Voy. Pièces justificatives, XII
2. Coquand, Géologie et paléontologie de la région sud de la prorince de Constantiney Marseille, 1862, p. U7.
grises appartenant évidemment à l'étage tertiaire supérieur, parce qu'elles recouvrent des dépôts caractérisés par YOstrea crassissima (miocènes), qui à leur tour reposent sur l'étage éocène. Les argiles grises renfermant des gypses, paraissent être contemporaines des sables rouges, conglomérats et poudingues du mont Koudiat-Aly, et ce qui est plus important, elles contiennent des restes organiques consistant en hélices et en paludines. C'est dans ces argiles que sont creusées les profondes dépressions de la vallée, et elles s'élèvent ensuite jusqu'à la hauteur qui constitue le mont Chitaba couronné par le télégraphe, hauteur où les argiles fossilifères passent à un calcaire également lacustre. Les hélices sont extrêmement abondantes dans toutes les dénudations, entre autres à 2 kilomètres du mont Chitaba, dans uu ravin à droite de la route en venant de Constant me. Les coquilles sont admirablement conservées. M. Coquand y distingue sept espèces, selon lui, toutes éteintes, mais dont les analogues se trouvent dans les Antilles françaises.
L'examen rapide auquel j'ai pu me livrer me porte à admettre, avec M. Tissot, que les poudingues du Koudiat-Aty sont contemporains des argiles grises, puisqu'elles alternent avec les premiers, de même qu'avec des grès et des calcaires divers ; mais je n'ai pu, pas plus que M. Tissot, m'assurer des différences stratigraphiques signalées par M. Coquand, d'après lequel ces dépôts plongent fortement au sud-est, tandis que les calcaires également lacustres du mont du Télégraphe auraient leurs couches horizontales; il nous a paru, au contraire, que tous ces dépôts (poudingues, grès et calcaires lacustres) sont à strates presque horizontales et ne dépassent çh et \h que 6 à 8 degrés d'inclinaison, ce qui a pu n'avoir été que l'effet du relief localement un peu bombé présenté par les surfaces du terrain infraposé à ces dépôts.
La contrée entre Constantine et le mont Chitaba offre une grande abondance de Silybwn eburneum qui, ainsi que me l'a appris M. Reboud, ici comme enlre Constantine et le mont Ouach, élait parfaitement inconnu il y a quatre années; il est