DU E
iff Séï'ille.)
ESPAGNE —
du royaume de Valence, aussi anciennes que les précédentes, sont de beaucoup les moins rares. Elles ressemblent a celles de Malaga. Mais, au XV s., pour les en distinguer, les maîtres céramistes y peignirent laigle de saint Jean, ou y écrivirent des versets empruntés a l'Evangile du même saint. Outre Valence, Biaz, Trayguera, Alaquaz et Manises, fabriquaient des poteries lustrées en si grand renom que le Pape et les cardinaux se disputaient leur possession.
Il ne faut pas oublier Séville, dont les ateliers, au XV et au XVl s., étaient encore dirigés par des musulmans ou des descendants de musulmans : Ali, Hamete, Mahomad, Médina, etc.
Menuiserie. — La porte de Daroca (fig.418) et les vantaux ornés d'étoiles a huit pointes et de croix de style persan rentrent dans cette catégorie. Ces derniers, composés de petits panneaux compris entre des traverses assemblées a mi-bois et des cadres puissants, ne différent en rien des huisseries employées dans l'Asie et l'Afrique musulmanes. Le triptyque-reliquaire en bois peint et doré du monastère de Piedra lui fut donné par l'abbé don Martin de Ponce pour y enfermer une hostie miraculeuse. La menuiserie, traitée avec une extrême délicatesse, présente à la fois des arcades gothiques, une corniche en stalactites et des assemblages d'étoiles à huit pointes et de croix qui témoignent de la commune origine de l'architecte, du décorateur et du peintre des panneaux intérieurs (fig.
Revêtements métalliques.
— Les arts mudéjars réclament encore les portes a revêtement de bronze. A la cathédrale de Tolède,
lu;. 4i5. — Tasse dite de saint
Ferdinand. (Cathédrale de Séi'ille.l
(Mu