‹ Espagne, Algérie et TunisieChapitre 132 sur 285 · CLIMAT DE BISKRA · texte numérisé non relu

CLIMAT DE BISKRA

vations relatives aux trois années se trouvent réunies en moyennes mensuelles barométriques, hygrométriques et pluviométriques1.

Les données fournies par ces tableaux, comme par la partie des registres de M. Colombo que je n'ai pu y reproduire, dans la crainte de leur donner des proportions trop étendues, donnent lieu aux considérations suivantes :

1. L'amplitude moyenne des oscillations barométriques est très peu considérable, car dans le courant de trois années elle n'atteint pas un millimètre, et il en est de même de la différence moyenne entre les saisons d'hiver et d'été. La hauteur barométrique la plus considérable fut de 757°,9 (janvier 1875) et la plus basse de 747,8 (août 1871), ce qui ne donne qu'une différence de 10"".

2° La température moyenne de Biskra est à peu près celle de plusieurs localités situées sous la même latitude. La différence entre les deux saisons d'été et d'hiver se maintient à 19% 27. Les minimas absolus3 n'atteignirent jamais pendant les trois années lé point de congélation et ne descendirent qu'une seule fois (janvier 1876) à 0°,6. Le maximum le plus élevé fut de 40\2 (août 1877). Aussi, si les étés de Biskra sont très chauds (moyenne de trois années, 31°,47), les hivers sont d'une fraîcheur remarquable (moyenne de trois années, 11°,9), car ils ont une température moyenne de 0°,3 inférieure à la moyenne hivernale d'Alger (12,2) ; mais aussi les hivers de Biskra n'ont presque pas de pluie et jouissent d'un ciel plus ou moins serein.

L'intensité de la lumière solaire mesurée à une heure de l'après-midi à l'aide d'un thermomètre blanc et d'un thermo-

1. Dans ce tableau où tous les chiffres expriment les moyennes, les chiffres pluviométriques seuls indiquent, non la quantité moyenne de la pluie tombée, mais la quantité totale. Quant aux moyennes saisonnières et annuelles, elles ont été calculées par moi, en sorte que les erreurs qu'elles pourraient contenir sont exclusivement à ma charge. Malheureusement les registres de M. Colombo (du moins ceux dont il m'a donné copie) ne donnent pas les vents.

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