‹ Espagne et PortugalChapitre 82 sur 181 · Û. 1''aïk.m;k a reflets mktai,i,iqi:ks · texte numérisé non relu

Û. 1''aïk.m;k a reflets mktai,i,iqi:ks

\rchéol(if,nque de Madrid.) iClichc I..iC(>sU:l

PORII.S .1 REVETEMENT METALLIQUE

la porte des Lions est décorée de

dessins géométriques rectilignes et

curvilignes, de légendes en petits

caractères arabes et de châteaux

musulmans (fig. 419, conip. lig. 332

à 334). Sur un des cotés, a

la partie inférieure, on lit :

Ces portes furent finies au mois

de mars de l'an 1 375, par conséquent sous le règne d Alonso X.

Le revêtement des vantaux de

la cathédrale de Cordoue porte

i'écu de Castille-et-Leon alternant

avec des inscriptions arabes et

gothiques : L'Empire appartient

à Dieu, tout est sien; Le 2 Mars de l'ère de César de Fan 14/5

(1377 de J.-C), sous le règne du très haut et très puissant D. Enrique, roi de Castille (1369-1379). Enfin le revêtement de la porte del Perdôn (cath. de Séville) est orné d'étoiles à quatre pointes et d hexagones allongés avec une inscription en caractères arabes dans les hexagones (fig. 420).

Non seulement la décoration mais la construction elle-même de ces vantaux sont orientales. On trouve leur prototype dans le blindage en bronze des portes de l'Acropole de Suse (Mission Dieulafoy, M. du Louvre). Plus tard, au Caire, les huisseries des mosquées de Saleh Telaye (xill s.), de Barsbay (1203 de J.-C), de la princesse Tatar el Hidjazie (1359 de J.-C.) et, en Perse, celles de la grande mosquée d'Ispahan, — un chef-d'œuvre exécuté en argent repoussé, — sont protégées et ornées comme les portes des cathédrales d'Espagne.

A la suite de l'écroulement du trône des Almohades, à la bataille de las Navas de Tolosa (16 Juillet 1212), l'Espagne musul-

Fig. 417. — ^'ASE

DE l'Alhajibra.

lAlhambra de (Irenade.)

(Cliché Lacos[e.)

FiG. 4i!S. — Porte de Daroca.

(Miisce Arclwologiquc de Madrid.)

(Cliché Lcicosic.l

ESPAGNE

mane fut déchirée par les factions.

Bientôt il ne resta plus en présence que deux compétiteurs : Ibn Hoûd et Mohammed ibn Yoùsouf ibn el Ahmar, de la tribu des Beni Nasr. Ibn Hoûd fut assassiné, et Mohammed demeura seul maître d'un royaume qui comprenait Malaga, Almeria, Grenade et avait Jaen pour capitale. Mais Fernando III ayant pris Cordoue en 1 236 et Jaen en 1246, Mohammed transporta le siège du gouvernement a Grenade, y offrit un refuge aux Mores expulsés des villes reconquises et assit la dynastie des Nasséndes sur des bases si solides qu'elle se maintint 250 ans.

L'Alhambra, que les Nasséndes

construisirent et fortifièrent pour y

établir leur résidence, couvre le sommet d'une colline qui s'allonge

dans la direction est-ouest (726 m. sur 179). Vers le Nord, le

Darro, et, au Sud, le Genil en baignent et protègent le pied.

L'ensemble de la forteresse comprend, au Sud el au bas de la colline, les Torres Bermcjas (Tours Vermeilles), mentionnées dès 864 de J.-C. sous le nom de Médinet el Hamrà (la Ville rouge), puis, quand on est sur le plateau, l'Alcazaba et l'Alhambra proprement dit. L'Alcazaba, qui est la partie la plus ancienne du château, occupe la pointe ouest. Un ouvrage avancé en défend le saillant séparé du corps de place par une forte muraille flanquée de tours, dont la Fia 4IU - PouTK DKs I IONS. j^ j y^,^ L'Alcazaba pre-

((.allicdrcile de lolède.) . . . ^ .

(Cliché Lacoste.) scntc dcs analogies étroites avec le

lORTIIIC ATION 1)1. i: Al.ll AMKUA

célèbre château Gaillard (I 197- 1198) construit par Richard Cœur de Lion sur le cours de la Seine, à l'amont de Rouen et où furent appliques, pour la première fois en Occident, les principes savants de la poliorcetique orientale. 11 n'y eut aucune relation entre les ingénieurs musulmans de l'Alcazaba et Richard Cœur de Lion, qui, des son retour de Terre Sainte, imita les k,arak.s des Croisés dans le château Gaillard ; mais ils étaient les disciples de maîtres élevés dans les mêmes traditions, et ils 1 , montrèrent en donnant a 1 Aicazaba et ^.u château Gaillard les mêmes dispositions d'ensemble et de détail, en multipliant comme a plaisir les mêmes traits caractéristiques. Quand la puissance des Nassérides se fut affermie et après que Yoùsouf T' (1333-1354) eut fait construire un palais en dehors de l'Alcazaba, la forteresse de Mohammed devint, à son tour, un ouvrage avancé, et le corps de place s'etendit sur tout le plateau. Outre le palais précité qui s'étendait le long du front nord-est, Yoùsouf compléta l'enceinte actuelle, y compris les portes de la Justice et du Vin. On doit a son successeur, Mohammed V (1354- 1 391),le pa//o de los Arrayanes (des Myrtes) ou de la Alberca (du Bassin) et le somptueux palais dont la cour des Lions est le centre. Enfin, la décora- ,.-„. ^., ai.ha.mbka. - Entrée i.e la tion intérieure de la tour des sai.le de i.os e.mhajadores. (ci.i.ac.i

FiG. 422. — Alha.mbra.

Stucs ciselés.

(Cliché Lacoste.)

ESPAGNE

Infantes (extrémité sud-est du front nord-est), où se manifestent les premières traces de décadence, fut commencée sous Mohammed VII (I392-I40S), le dernier prince musulman qui ait travaillé à la construction de l'Alhambra.

Le palais de Yoûsouf L' a été très maltraite. Toute la partie ouest a disparu. 11 subsiste heureusement la merveilleuse salle de los Embajadores, la salle dite del Peinador ou Tocador de la Reina (Cabinet de toilette de la reine), celle du Mihrab et l'entrée actuelle de l'Alhambra. La salle des Ambassadeurs (fig. 42 1 ), — 1 1 m. de côté, 1 8 m. de haut, — couronne la tou» de Comares. Elle est couverte d'un dôme en

cèdre, éclairée par neuf fenêtres d'où l'on domine la ville, l'Albaicin et la vallée du Darro et s'ouvre au Sud sur le patio de los Arrayanes par l'intermédiaire de la salle de la Barca. La décoration en stucs ciselés est polychrome. Le rouge, le blanc et l'or y dominent. De longues inscriptions donnent le nom du fondateur. Le Peinador de la Reina, qui est au-dessus de la tour venant après celle de Comares, lutte de beauté avec la salle des Ambassadeurs. La tour Judiciaria ou de la Justice (ancienne Bâb Charié ='- Porte de la Loi), sur la face de laquelle s'ouvre l'entrée de l'Alhambra, est puissante, carrée et en forte saillie. Elle ferme un entonnoir protégé a droite par la tour Barba et, a gauche, par une tour ronde qui est détachée de l'enceinte. Cette disposition, usuelle

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