‹ Espagne et PortugalChapitre 92 sur 181 · LUIS MORALES · texte numérisé non relu

LUIS MORALES

Cauz.

Fto. 520. — J. Pantoja de l'un ippE II.

(Mu.'iir ,1u l'r.ido.) (Clichc Lacoste.)

(Sévillc, 1649) et divers fragments de la Descripciân Je los

relralos aufénlicos Je iluslres tj

mémorables personajes. C est a

titre de dessinateur et de peintre

de portraits (fig. 514), d'auteur

de grandes fresques, de poly-

chromiste de statues et, surtout,

d'excellent professeur, que Pa-

checo est célèbre comme artiste.

Il est également connu pour avoir

été le maître et le beau-père de

Vélasquez.

A la tête des artistes qui

préparèrent l'avènement de l'école nationale, on doit placer

Alejo Fernandez, un Cordouan

qui mourut à Séville en 1 543,

Luis Morales, Francisco et

Juan de Ribalta, le licencie Juan de las Roelas, Juan del Cas-

tillo et Francisco Herrera. Luis Morales (Badajoz, vers 1509-

1 586), surnomme el Divino (le peintre des figures divines), personnifie les tendances qui se manifestaient autour de lui. Son style un peu grêle rappelle celui des primitifs flamands, et pourtant l'artiste est hanté par le souvenir des œuvres de Michel-Ange.

Dans sa première manière, Morales aborde les grandes compositions. Plus tard, il montre une prédilection marquée pour des sujets restreints : une ou deux figures a mi-corps (fig. 516). Le trait y est net ; le dessin, d'une élégance suprême ; le colons, fin Fig. 521. — Le Gréco. et délicat ; l'expression, intense et

,„ ,,,,,,. „ . , , pénétrante.

(Cdllection de Wames. liiidapesl.l ^ . i r> -i 1 fr^ 1

(Cliché Thomas.) F rancisco dc Kibalta (.Castel-

FiG. 522. — Le Gréco. — Enterrement

nu (-OMTE d'Orgaz {Fragment).

(Santo Toiiié, Tolède.)

ESPAGNE

Ion de la Plana, vers 1551- 1628) se rattache à l'école du Corrège et de Schidone, en Italie, et de Juan de Juanes, a Valence (sup., p. 245), comme le montrent le retable de Carcagente et le Jesucristo difunio en brazos de dos dngeles du Musée du Prado. Il étudie le clairobscur, cherche à modeler les figures en les présentant d'un seul coté à la lumière et, comme conséquence, substitue le jour d'atelier au jour de plein air.

Cette innovation fut alors tenue pour un progrès.

Francisco de Ribalta cultiva chez son fils un tempérament encore plus personnel et plus hardi que le sien. Juan de Ribalta mourut à trente et un ans. Il laissait une suite de beaux portraits dont la majeure partie se trouve au musée de Valence.

Le licencié Juan de Ruelas dit de las Roelas (Séville 1 559- Olivares 1625) fit de fortes humanités, reçut les ordres et, cédant à son goût pour les arts, fut étudier la peinture à Venise, dans l'atelier du Tintoret. Il se distingue par l'harmonie chaude du coloris, par son habileté à distribuer les ombres et la lumière et se recommande aussi pour avoir formé Zurbarân.

C'est à ce même titre de professeur et parce qu'il eut comme élèves Alonso Cano et Bartolomé Esteban Murillo que nous connaissons Juan del Castillo (Seville 1 584-Cadix 1640), un camarade d'atelier de Pacheco.

Herrera dit el Viejo (Séville 1 576-Madrid 1656) pour le dis-

FiG. 523. — J. DE RiBERA.

Martyre de Saint Bartfiélemv.

(Musée du Pradd.l (Cliché Anderaon.)

l.r.S II ERRER A.

FlG. 52|. — J.

La Saintk

(MiiaC'e du Prado.)

DK RlBEUA.

TRiNnÉ.

(Cliché lljchcttc.l

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