‹ Esope a la cour, comedie heroique, en cinq actes, en versChapitre 99 sur 118 · SUJET · texte numérisé non relu

SUJET

A-LDObrandin , vieux Bourgeois de Florence , a sous sa tutelle la jeune Eucellc qu’il veut épouser , sans en être aimé , et malgré les sages conseils d’Horace , son frere , qui lui prédit les suites des mariages où l’on a bravé les disconvenances d’âge et les répugnances des jeunes personnes j mais Aldobrandin fait venir de Boulo(gne une Duegne qui lui est recommandée par un ami , et avec laquelle il croit devoir être à l’abri du sorf commun des maris dédaignés. Cependant Zima , jeune , aimable , riche et prodiguant son bien pour se faire remarquer de Lucelle , dont il est devenu amoureux , donne tous les jours des fêtes sous ses yeux , et met Horace dans scs intérêts. Ils gagnent ensemble la Duegne son arrivée à Florence , et ils l’engagent à faci-;

i) SUJET

liter à Zima une entrevue avec Lucelle , afin de savoir si elle veut répondre à son amour et approuver ce qu’il entreprendra pour la soustraire au chagrin d’épouser Aldobrandln. L’occasion en est offerte par celui-ci même , que sa jalousie fait tomber dans le piège qu’il cherchoit à éviter. La maison qu’il occupe appartient à Zima j et , pour pouvoir la faire griller à sa fantaisie , et cacher Lucelle à tous les yeux , il veut acheter cette maison. Zima la met à un si haut prix qu’il embarrasse fort le tuteur , aussi avare que jaloux 5 mais le magnifique amant propose un moyen qui ne paroît à Aldobrandin qu’une folle prodigalité , et , sans s’en défier , il songe à en profiter. Zima demande pour tout prix de sa maison un quart-d’heure d’entretien avec Lucelle , qu'il dit ne connoître que sur le bruit de sa beauté , et ne veut même lui parler qu’^en présence du tuteur j mais à une distance de lui suffisante pour qu’il n’entende rien de la conversation.. Aldobrandin y consent , exigeant , en secret , de Lucelle , qu’elle ne réponde pas un seul mot à ce que lui dira Zima. Tout s’exécute exactement , de part çt d’^utrç j mais Zima voyant

T) U MAGNIFIQUE. ii;

Cjuc Lucclle reste muette , soupçonne que le tuteur lui a fait promettre de ne point parler j et , prenant même ce silence à la déclaration d’amouc et à la proposition de Tépouser qu’il lui fait , pour une acceptation tacite , s’il y peut parvenir , il sc trouve content au bout du quart-d’heurc > et donne au tuteur le contrat de cession de la maison. Aldobrandin , qui croit avoir fait une bonne affaire , veut aussi-tôt terminer son mariage avec Lucellc. Il envoie chercher un notaire et Zima , que l’on en prévient , se déguise , se fait passer pour le maître-clerc , et apporte le contrat qu’il a fait remplir de son nom , et que le tuteur signe , sans s’apercevoir de la fourberie II remet luimême ainsi sa pupille aux mains de son rival , qui se découvre. Mais pour apaiser le tuteur , Zima lui laisse la dot , et parvient h lui prouver que la magnificence avance plus les affaires d’un amant que l’avarice et la jalousie. Le mariage de Zima et de Lucelle est célébré par une fête que Zima a fait préparer , et à laquelle tous les personnages prennent part , sans en excepter même Aldobrandin. Cette fête est formée par des peu-

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iv SUJET DU MAGNJFIQUE.

pies de différentes nations , qui viennent mettre aux pieds de Lucelle les richesses diverses que produisent leurs pays.

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