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En Espagne, on marque les esclaves au visage. » Bran

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couleur de la peau devait suffire à les faire reconnaître. Il y avait encore des esclaves en Espagne au dix-septième siècle, car un édit de 1626 les oblige tous à embrasser le christianisme. Si contraire à la liberté de conscience que fût cette mesure, elle contribua sans doute à liâter la fin de resclavage, en effaçant une inégalité religieuse qui, aux yeux de beaucoup d'EspagTiols, pouvait être une excuse pour 1 e maintien de la servitude. Cependant, celle-ci n'avait point tout à fait disparu au siècle suivant : en 1712, Philippe V, expulsant d'Espagne tous les Maures, excepte de cette mesure les esclaves. A partir de ce moment, on ne trouve plus en Espagne trace officielle d'esclavage : il finit de lui-même, peu à peu, par la force des choses et sans édit d'abolition.

IL Je n'ai point à raconter longuement l'histoire du servage en Italie. Après la chute de la domination lombarde, le nord de la Péninsule fut régi par les

tome, Discours sur les Duels, t. VI des Œuvres complètes, éd. de la Société de l'Histoire de France, p. 304. Cependant de vrais chrétiens s'élevaient contre ces coutumes. Le père de sainte Thérèse, Alphonse Sanchez de Cepedo, « refusa toujours, ce qui frappa beaiicoup les siens, de posséder des esclaves, tandis qu'autour de lui on en avait des troupeaux marqués au feu comme nos chevaux de cavalerie. » Arvède Baeine, Psychologie d\ine sainte, dans Bévue des Deux Mondes, l^r juin 1886, p. 551.

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