Fawcett, loc. cit., p
progression alarmante, puisque depuis la révocation de la Compagnie (eu 1 850), époque où ils se montaientàl49G4 867 liv. st. (374 1 H 895 francs) ; ils s'étaient élevés en 1871 à 23 221 082 liv. st. (680176050 francs).
Enfin, M. Fawcett résume1 par les traits suivants les condition fâcheusesdes finances indiennes : 1° Le revenu est caractérisé par un défaut d'élasticité (by greatinelasticity). 2° Les dépenses se sont accrues récemment d'une manière notable, soit par l'augmentation des frais d'administration, soit par la dépréciation de la valeur de l'argent. 3° Les dépenses militaires, excessives, absorbent 45 pour 100 du revenu net du pays, et ces dépenses ne peuvent qu'augmenter considérablement si les frontières de l'Inde sont avancées. 4° Un revenu comparativement statiounaire en présence des dépenses croissantes, forcera tôt ou tard le gouvernement d'augmenter les impositions. Si l'on vient temporairement au secours du déficit à l'aide d'un emprunt, l'argent employé à payer l'intérêt de l'emprunt fera monter le déficit auquel il faudra répondre par des taxes nouvelles. 5° L'Inde a constamment manifesté la tendance à l'accroissement de ses dettes, accroissement qui , en vingt années, a acquis les proportions de 100 pour 100.
Ces cinq plaies de l'Inde signalées par M. Fawcett sont d'autant plus graves que quelques-unes sont positivement incurables, notamment la plaie des dépenses militaires* car le maintien constant d'une nombreuse armée est imposé au gouvernement indien par les conditions politiques du pays, sur lesquelles sir David Wedderburn2 nous donne des renseignements intéressants dont voici les traits principaux : Bien que quatre cinquièmes de la population des Indes soient soumis à la législation britannique, 50 millions d'individus restent sujets des souverains nationaux, en occupant une contrée égale en étendue à la France, l'Allemagne et l'Espagne prises ensemble. Le nombre des souverains nationaux , d'importance très di-