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longtemps encore des ornements tiaites
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dans cet esprit, mais les tableaux ou s al- i<:ii,he i.aeusw.i
Rl/IABLIIS i:r DIA'AN'r-nAUILLS l'I.lNTS
lient dans les figures le relief de la couleur sont fort rares.
Le panneau n" 9 du musée de Vich, 1 un des plus anciens de la série, est consacre a la vie de saint Martin de Tours. Au centre, un Christ en Majesté assis se détache sur un fond jaune que limite le cadre rouge d'une vesica. Le dessin est lourd. Les jeux, aux pupilles énormes, sont reunis par un trait droit qui va d'une tempe à l'autre. Les oreilles sont dessinées à plat, le type est osseux et long. Les plis de la robe rouge sont indiques en jaune ;
le manteau vert est
bordé d'un trait
m. 25(i. — \'ii;ii(ii-; di
^AiNCTCAIKK l>l'jl!E.
^(.7/l7ic de l\u<lci(r.)
jaune.
Le panneau n" 3 marque un progrès
manifeste. La Vierge assise sur une chaise consulaire aux bras termines en tète de taureau porte l'Enfant divin et tient de la main droite une fleur de lis (fig. 263).
La gamme colorée de ces premières peintures est plus indigente ou simplement plus éteinte, plus fatiguée que celle du Commentaire sur l'Apocalypse date de 1 047 et signe Facundus (fig. 181 a 184), mais la technique est la même ; puis, la bordure du Saint Martin présente avec le cadre du linteau de Saint-Genis-des-Fontaines (fig. 214) des analogies de style et de forme saisissantes. Aussi bien, convient-il de les attribuer a la première moitié du XF s.
De quelques années plus récent est le panneau n' 5. dit de Santa Margarita (fig. 261, 262). Les tableaux latéraux accusent de nouveaux progrès dans la composition et dans le rendu. Sur deux d entre eux, le peintre a représente la sainte entièrement nue. Bien qu'Adam et Eve soient figurés sans voile dans la Bible de Charles le Chauve et dans le Commentaire de Beatus de la Bibliothèque Nationale de Pans (fig. 184), l'innovation était téméraire; le succès a ^ . 125 -^^^^^ ™-^
Fig. 257. — \'iKKi.F, nr
SANCTUAIKK 1)K Sai.-
SONA. (lliiiilc-C^Tlalii^nc.) iClichc l'hol. Studiii.)
FiG. 258. — Descente de croix.
iSan Jiia)! à Sein Juan de Icis Almdcsas.)
I<:iiché de l'aulctir.)
F.SPAGNE
couronné l'audace de l'artiste. Un Saint Pierre et un Saint Paul sur fond jaune semé d'étoiles rouges se distinguent des autres peintures en ce qu'ils sont presque de grandeur naturelle.
En général, les panneaux peints du musée de Barcelone paraissent moins anciens que ceux du musée de Vich.
Sant Saturni de Tavernoles (4 kil. de la Seo de Urgel) a fourni un monument peutêtre unique. C'est la toiture inclinée d'un cibonum {Tegumen et umbraculum allaris) portant encore sa charpente et les chevrons destines a le fixer au mur. Sur le plafond, sont représentés un Christ en Majesté dans une vesica circulaire et quatre anges dans les écoinçons. De la même église, vient le panneau n" 6, consacré à saint Benoît abbé et à huit de ses compagnons.
Le panneau n" 8 est le meilleur de la série. La Vierge, qui offre l'Enfant à l'adoration des Mages, se détache sur un fond blanc que limite un arc trilobé.
Les chairs sont brunes. Le manteau bleu foncé est semé de petits groupes de perles blanches et roses comme le manteau de la Vierge n" 3 du musée de Vich. L'un des tableaux latéraux consacré à la visite de Marie à sainte Elisabeth est d'une grâce et d'un sentiment exquis. Ce précieux retable est indirectement daté. Un joint ouvert entre deux ais montre à nu le parchemin sur lequel on peignait. Or, ce parchemin porte des caractères gothiques du XII» s. A considérer !e style, on aurait pu croire le panneau plus ancien ; les évolutions artistiques entravées par la reconquête
FiG. 25q. — Le noN nr S.mnt
Esprit. (Musée de Viehl
lAnuari. Inslilul d'iîsludis ealalansj
PEl\TURi:S ML' RALES CATALANES
furent beaucoup plus lentes en Espagne qu'en France et en Italie
{sup., p. 82).
Ces premières peintures présentent un grand intérêt en ce qu'elles
sont une expression sincère du génie national. Leur originalité est
très accusée, bien que l'on reconnaisse dans quelques-unes d'entre
elles une imitation d'antipendia émaillés pareils a ceux de Silos et de San Miguel in Excelsis ou d'anlipcnJia de métal doré et repousse.
Le second groupe de peintures se compose de fresques murales exécutées sur les absides.
Les parois de la nef portaient également des peintures, mais c'est à peine si quelques vestiges où l'on croit reconnaître des scènes de l'Apocalypse sont encore apparents. Le thème principal est le Christ en Ma-
KlCj. 260. COI'RONNKMKM
Dii LA Vierge.
(Miixée de Vichl
(Anuari. liistitiil d'l-:!itiidis i\Uala}is.l
jesté : Ego sum lux mundi (fig. 265).
Il décore la coupole, tandis que des saints, des apôtres, et la Vierge (fig. 266), parfois curieusement coiffée (fig. 264), occupent la partie cylindrique. La décoration de l'abside de Sant Climent de Tahull (fig. 265), protégée par un autel gothique, est dans un état de conservation merveilleux. Le Christ n'y occupe pas le trône impérial des mosaïques byzantines, mais il est assis sur un arc-en-ciel qui traverse la oesica. A titre de particularité, je signalerai, aussi, que les symboles de deux évangélistes sont joints a leurs images ; puis, les séraphins, d'une grâce charmante, ont six ailes comme sur le codex de Ripoll n° XXVI. Quand l'éghse est sous le vocable de Santa Maria, la Vierge se substitue au
Fig. 261. — Vierge. Retable
DE Santa Margarita
(Musée de Vich.l
(.\n:ia)i. In.-itiliil d'l:sti(dis
ealiTliiiis.)