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FiG. 2. —Palais de Firouz Abad (Voir lïg. 17 à 22).
l'éducation de leur barbarie à des écoles où se sont propagés les enseignements de la métropole. Dès lors, les successeurs de Mahomet entreprennent la conquête du monde, entraînant à leur suite des artistes, des savants, des philosophes qui jettent la semence iranienne partout où les guerriers islamites plantent le Croissant.
Or, a l'aurore du Vlll'^ s., les Arabes, dont la domination s'étendait sur la côte africaine de la Méditerranée jusqu'aux Colonnes d'Hercule, franchissent le détroit de Gabès, anéantissant à Guadaléte la monarchie visigothe (71 I), et envahissent la Péninsule Ibérique. Durant près de huit cents ans, ils sont maîtres de tout ou partie du pays ; durant près de huit cents ans, la guerre aussi bien que la paix rapprochent
les chrétiens et les musulmans. Les arts, le costume, la langue, la littérature, les moeurs, les croyances des vaincus se modifièrent à ce contact.
Les fils de l'Espagne catholique, apostolique et romaine en vinrent
jusqu'à livrer quelques rephs du cœur, quelques sanctuaires de l'âme.
Ils apprirent des musulmans a placer l'honneur du mari et de lafamille
dans l'inviolabilité toute factice et
conventionnelle du gynécée et, si
la polygamie ne s'y introduisit pas,
SI la garde n'en fut pas confiée aux
mêmes geôliers de 1 un et de l'autre
côté de la frontière religieuse, la
femme forte de l'Evangile y vécut
du moins sous le soupçon injurieux,
y souffrit de la jalousie injuste et
meurtrière que les moeurs de l'Islam
avaient portée au paroxysme. Puis,
seule des pays chrétiens, l'Espagne
accepta l'accommodement spécial
et caractéristique que le Coran
■ . j. . Fio. 3. — Palais de Sarvistan.
propose entre la prescience divine ,^,^/^^. ^ ^^,„,.^, ,^ s^^„, q ^^,., ,^, et le libre arbitre. SallcCvari. •,'. \'oir lîg. 24, 25, 27.)