SCENE III
C»iSU5, ÉSOPE, TIRRENE , TRASIBÜtE.
Seigneur, souvenez-vous du pacte:
La parole des Bois jamais ne se rétracte.
Quand il en sera tems, je m’en souviendrai bien,
Esope criminel, c’est à vous tout son bien ;
Et , poyr être aussi juste envers l’un qu’envers l’autre , Vous calomniateurs , c’est à lui tout le vôtre....
( A Esope. )
Tu dois , s’ils m’ont dit vrai , par tes exactions ,
Avoir en ta puissance , au moins , trois millions.
Ne
Ke me déguise point cc que je puis connoître.
Es-tu riche ?
Ésope.
Moi , riche ? Eh J demandé-jc à l’Stre î f.oin que le bien , Seigneur , me cause aucun souci» If’ayant besoin de rien , je ne veux rien aussi.
Si vous me retirez la main qui me protégé ,
Tel que je suis venu , tel m’en retpurnerai-je;
Et je verrai l’éclat dont sous vous j’ai brillé , Comme on voit un beau songe * après être éveillé» Soyez content de moi, je le suis du salaire.
Tkasibule.
Vous allez , sur le champ , découvrir le contraire} Et ce que par votre ordre on apporte en ces lieux ‘ Va lui fermer la bouche et vous ouvrir les yeux , Seigneur.