ET COLLATÉRAUX VUS DE LA PORTE
(Cliché de l\itilcnr.)
croix de 4 mètres de largeur et une Les bras de la croix sont couverts en les triangles curvilignes ménagés aux angles et l'abside, en coupoles sphériques déformées, tandis qu'une coupole sur trompes nettement ébauchée domine la croisée des bras et l'ensemble de la construction (fig. 161, 162). La coupole repose elle-même sur les tympans de huit arcades en plein cintre très surhausse et, par leur intermédiaire, sur huit colonnes, quatre massives aux angles, quatre moins lourdes au milieu des côtés. Enfin l'espace compris entre les bases des colonnes est occupé par une piscine (fig. 161) identique à celle du baptistère de Constantin (350 a 400 ap. J.-C. — Jérusalem, fouilles de 1910), piscine destinée au baptême par immersion qui fut administre en Catalogne jusqu'au
SAN PEDRO 1)1. lAUHASA
Vu;
i58. — Adoration dks R {Abside de iermita de San liaudcli (Cliché Ilauscr y Mcnct )
Ma(,i:
milieu du XI s. Au-dessous de l'église, règne une petite crypte.
San Pedro est situé à quelques mètres de San Miguel (fig. 163). L'église a été souvent restaurée. Le chevet et la première travée de la nef appartiennent seuls a la construction primitive. Le chevet affecte en plan la forme d'un trilobé outrepassé. Le trapèze sur let,uel il est tracé est couvert d'une demi-coupole sur trompes, à l'état d'ébauche (comp. fig. 161). Dans l'abside, se voit un fragment du pavement en mosaïque de
style romain. Les dispositions primitives et générales de San Pedro
font souvenir de celles de l'église syrienne de Qennaouât. La
demi-coupole rappelle de très près
les demi-coupoles sur trompes de
Sarvistan. Quant à la travée de
la nef. elle est identique à celles
du Tag-e Ivan, du Kasr Kharàneh
etdu Koséïr Amra (fig. 26, 30, 8 1 ),
avec cette particularité que des
demi-berceaux, peut-être ajoutés
après coup, couvrent les bascôtés et amortissent la poussée des
arcs doubleaux. Cet arc-boute-
ment, dont l'origine apparaît à
Sarvistan (fîg. 24), est réalisé d'une
manière parfaite dans les églises
coptes du vil s.
Santa Maria fut l'objet d'une
réfection à peu près complète
entre les années 1 1 00 et 1112.
L'abside paraît plus ancienne que
Fui lf>q. — San Baidkiio.
— PlI.IKR
CKNTKAI., lOOE ET TRIIU
m; vis
Di: i.ABSinK.
(Clichc ILuiscr y Mcn
ESPAGNE
Fio. itk).
Sr.KNE DE CHASSE COURONNl-.E
I) INE INSCRIPTION COUFIQUE.
fScin liaiidelio.) (Cliché Ilauscr y Menet.)
le reste de la construction. Elle a, du moins, été restaurée sur l'ancien plan en arc outrepassé.
L'intérêt longtemps méconnu et pourtant exceptionnel des églises deTarrasa réside dans les plans d'origine nettement asiatiques, comme dans les dispositions des voûtes, des butées et des coupoles perses sur trompes — les premières en date que 1 on rencontre en Espagne — mais l'étude définitive de ces formes ne pourra être entreprise, et les conclusions d'une importance capitale qu'il est permis d'en tirer ne pourront être déduites qu'à la fin du chapitre (p. 94 a 105).
San Danial de Gérone est un ermitage situé sur le Galligans, en dehors de la porte de San Pedro. L'emplacement et une chapelle qui s'y trouvait furent achetés 100 onces d'or par le comte Ramon Borrell (992-1018) pour y élever l'église actuelle que termina sa veuve, la comtesse Ermesendis. Ce renseignement est précieux parce qu'il date un monument crucial bien conservé où la coupole sur trompes prend sa forme définitive. Le clocher remonte, lui aussi, au début du XI' s. Il est carré, percé d'ajimeces et couronné de merlons sarrasins en escalier. San Pedro de las Puellas à Barcelone, San Pedro de Galligans à Gérone (fig. 164), San Juan et San Pablo à San Juan de las Abadesas, Santa Maria de Ripoll,
, lOi. — San -MiobEL de Tarrasa.
CoUPlJI.E SLR TROMPES. (>inE nAPTISMAI.E.
ICiicIté de l'auteur.)