‹ Espagne et PortugalChapitre 83 sur 181 · I- 10.423. — Aliia.mi'.ka. j 1 r .-r i" • r LI · texte numérisé non relu

I- 10.423. — Aliia.mi'.ka. j 1 r .-r i" • r LI

Chapiteaux couplés. ^^"^ '^ fortification asiatique, ne semble

(Cliché Lacosie.) pas lui avoir ete spéciale. Du moins,

Al.ll WlliK \. l'.M.AIS 1)1. MOIIAMMI-.D V

elle existe en Grèce, a la porte Mélangeia de Mantinee. C'est sur le front de la lour JuJiciaria, et à côté d'une mam ouverte, que se trouve la clef symbolique encore inexpliquée dont le plan de l'abbatiale de Batalha présente une copie (fîg. 645). A l'intérieur, le tympan de la porte de la Justice, comme celui de la porte du Vin, est décoré dune marqueterie de faïences bleue et verte extrêmement harmonieuse, mêlée, comme en Perse, à des briques mates.

Bien que Pedro Machuca, choisi par Charles-Quint pour ériger un palais italien sur le plateau de l'Alhambra, ait fait

FiG. 425. — Alhambra.

Patio de los Leones.

(Cliché Lacoste.)

; 424. — AlflAMIiRA. — l'ATlO DE LOS

l,[:<>Ni:s (coi'R DES Lions}.

iClichc Lûcoste.l

une large brèche dans l'œuvre de Mohammed V, elle a moins souffert que celle de son prédécesseur. Le patio de los Arrayanes et le patio de los Leones (cour des Lions), avec les salles des Abencerrajes au Sud, de la Justicia ou de los Reyes a l'Est, et de las dos Hermanas (des deux Sœurs) au Nord, furent heureusement respectes.

La cour des Lions (fig. 422 à 425) est entourée de portiques aux tympans ciselés a jour, aux fines colonnettes couronnées de chapiteaux qu'enveloppent des rubans plies d'une exquise délicatesse. Au centre, s'élève la fontaine dont les lions étranges

Vie. .^2C). — Etendard aimiuiadf.

(('auvent dcUis Hiielgag,

Hurgos.)

(Cliché Lacosle.l

lactites comporte le rouge-cinabre, le bleu, le blanc et l'or, couleurs et métal auxquels s ajoutent, d'une manière discrète, le brun et le noir. C'est la gamme peinte — plus vive en Occident, plus tranquille, plus laineuse en Orient — qui règne d'une manière indiscontinue dans les édifices musulmans depuis les Indes jusqu'en Espagne {sup., p. 22, 27, 143). On l'a signalée des 1050, à la f^alaa des Béni Hammad {sup., p. 206 ; fig. 9). Quant a la coloration des lambris émaillés, elle est celle de la faïence persane au Xiv s., lorsque l'ocre jaune et le brun furent ajoutés aux bleus et au blanc.

Dès le début du khalifat, les musulmans avaient représenté des êtres vivants sur les ivoires, les cuivres, les tissus, les manuscrits (flg. 201, 203, 207. 210, 21 1, 213). L'on sait aussi qu'ils avaient prodigué les statues dans le palais de Médinet ez Zahrà, voisin de Cordoue. Enfin, après leur con-

ESPAGNE

et raides rappellent les aquamaniles en forme d'animaux (fig. 210).

Dans les salles, on admire les boiseries des portes, les lambris en marqueteries de faïences [alicatados) de composition géométrique, les stucs ciselés qui tapissent les murs (fig. 423), les voûtes à stalactites dont on ne saurait trop vanter l'élégance.

Toute l'œuvre de Mohammed V est d ailleurs a signaler, mais en particulier la salle de las dos Hermanas, qui est peut-être la suprême expression de l'art more-andalous, et les trois coupoles de la salie de la Justicia tapissées de cuir et décorées de peintures.

La polychromie des stucs ciselés et des sta-

F10.427. — Tapis aux armes

DE Marina de Ayala KT DE Fabrique Enriquez (1473). (Spanish Art Galleries. Londres.) (Cliché The London Electrotype Affency.)

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