V. — L'Albaycin et l'Aleazaba Cadima
C'est dans le quartier de l'AIbayciii qu'habitent \Q?,gitanos, ou bohémiens, installés à Grenade depuis le xvi® s. Tous les ciceroni de la ville offrent aux étrangers de les faire assister à une séance de danses et de musique de gitauos et de gitanas. Outre que le prix est assez élevé, on ne voit guère dans ces baile de véritables artistes, sauf de rares exceptions. De plus, les femmes sont généralement laides.
Le quartier de VAlcazaha Cadima (antigua), qui occupe probablement l'emplacement de l'ancienne Iliberis, s'étend sur une colline au N.-E. de la ville entre la calle d'Elvira à l'O. et le ravin du Darro au S.; au N. les restes très intéressants d'une muraille arabe avec ses tours et ses portes le séparent en partie du quartier contigu de VAlbaycin(en. arabe, Rabad-el-bayydzîn, quartier des propriétaires de faucons), dominé par une colline escaladée par une ancienne muraille arabe, portant à son sommet l'ermitage de San Miguel el Alto (V. ci-dessous). Ce quartier est l'ancienne partie suburbaine qui fut colonisée par les Maures de Raeza, lorsque St Ferdinand s'empara de leur ville en 1227. C'est ici que les Morisques se concentrèrent après la conquête; l'intolérance des vainqueurs qui, non contents de les obliger à changer de religion, voulaient leur enlever tous leurs anciens usages, les poussa à la révolte : ils furent férocement massacrés et dispersés (1569), et tout le quartier fut ruiné.
Parmi les églises que renferment ces deux quartiers nous mentionnerons, dans l'Aleazaba Cadima : — San José (PI. 5), bâtie au
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