Vr.-l MARIA Di: NARANCO
l'hypothèse d'un tirant destine a relier les murs latéraux, il est à penser que la solive servait a fixer un grillage de bois analogue aux moucharabiés, a l'abri duquel les femmes pouvaient se dévoiler et suivre le service divin sans risquer d'être vues.
L'ornementation de Santa Cristina fera l'objet d'une étude d'ensemble. Seules, les meurtrières du sanctuaire seront décrites ici en raison de leur caractère oriental très accusé (fig. 138). Elles sont forées dans une seule dalle, affectent la forme d'un rectangle allongé et sont couronnées d'un tympan décoré de chevrons, tandis que l'ebrasement se termine par un segment de cercle polylobé qui porte, gravées en creux, les cannelui^es d'une coquille de style sassanide (sup., p. 40). Le Santo Cristo de la Luz {in/., p. 90) présente ces mêmes meurtrières et, d'autre part, la même coquille et l'arc polylobé ont été signalés dans les palais sassanides et, en Asie, en Afrique, en Espagne, dans les plus anciens édifices musulmans(fig. 24, 33,78. 100,-29, 34,99, 100). Santa Maria de Naranco est située à 100 mètres a peine de San Miguel " de Lino (fig.
141, 144). Elle
s établit en , >•■..
plan sur un
rectangle Icng .
de 20 mètres .^
environ, large de 6, et comporte un rezde-chaussée et un étage. Trois escaliers aboutissant à un porche occupent le milieu de la façade Nord. La volée centrale, qui masque l'une des trois portes du rez-de-chaussée, a été ajoutée après coup. L'étage supérieur consiste en une galerie voûtée en berceau, composée de onze travées. Sept répon- . „ 63
Fig. 134. — San
MiGUKL DK LiNO.
Dktau, de i.a pokti
l'KlNi:iPAI.K.
(ClU-hc Jcl\uilci(r I
Fi(}. i35. — San Miglel de Lino.
.\jI,MEZ DV TRANSEPT DE DROITE.
(\'i)ir lig. i3i).
(Cliché de routeur.)
FiG. l3Ô. — OviEDO. AjI.MEZ DK SaN
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ESPAGNE
dent a une salle centrale, et quatre, a deux pièces placées à ses extrémités. Trois portes cintrées, comprises entre des colonnes torses couplées, s'ouvrent dans chacun des murs de refend.
On accède a la pièce située au levant par trois marches et, à celle du couchant (fig. 144), par une marche unique. Enfin, opposé au porche, il existait au Midi une sorte de terrasse couverte d'où le regard embrassait Oviedo, la vallée et les hautes montagnes qui les dominent. La salle centrale n'avait pas de fenêtres. Chacune des salles extrêmes, outre un ajimez pris dans le pignon, en comportait au contraire cinq. A Santa Cristina de Lena, les contreforts asturiens signales dans les édifices précédents (p. 60) repondent aux colonnes intérieures et aux doubleaux du berceau. Ici, l'on observe encore la même liaison. En plus, le squelette forme par les contreforts, les colonnes, les arcs formerets et les doubleaux, est SI bien étudié, les masses résistantes sont si correctement opposées aux forces destructives que l'on pourrait renverser les murs de clôture compris entre les formerets et les contreforts sans rompre l'équilibre. Les portions de voûte qui unissent les doubleaux constituent elles-mêmes un remplissage. C'est l'abandon des voûtes romaines inorganiques et concrètes et l'introduction des voûtes
Fig. 137.
— Santa Cristina de Lena
(Plan, fig. 121.
K'.liché de l'auleur.)