‹ Espagne, Algérie et TunisieChapitre 208 sur 285 · Loc. cit., p · texte numérisé non relu

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2. La race des moutons algériens a élé, de la part de M. A. Chauveau (Comptas

rendus, an. 1879, t. LXXXIX, p. 428), l'objet d'une observation extrêmement importante. En essayant sur plusieurs animaux et, entre autres, sur beaucoup ^'individus de l'espèce ovine, l'inoculation charbonneuse, il constata l'immu-

tamés, ont fourni les résultats les plus satisfaisants, car, dans l'espace de quatorze années, de 1859 à 1873, la valeur de la production minérale de la colonie s'est élevée de 862000 à 5 900000 francs. Les quantités de minéraux exportés ont atteint en 4873 : 420695000 kilogrammes pour le fer, 4 689 000 kilogrammes pour le plomb, 960000 kilogrammes pour le zinc et 71 000 kilogrammes pour le cuivre; en 1874, elles se sont élevées pour le fer à 460 272 800 kilogrammes1. Et pourtant ces chiffres, déjà assez considérables, sont très inférieurs à ceux qu'atteindra en Algérie la production métallique, lorsque tous les gîtes déjà connus, mais encore intacts, seront exploités, sans parler de ceux qu'une exploration plus étendue et plus complète de la contrée fera découvrir.

Le remarquable mouvement de progrès que je viens de signaler dans les principales exploitations du sol algérien, se reproduit également dans toutes les branches de l'industrie du pays, comme le prouvent surabondamment les nombreux

nité dont jouissent à cet égard les moutons algériens appartenant à Ja race dite barbérine pure, ou croisée plus ou moins avec la race syrienne à grosse queue, c Or, dit M. Chauveau, pendant que ces animaux résistaient sans aucune exception aux inoculations charbonneuses réitérées, les lapins et les moutons indigènes, qui servaient de sujets de comparaison succombaient tous à la première inoculation. > Si des expériences ultérieures confirmaient les observations de l'habile expérimentateur, il en résulterait un fait très important non seulement pour la science, mais encore sous le rapport pratique, car il prouverait que l'Algérie possède une race précieuse de moutons doués d'une constitution physique exceptionnelle, la mettant à l'abri d'une des maladies les plus dangereuses auxquelles le bétail soit exposé. L'immunité dont, selon M. Chauveau, la race barbérine de l'Algérie serait douée, devient d'autant plus vraisemblable, que la propriété d'être réfractaire à l'affection du charbon a été constatée également chez le bétail du Maroc par M C. OUine, établi à Mogador, qui déclare (Comptes rendus, an. 1879, t. LXXXIX, p. 792), que le curieux phénomène dont il s'agit avait été observé par lui déjà en 1874, et que, depuis cette époque, aucun fait n'est venu le contredire, c On exporte, dit-il, chaque année de notre ville une moyenne de cent mille douzaines de peaux de chèvre, plusieurs milliers de peaux du vache et une grande quantité de laine ; presque tout est envoyé à Marseille. Dans cette dernière ville il est reconnu comme certain, par tous les ouvriers tanneurs, que les peaux de provenance du Maroc n'ont jamais communiqué le charbon. »

1 Guy, loc. cit., p. 122.

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