‹ Espagne et PortugalChapitre 47 sur 181 · HOIR ES MUSULMANS · texte numérisé non relu

HOIR ES MUSULMANS

FiG. iQi. — Croix des Anoks.

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lobées, montées en tas de charge, ressemblent aux meurtrières de Santa Crutma de Lena (fig. 138) et sont identiques aux baies des mosquées de Sàmarrà (fig. 99).

Malgré les multiples modifications apportées au Santo Cristo (la dernière restauration fut effectuée vers 1830), le caractère des parties anciennes montre que la mosquée aurait été construite au milieu du X" s.

Un édifice de Palma (lie de Majorque), la casa Font y Roig (fig. 8, 200) désigné sous le nom de Bains Maures et non moins précieux que le Santo Cristo, appartient lui aussi à l'époque du khalifat. Les voûtes — coupole sur trompes, berceaux, voûtes d'arêtes — reposent par l'intermédiaire d'arcs outrepasses sur douze colonnes disposées elles-mêmes suivant les angles et les cotés d'un carré central. On reconnait, dans cet ensemble, une nouvelle variété du thème x? du palais de Sarvistan (fig. 3, salle B).

Arts mineurs. — Entre autres artistes mésopotamiens et persans appelés en Espagne par

les khalifes de Cordoue, ■ I

il vint des sculpteurs sur ivoire d'une incomparable habileté. Leurs plus anciennes œuvres portent le nom d'Abd er Rahmanlll (912-951 de J.- C). Ce sont deux coffrets à bijoux exécutés pour une fille du monarque (Musée de Burgos) et pour Saïdet Allah, l'une de ses femmes (fig. 203).

La belle décoration flo-

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raie de ce dernier et,

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en particulier, les pal- m;hs,v ,/<■ .\/crMj ; iCjcIu- .ic i\u,ic<,r)

iu3. — Pilier décoré.

Pins DE MÉRIDA.

(Clichc de railleur.)

ESPAGNE

mettes aux tiges entrelacées semblables à des ailes affrontées du férouer, sont de style sassanide {sup., p. 17).

L'art au temps d'el Hakem II el Mostansir Billàh (961, 976 de J.-C), dont le règne répond à la construction du mihrab de Cordoue, est représenté par un grand nombre de pièces. Le grand coffret de la cathédrale de Pampelune passe, à juste raison, pour la plus précieuse (fig. 20 1 ). Des médaillons polylobés (comp. fig. 38) sont occupés par des scènes d'intérieur, de chasse ou de bataille où persiste, bien qu'atténuée, l'influence des arts sassanides. Au bas du couvercle, une belle inscription coufique apprend que le coffret fut exécute pour Abd el Melik ben el Mansoùr en 395 (1005 de J.-C). La cathédrale de Braga (Portugal) possède un second coffret d'ivoire au nom de ce même personnage.

Après les ivoires du règne d'Hicham II, viennent par ordre de date deux cassettes commandées a un artiste de Cuenca, Abd er Rahman ben Zayan, qui jouit d'une longue célébrité. La plus ancienne (1026 de J.-C.) est au musée de Burgos ; la seconde (1050 de J.-C), en ivoire découpe sur fond de cuir doré (fig. 202), rivalise de grandeur avec le coffret de Pampelune. L'olifant dit de Gaston de Béarn (fig. 204) et une cassette (fig. 207) remontant à l'e'poque de la décadence de la principauté de Tarifa (fin du xT s.) sont encore à citer ; cette dernière en raison du bel emploi de l'ivoire dans la marqueterie.

Indépendamment des pièces destinées aux princes musulmans, les sculpteurs sur ivoire firent pour les chrétiens des châsses et des croix processionnelles. De ce nombre, sont la châsse de San Millan (fig. 205, 206) offerte

Fig. 194. — Linteau DÉCORÉ. Puits

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