l'est de la France (1). On ne disait plus affrancMr ^ on disait mettre à la loi ou à la franchise de Beaumont. Dans son beau livre sur L'Ancien Bégime dans la province de Lorraine et Barrois, Mgr Matthieu publie un acte d'affranchissement de 1345, donné ainsi en imitation de la charte de Guillaume de Reims : " Je Jehan, chevalier, sire de Cons devant Longwy^ sçavoir faict à tous que à la pétition et prière de mes hommes dudit Cons... les ay affranchis et les mets à la loi de Belmont... Et je Jehan me délaisse et oste mes mains de toutes servitudes de mortes mains, c'est à sçavoir de formariage, de crouée et d'assize, et encore de toutes autres vilaines servitudes en quoy les devant dit mes hommes étaient envers moi liés et tenus (2). »
La constitution de villes franches avec droit