LE GÉNÉRALIFE
La route centrale de Talameda de l'Alhambra, au delà du 3" rond-point, passe entre les hôtels Washington Irving, à dr., et Roma ou Siete Suelos, à g., et aboutit bientôt à une grille (à g.), entrée du Généralife.
Le *Généralife (en arabe, Djennat-el-Arif^jardm élevé), maison de campagne des sultans de Grenade, dont on sait seulement qu'elle fut décorée en 1319 sous ^boul Walid, se compose de plusieurs corps de bâtiments d'une architecture fort simple, qui trahissent les nombreux remaniements qu'ils ont subis depuis la conquête; la décoration même a beaucoup souffert. Ce qu'il offre de particulièrement remarquable, ce sont ses jardins, ses eaux et le panorama.
La grille d'entrée franchie, on suit en face une allée qui bientôt o fait un coude à g. et qui, bordée d'ifs et ensuite de cyprès et de lauriers-roses, aboutit à la porte d'entrée où l'on sonne (pourboire). On entre dans un patio long de 48 m. 70 et large de 12 m. 80, planté de myrtes et de fleurs, et au milieu duquel l'eau coule dans , un canal. On suit à g. une galerie à jour (belle vue, à g., sur | l'Alhambra) qui aboutit à un beau portique de construction mau*%
Il GÉNÉRALISÉ. — ALBAYCIN. || [ît. 3t] — 401
resque, mais restauré (le plafond est ancien), donnant accès dans une première»sa//d d'où l'on passe dans une salle carrée plus petite (jolie voûte avec incrustations; de la fenêtre, très belle vue sur l'Albaycin). A g., la salle de los Marqueses, à dr., la salle de los Reyes sont ornées, là première de portraits de famille, la deuxième de portraits de rois et de reines. Revenant dans la première salle, on monte à un second patio avec plantes et bassins, où l'on remarque à g. un beau cyprès (cyprès de la Sultane)^ qui remonte, dit-on, au temps des Maures.
De là, on monte par des terrasses successives, avec parterres de buis et, d'ifs taillés, au ^belvédère (mirador), construit en 1836, d'où la vue est splendide. On redescend par un escalier dont les deux rampes portent des conduites en tuiles où l'eau descend en cascades : cette disposition remonte à l'époque des Maures ; et l'on arrive à la galerie supérieure du 2** patio, d'où l'on peut admirer la vue. On revient ensuite sur ses pas dans le 2% puis dans le 1^' patio.
Des jardins du Généralife on peut gagner le sommet de la col" line, dite la Silla del Moro, sur les flancs de laquelle ils s'élèvent. De là on a une vue des plus étendues sur le Généralife, l'Alhambra, la ville, la vallée et les montagnes qui l'entourent. On y voit les fondements d'un édifice qui fut sans doute une mosquée. Sur le» sommets voisins sont les restes de réservoirs arabes.