SAN MIGUEL DR UNO
Vu
. 127. — OviKDo. — l'I<;i.isi-;
T>F. SaNTLIJ ANO.
(I.ci'c cl dessin Je latilcuf I
d'une large baie constituée
par un second arceau sur colonnes. Les chapiteaux — tous
différents — et les bases
ressemblent à ceux qu'ont
tournis les ruines des édifices,
visigoths.
A l'exemple d'Alonso il,
Ramiro I"' (842-850) bâtit des
églises, des palais, des bains
publics en marbre dont les
voûtes tournées sons cintres
{sans bois, dit le texte) sont
considérées par les chroniqueurs contemporains comme des miracles
d'architecture inouïs. L'adoption de cette méthode, que la Perse
antique tenait sans doute de la Chaldée, et dont elle avait usé d'une manière exclusive, témoigne des emprunts nombreux faits a l'Orient par l'Espagne chrétienne (st/p., p. 8,
10,24, 25;fig. 26, 29 a 32,34).
San Miguel de Lino, situé a 5 ou 6 kilomètres d'Oviedo, fut consacré vingt-cinq ans après Santullano.
En plan, l'eglise affecte la forme d un carré traversé par une croix.
Une abside terminait la nef, mais, a la suite de la chute du chevet, les ouvertures béantes furent simplement fermées. La porte extérieure franchie, l'on pénétre dans un porche voûté en berceau et surmonté d'une tribune. A la suite, apparaît la nef, dont le berceau très élevé domine l'ensemble des constructions. Les deux bras de la croix, également voûtés en berceau, communiquent avec des pièces symétriques, comprises dans la même travée que le porche et où sont disposés les escaliers de la tribune.
Loin de ressembler aux basiliques, San Miguel (fig. Il, 131) présente les dispositions caractéristiques du pr&torium syrien de
r.'8. — Santui i.ANo. — Absidi IC licite de lauli'iir )
— ESPAGNE
Phaena (fig. 6, 78), des palais sassamdes de la variété ^i3^ (sup., p. Vlll, 32), de l'église de Mahaletch (groupe lycaonien, sup., p. 3!) et des constructions civiles ou religieuses qui en dérivent telles que la Mefa djami et la Kazandjilar djami de Constantinople et de Salonique (x s.), les cathédrales arméniennes d'Ani (fig. 15, 87) et d'Ousounliar (xi s.), le Tchinili Kiosk de Constantinople (1466- 1470 de J.-C). Dans les unes comme dans les autres, l'ordonnance du plan y est subordonnée à des nécessités statiques, et la poussée des voûtes, combattue au moyen des bras de la croix qui s'appuient aux points où elle s'exerce ; dans les unes comme dans les autres, la L~.^ ll-^ croix est accusée par une surélévation
I ^^~- — — — t3 , considérable des toitures qui domine, à son tour, la couverture de la nef centrale. Enfin, San Miguel, Santullano et d'autres églises astunennes de la même période présentent des contreforts exteneurs (fig. 125). Prononçant sur les murs une
forte saillie, exécutés seuls en pierre de taille, ornes de cannelures profondes, ils accusent par le som apporté a leur construction et à
leur décoration le rôle important que l'architecte leur attribuait.
Or, m Rome, ni Byzance n'employèrent les contreforts extérieurs ;
ce n est pas non plus au
Nord des Pyrénées qu'ils
se sont montrés d'abord,
puisque de deux siècles
encore on n'en relevé pas
l'usage. Pour en trouver
de semblables, il faut se
reporter aux palais perses
de Firouz-Abàd, du
Tag-è Kesra, d'el Okhaï-
dher, aux églises de
I • /• o Fig. i3o. — Santui.i.ano. — Nef, bas-côtés,
Lycaonie \suù., p. Z,
rn îi C7 c T in transept, abside et absidioj.es.
Il), 31, 57; hg. 2, 19, (Cliché Hauser y Menel.)
Mli. I2Q. — JANTUI.I.ANO.
Pll.ASlRES DE I.'aRC