‹ Espagne, Algérie et TunisieChapitre 260 sur 285 · Comptes rendus, an. 1877, t LXXX1V · texte numérisé non relu

Comptes rendus, an. 1877, t LXXX1V

pas permis de les accepter et qui les ont empêchés d'accorder leur approbation au rapport, tout en adoptant les conclusions, mais en réclamant de nombreuses et sérieuses études à tous ces points de vue. >

Or, ces études se poursuivent en effet, et les sondages qui occupent en ce moment M. Roudaire, n'ont (jusqu'ici du moins) donné que des résultats favorables, puisque les roches solides dont f existence avait été annoncée par M. l'ingénieur Fuchs, ainsi que par les membres de la mission scientifique italienne, n'ont pas été rencontrées sur l'espace que doit traverser le canal. Il est donc probable que les travaux qu'exigera la réalisation du projet sont plus aisément praticables qu'on ne l'avait pensé. Il en est de même de plusieurs pronostics émis contre la possibilité de garantir la mer intérieure de l'envahissement des substances salines, qui la comert iraient en une énorme masse de sel, pronostics réfutés d'avance par plusieurs considérations, entre autres par celles qu'a développées M. de Lesseps. Enfin, la question relative à l'ancienne communication entre le lac Triton et la mer paraît être également résolue en faveur de l'opinion de M. Roudaire, car cette opinion trouve un appui puissant dans les faits nombreux prouvant que cette partie de la côte africaine, aussi bien que toutes les lignes littorales du bassin méditerranéen, ont subi à X époque historique des mouvements de soulèvement et d'immersion.

Malheureusement, toutes ces concessions en faveur de M. Roudaire n'ont qu'une valeur secondaire, car, sans parler des objections sérieuses (formulées par M. Cosson) aux avantages commerciaux et militaires attribués à la mer intérieure, la plupart des faits physiques et météorologiques dont dépend le succès que pourrait avoir rétablissement de cette mer, sont loin d'avoir été suffisamment élucidés. D'ailleurs, lesexemples de la Caspienne, de l'Aral, de la mer Rouge et du golfe Persique, cités d'abord par M. Pomelet ensuite par MM. Martins, Desor et Cosson, constituent autant de présomptions très défavorables à l'établissement de la mer intérieure, tandis que plu-

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