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R. 37] Il GRENADE

commenc. du xvi® s., sur remplacement d'une mosquée (à Tint., plafond artesonado) ; — San Nicolas (PL 7), église gothique, construite au xvi* s. par Rodrigo Hernandez; de la place de l'église on jouit d'un * magnifique panorama; — Santa Isabel la Real (PI. 16), église d'un couvent de Franciscaines fondé par Isabelle la Catholique et qui était du temps des Maures un palais {Dar-alhorra) où habita une princesse de sang royal ; le portail, du style gothique fleuri, est attribué à Enrique de Egas (pour le voir il faut entrer dans le patio qui précède l'église),

Dans le quartier de l'Albaycin se trouvent les églises : — San Salvador (PI. 8; non loin de S. Nicolas), de la fin du xvi® s., avec un beau plafond et quelques restes de la grande mosquée de l'Albaycin; — San Bartolomé (PI. G, 2), du style mudejar, construite de 1542 à l'554 d'après les plans de Francisco Hernandez de Mostoles (belle tour; à Tint., beau plafond); — San Cristôbal (PI. 4), d'où l'on a une belle vue sur la vega.

Mais les touristes ne visitent pas la plupart de ces églises. Ils se contentent de remonter, en partant de la plaza Nueva, le pittoresque quai du Darro et d'aller visiter le quartier des gitanos qui s'étend à l'E. de l'Albaycin sur les pentes du Sacro Monte.

En remontant la carrera de Darro, ou quai du Darro, sur la rive dr. du torrent, on a une belle vue sur les murailles et les tours de l'Alhambra à dr. On dépasse deux ponts, dont le second a remplacé le pont du Kadi, du xi* s., situé un peu au delà (on voit encore sur la rive g. les restes d'une culée) et que franchissait le chemin qui donnait accès à la porte de las Armas de l'Alcazaba. A g., au n° 39, se trouvent des restes intéressants de bains arabes. Plus loin, à g., le couvent de Santa Catalina de Zafra (PI. 17) est un ancien palais arabe. Non loin de là au N. est l'église San Juan de los Reyes (PL 6), de style gothique, construite depuis 1520 par Rodrigo Hernandez, avec une tour, précieux spécimen de l'architecture arabe, reste de la mosquée d'Ataibin, la première qui fut transformée en église après la prise de Grenade. Au delà du couvent, à g., la casa de Castril, édifice de la Renaissance, a un beau portail plateresque (1539). En face, à dr., est Véglise San Pedro y San PablOy du xvi* s. (beau plafond artesonado de la capilla mayor). Au delà s'étend Valameda de Darro. A l'extrémité est le pont où aboutit la cuesta del Rey Ghico (p. 399), chemin par lequel on peut descendre.de l'Alhambra.

On monte à ç. la cuesta del Chapiz, où se trouve au n" 14 la casa^^ del Chapizy maison construite au commenc, du xvi« s. par une' famille morisque et qui offre un mélange d'éléments chrétiens et; arabes (joli patio en mauvais état). On suit à dr. le chemin du Sacro Monte {V, ci-dessous : Environs), tracé à mi-côte d'une colline plantée [ de cactus énormes, au milieu desquels s'ouvrent les entrées blan- ' chies à la chaux d'habitations souterraines (cuevas) où vivent les I gitanos (se méfier des offres décevantes des guides qui proposent [ de visiter les cuevds)»

Pf|| SAGRO MONTE-LANGERON. || [R. 37]. — 403

Environs Je Grenade.

fo Le Sacro Monte (^; 40 min. env. E.), San Mrguel el Alto, fuente del Avellano. — La route, qui traverse le quartier des gitanes, à l'Albaycin {V. ci-dessus), monte sur cette colline, où, en 1594, en faisant des fouilles pour rechercher des trésors que Ton supposait cachés par les Arabes, on découvrit de vastes souterrains avec de nombreux restes humains que l'on attribua à San Cecilio et à ses compagnons martyrisés au i®' s. C'est à l'entrée de ces souterrains que l'on construisit, au commenc. du xvii* s., une vaste collégiale et un séminaire. — Véglise renferme le tombeau de l'évêque Podro de Castro, fondateur de l'église, et les reliques de martyrs. Du Sacro Monte, la vue est magnifique.

Du Sacro Monte on peut revenir, en rejoignant à pied par des sentiers très escarpés et en descendant le long de la muraille arabe, à Vermitage de San Miguel el Alto (PI. B, 1), qui s'élève au sommet de la colline dominant au N.-E. le quartier de l'Albaycin, sur l'emplacement d'un ancien fort arabe détruit par les Français en 1812. De l'ermitage la vue est également splendide.

Dans le vallon du Darro, entre le Sacro Monte et la Silla del Moro, on

F eut faire sur la rive g. la promenade classique mais peu intéressante où on voit plusieurs fontaines, en particulier la fuente del Avellano (fontaine du Noisetier).

2° Ascensions dans la sierra Nevada. — Renseignements pratiques :

Saison : du 25 juillet au 15 août, période pendant laquelle la neige disparaît ordinairement des altitudes inférieures à 3,200 m. sur le versant N. et 3,300 m. sur le versant S. Quand la neige est encore abondante on peut monter au Pïcacio rfe Ve/eia(3,428m.) en partant de Grenade et au Mulhacén ou Mulahacén (3,461 m.) en passant par l'Alpujarra et en prenant Capileira ou Trevelez comme point de départ. De Grenade môme, à la seule inspec tion de la sierra, le guide indiquera ce que Ton peut entreprendre. — Durée : 2, 3, 5 j. et plus. — Montures et bêtes de somme; vivres pour les hommes et les montures; tente nécessaire si l'on doit rester plusieurs jours, car les gîtes et les abris sont peu nombreux, insuffisants ou situés trop bas : monter de l'eau et du bois au Mulhacén si l'on y couche. — Gites : cortijo de S. Gerônimo; grotte (cueua) de Panderones (incommode); refuge au col de Veleta (en mauvais état); cortijo de la Estrella; masures au sommet du Mulhacén. — Prix approximatifs : guide 5 p. par j. (nourriture en plus); un mulet avec un arriero (conducteur), 5 à 6 p. ; deux mulets et un arrière, 7 à 8 p. par j. (nourriture du conducteur et orge pour les bêtes en plus); un cheval, 6 p. env. (nourriture comprise).

Conseils aux touristes. — Traiter directement avec les guides et les arriéres et ne s'adresser ni aux interprètes ou guides des hôtels, ni même aux propriétaires de ceux-ci, si l'on ne veut pas payer des prix considérablement plus élevés. — On peut obtenir des renseignements précis au sujet des ascensions en s'adressant aux alpinistes D. Dionisio Carnicero, calle de Piedra Santa, 17, et D. Manuel Mariscal, à la Zubia.

8° Lanjarôn (@ 48 k. S. ; service quotidien d'automobiles). — On suit la route de Motril qui, par Armilla, le gué du rio Dilar (680 m.) et Alhendin, monte au (15 k.) col de Suspiro del Moro (855 m.), pour descendre dans le bassin de la Méditerranée par la merveilleuse vallée de Lecrin. Au (41 k. 5) pont (575 m.) et à la venta de Tablate, on quitte la route de Motril, pour prendre à g., en face de l'auberge, la route d'Albunol.

48 k. Lanjarôn (bon hôtel), ville de 4,168 hab., à 705 m. d'alt., dominée au N. par la cime neigeuse du Cerro del Caballo (3,053 m.), et possédant des sources ferrugineuses bicarbonatées, renommées pour les aHections de l'estomac, du foie et la chloro-anémie, est au seuil de YAlpujarra, contrée rendue fameuia par la révolte et la résistance des Morisques sous la con-

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duite de Muley-Aben-Humeya (1568-1570). On y jouit d'une vue splendide sur la vallée de Lecrin et la mer qui brille entre les montagnes de Lajar et las Guajaras.

4° Motril (^ 76 k. S. ; service quotidien d'automobiles, bureau à Grenade • puerta Real, Acera de Daro, 24).

41 k. 5 de Grenade à la venta de Tablate ( V. ci-dessus, 3®). — Au delà la route descend rapidement dans un ravin profond (vues superbes); au 48* k., pont de pierre à une hauteur vertigineuse au-dessus du torrent, puis long I tunnel. — 58 k. Vêlez de Benaudalla^ gros village dominé par une tour octogonale. — La route quitte la vallée, franchit un col, s'engage (67 k.) dans un long tunnel au sortir duquel on a un coup d'œil éblouissant sur la mer.

76 k. Motril (fonda del Comercio, 5 p. par j.), ville de 16,000 hab., à 3 k. de la mer (petit port relié à la ville par un tram), dans le plus beau site du littoral S. de l'Espagne. On ne saurait trop recommander d'aller de Motril " au village de Salobrena (6 k. 0.) par une route carrossable mal entretenue qui traverse une contrée merveilleuse, rappelant les paysages des Antilles, avec ses champs de canne à sucre et ses villas ombragées de dattiers, de . cocotiers, dont les jardins sont riches en plantes tropicales. On passe à gué (5 k.) le torrent de Guadalfeo et on atteint le pittoresque village de Salobrena dominé par les ruines d'un alcazar arabe, d'où l'on a une vue superbe sur les campagnes environnantes, la mer et la sierra Nevada.

De Salobrena on peut atteindre Mâlaga (98 k. O., 104 k. de Motril, d'où il y a un service quotidien de dilig. et de tartanes) par une roiite empierrée bien entretenue. — Au delà de Salobrefia la route s'élève à une centaine de m. et s'y maintient pendant une dizaine de k. en traversant un pays de caractère africain d'une grandeur sauvage. Puis on découvre la plaine d'Almuiiecar.

— 14k. A Zm2/wecar( fonda de la Marina.hien située, 5 p. par j.), bourg pittoresque au bord de la mer, avec les ruines d'un alcazar. — Après avoir traversé La Herradura, village de pêcheurs, la route s'élève de nouveau rapidement et atteint (29 k.) soi^ point le plus élevé; c'est ici la partie la plus admirable de cette corniche espagnole (gigantesques falaises plongeant à pic dans la mer). La route descend et traverse les villages de Marro (43 k.) et de Verja (47 k. ; posada) dont les campagnes plantées de canne à sucre sont irriguées par un vaste aqueduc moderne. — De là on longe tout le temps la mer. — 68 k. Torre del Mar, stat. du ch. de fer à voie étroite "Mâlaga à Velez-Mâlaga, à 30 k. de Mâlaga (trajet en 1 h. 15 à 1 h. 30; 2 p. 50 et 1 p. 90).

De Grenade a Séville, par Bobadilla et Marchena, R.32, en sens inverse ;

— A CoRDOUE, R. 36, en sens inverse ; — a Murcie, par Baza et Lorca, R. 38. Distances, par la route, de Grenade à : Jaén, 101 k. ; — Puerto Lumbreras,

205 k., et Murcie, 287 k.; — Mâlaga, 135 k. ; — Cordoue, 222 k.

Route 38. — DE GRENADE A MURCIE

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