TRIOMPHAI
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SAN'IA CniSTIN.i 1)1. LENA -
■ Environs dOviedo. — San Mu;i i:i.
DE LiNO (Plan. fig. ii).
iCliclic Lacoste.)
36) et, plus pies d'Oviedo, a la "losquee de Cordoue (inf., p. 90).
Le style iranien est encore apparent a San Miguel dans les chapiteaux-tailloirs des colonnettes de la tribune (fig.l32;,sap.,p.41,44), dans les corbeaux des grandes colonnes qui reçoivent la retombée des arceaux du transept, dans rornementation des pilastres (fig. 1 33), dans un précieux a7/;??ez(fig. 1 35) et dans les combinaisons géométriques de ses dalles ajourées. Les traditions romaines y survivent avec non moins de netteté. Ainsi, sur les tableaux de la porte extérieure, l'on peut voir, encadrées dans une guirlande de feuillage, des scènes empruntées à des diptyques consulaires (fig. 134). Les curieuses bases des grandes colonnes ont aussi des figures assises ayant tout l'aspect de personnages vêtus de la toge (fig. 133).
Santa Cristina de Lena (fig. 12, 137, 139), située sur la route de Léon a Oviedo, à 30 kilomètres environ et au Sud de cette dernière ville, présente avec San Miguel de Lino des traits communs qui apparaissent dans le plan, dans la décoration et dans le mode de construction. L'église entière est couverte en berceau plein cintre surélevé (le berceau a été restauré, mais les naissances et une partie des reins subsistaient) et comprend une tribune a laquelle on accède par un escalier pris sur la nef. Les branches du transept la divisent en deux parties égales et dessinent avec la nef qu'elles contrebutent une croix semblable à celle de Sarvistan (fig. 3, salle A). J'ajouterai que Santa Cristina comporte un cancel surélevé et une sorte d iconostase (fig. 139), analogue à la clôture de la maksoura des mosquées du Maghreb et d'Andalousie (sup., p. 35, 36; fig. 94).
Bien que l'ordonnance du plan, les aspects intérieurs et extérieurs et la clôture du sanctuaire placent Santa Cristina dans la famille des églises orientales du genre 'J- {sup., p. Vlll, 32; fig. 3, 84, 86),
i32. — San Miguel de Lino, Tribune.
iCliclié de ranU'iir.j
ESPAGNE -
elle offre quelques caractères de la basilique latine. Qu'on la mette en parallèle avec Saint-Clement de Rome, - remanié au IX s., maïs dont tous les détails paraissent conformes aux vieilles traditions chrétiennes, — et l'on constatera que, dans les deux édifices, le cancel est élevé de quelques marches au-dessus de la nef, que d'autres marches sont encore nécessaires pour monter du cancel a l'abside (fig. 139). A Saint-Clément, le cibonum et l'autel sont protèges par une balustrade.
De son côte, Santa Cristina présente une iconostase à trois arcades et, au-dessous de l'arcade centrale, trois dalles pleines, très ornées, auxquelles l'autel était adossé (fig. 139, 140). A qui étaient destinées les tribunes de San Miguel et de Santa Cnstina ? On ne peut songer aux chanteurs, puisqu'ils devaient se tenir près des officiants. Elles étaient plutôt réservées aux femmes, qui, dés cette époque et longtemps après en Espagne, ne sortaient que sévèrement voilées, à l'imitation des femmes musulmanes.
Tout milite en faveur de cette attribution : l'impossibilité dans une nef aussi petite que celle de Santa Cristina de séparer les fidèles des deux sexes, comme l'exigeaient alors les rites ; les exemples anciens et modernes des églises orientales où l'on transforme en une sorte de gynécée soit l'étage supérieur des collatéraux, soit une tribune en tête de la nef.
Puis, a un métré, environ, au-dessus des balustrades, il existe deux trous où s'engageaient les extrémités d'une solive. Comme la profondeur insuffisante des encastrements exclut
Fig. i33. — San Miguel de Lino.
Pll.ASÏKK et base de COLONNE.
iCliclié de ranieiir).