‹ Espagne et PortugalChapitre 95 sur 181 · VELASQUEZ · texte numérisé non relu

VELASQUEZ

Lanzas.

hcitc.)

tion. La célèbre Apothéose de Saint 7 homas J'Aquin (fig. 525) rappelle encore la manière de ses maîtres. Plus tard, Zurbarân mclma vers l'Italie et mérita d'être surnommé le Caravage espagnol, bien qu'il n'ait jamais quitté sa patrie et n'ait connu Amenghi que par l'intermédiaire de Ribera. Une Annonciation (fig. 526) et une Sainte Catherine

(fig. 527) sont à citer parmi ses belles œuvres.

Séville se glorifie d'avoir vu naitre Velasquez (don Diego Velas-

quez de Silva. Séville 1 599-Madrid 1660), et le Portugal réclame

avec fierté la famille noble d'où il sort. Le chef incomparable de

l'école espagnole reçut les conseils de Herrera el Viejo, puis de

Pacheco \sup., p. 263). Sa première manière, dite sévillane,

montre l'influence qu'exercèrent sur lui non seulement les maîtres

de sa jeunesse, m.ais Juan de

Roelas et surtout Ribera. En

1622, il épouse Juana de Mi-

randa, fille de Pacheco, et, sur

les conseils de son beau-pere,

se rend à Madrid. 11 y étudie

les oeuvres du Titien, analyse

celles de Moro et exécute les

portraits de Philippe IV et de

l'Infant don Carlos, frère du

roi. Ce sont des œuvres consciencieuses, d'un modelé serré,

qui présentent quelques duretés

dans l'exécution. La reunion de

buveurs connue sous le nom de

Baco {Bacchus) ou de las

.7 /"r. 7 / . Fig. b'iS. — Velasquez.

orracnos Uit. les Ivrognes, , „ . ,, .,

hg. 5zo; est le dernier tableau (m„scc du piwuinj ictuiu- ihuheiie.)

ESPAGNE

FiG. 539 — VÉi.AsyuEz.

lMus.cc du l'raJn.)

— Las Hilanderas.

{Clichc Uachcitc.l

et le plus beau de la série (1628-1629).

L'année même ou il terminait les Buveurs, Vélasquez, cédant aux conseils de Rubens, partait pour l'Italie. Les grands peintres vénitiens lui révélèrent son propre génie. Il sent l'importance de la lumière, il la distribue, la ménage par gradations infiniment délicates. C'est à cette portraits (il se fit aider

seconde manière qu'appartiennent les

pour les portraits équestres des souverains) de Dona Maria, reme

de Hongrie ; de Philippe III (fig. 530), de Dona Margariia de

Auslria (fig. 531), de Philippe /K (fig. 532), de Dona Isabel de

Borbôn, de Y Infant Baltasar Carlos {i\g. 533 et pi. 111), de l'/n-

fanta Dona Maria Teresa de Austria (fig. 534), du Comte-Duc

d'Olivaresi^g. 529), deY Amiral PulidoPareja, du Duc Françoisde

Modène et d'Innocent X. Toute une société y apparaît aussi nettement

accusée que dans les comédies de Calderôn : Philippe IV pâle,

émacié, rejeton maladif d'une

race mourante, les reines, les

infantes graves et tristes,

sentant sur elles les yeux

redoutables de la camarera

mayor,\e comte-duc insolent,

vaniteux et superbe. Seule,

la jeunesse du prince Balta-

sar connait le sourire.

Veut-il distraire Philippe IV, que laissait inconsolable la mort de son fils, linfant Baltasar Carlos (1646), Vélasquez peint les bouffons, les nains dont le monarque

aimait a s'entourer. Tel est ^^^^ 3^^ ykias^uez. - Las le talent de 1 artiste qu en (ciu-hé Hachetto

\ b;LAS(^)L EZ. — Le Prince Baltazar Carlos 'Madrid. Musie du Prado >

l'LANCHh m.

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