PAR ALCAZAR DE SAN JUAN, ALBACETE ET CHINCHILLA
•2« et 3« cl.). — 65 p. 65, 50 p. 90, 31 p. "20 (suppl. pour le wagon-lits, 21 p. 25). Auto-cyclisme : — - @ 448 k.; bonne route. — De Madrid à Ocana, 64 k. (p. 305). — On sort par la calle del Pôsito. — 80 k. 8. Villatobas. — 10) k. 8. Corral de Almaguer. — 124 k. 2. Quintanar de la Orden ; route médiocre pendant plusieurs kilomètres. — 142 k. 8. Mot a del Cuervo. — 154 k. 5. El Pedernoso. — 162 k. 2. Las Pedroneras. — 174 k. 2. El Provencio ; route plate, poussiéreuse et monotone. — 199 k. 4. il/maya. — 215 k. 4. La Roda. — 233 k. 7. La Gineta. — 252 k. Albacete (sortie par la calle del Puente et la route de Murcie). — 277 k. Pozo Canada. — 304 k. Tobarra. — 313 k. Hellin\ la route est désormais mauvaise en général, sinueuse, très ondulée, et pittoresque, surtout dans la sierra de las Cabras. — 330 k. Cancarrix ; gué puis descente de 900 m. à 7 0/0. — 357 k. Cieza; gué. — 388 k. 5. Molina. — 395 k. Espinardo. — 399 k. Murcie (sortie par l'alameda de Colon et la carie de Floridablanca). — 404 k. 5. Palmar: montée de 7 à 10 0/0. — 433 k. Albujôn, — 443 k. Los ûolores. — 448 k. Cartagène.
148 k. de Madrid à Alcazar de San Juan (R. 28). — - On quitte la ligne d'Andalousie pour se dirigei vers l'K. à travers la
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Mancha aride et triste. — 156 k. Campo de Criptana (10,000 hab.), à 651 m., sur un soulèvement de terrain appelé pompeusement la sierra de los Molinos, où se trouvent une trentaine de moulins, qui seraient ceux contre lesquels combattit don Quichotte. — On franchit le Zancara.
172 k. Zancara, à 653 m. — 187 k. Socuellamos, avec une forêt de chênes verts (encinas) exploités pour la fabrication du charbon.
— 204 k. Villarrobledo, à 714-724 m. — 226 k. Minaya, à 717 m. — Tranchée au pied d'une colline de carbonate de chaux (blanc d'Espagne). — La voie traverse une région déserte dite steppes castillans.
243 k. La Roda, 7,000 hab., stat. importante par son mouvement commercial. — 261 k. La Gineta, à 688 m. — La voie franchit le canal de San Jorge et celui, plus important, de Maria Cristina.
279 k. Albacete (D, VAl-Basit des Arabes, ville de 21,637 hab., ch.-l. de la province du même nom, à 686 m., avec des restes de murailles dans la partie supérieure ou alto de la villa, et connue pour sa coutellerie (en particulier les navajas, couteaux à ressort et cran d'arrêt qui servent parfois encore aujourd'hui à vider les querelles et satisfaire les vengeances).
298 k. Chinchilla (g); X pour la Encina-Alîcante (R. 40) ou Valence (R. 42) ; on change de voiture pour Murcie-Gartagène (à moins que Ton ne soit monté dans la voit, directe de Madrid à Cartagène). La ville est située à 898 m. d'alt., à 5 k. N. de la gare sur une colline tufacée aux flancs percés de nombreuses habitations. L'église Sta Maria del Salvador a une abside d'une riche décoration plateresque. Un château en ruines domine la ville.
La ligne de Murcie, laissant à g. la ligne d'Alicante, descend vers le S. à travers une campagne désolée. — 310 k. Pozo Canada,
— A dr., las Pehas de San Pedro, belles roches au pied desquelles passe la voie pour s'engager dans un petit défilé. — 339 k. Tobarra, à 631 m., dans une contrée fertile. — A dr., vers l'O., sierra de Alcaraz (1,802 m.) et Calar del Mundo (1,658 m.); à g., de l'E. au S., sierra de las Cabras.
348 k. Hellin, VIlunum des Romains, petite ville de 14,100 hab., doit son importance à des mines de soufre, connues depuis les Romains et situées à env. 20 k. S. — A dr., vers l'O. et le S.-O., montagnes aux contours bizarres, séparées par des vallées profondes; la chaîne la plus méridionale est la sierra de Taibilla,
367 k. Agramôn, dans la vallée du Mundo, qui s'est ouvert ici un passage (hoyo) au milieu des rochers, au pied de murailles à pic, hautes de 60 à 70 m. La voie contourne ce site pittoresque. — Pont sur la rambla (fossé) del Saltavar et tunnel.
379 k. Minas {Las Minas del Mundo), stat. au confluent du Mundo et du Segura, desservant des mines de soufre. — La voie, suivant le cours du Segura, dont elle longe d'assez près la rive g., contourne le versant S. de la sierra de las Cabras. — Toute cette région est couverte de plantations d'alfa. — Tunnel.
385 k. Calasparra, à 4 k. S.-O., au pied d'une colline que couronnent les ruines d'un château. — Rizières. — La voie décrit de
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grandes courbes, dans une vallée accidentée. — Viaducs sur la rambla del Mono et sur la rambla del Judio,
410 k. Cieza, ville de 13,000 hab., à 180 m. (restes d'une forteresse romaine), sur la rive g. du Segura et sur un plateau, entouré de montagnes ravinées. — Viaduc en fer sur la rambla del Moro.
420 k. Blâma, à 3 k. à dr., sur la rive g. du Segura, au pied du rocher de la Peha negra (vestiges d'un château maure). Riche huerta plantée d'orangers.
433 k. Archena, stat. de la localité de ce nom, située à 7 k. 0. sur l'autre rive du Segura, et qui possède un établis&ement thermal (sources chlorurées sodiques sulfureuses et iodurées, 52* G., 400,000 lit. en 24 h.), très fréquenté.
La voie parcourt une plaine où les Garthaginois et les Romains se livrèrent de sanglants combats dans lesquels les deux Scipions furent vaincus par Massinissa. — A g., au milieu d'une riche huerta, Molina (salines). — La voie franchit le Segura et le Mula. — 445 k. Cotillas, — Pont sur la rambla Salada.
452 k. Alcantarilla, X pour Grenade, par Lorca, Guadix et Moreda (R. 38), relié à Murcie par un tram.
On découvre à g. la haute tour de Murcie. — A dr., montagnes rocheuses sur le penchant desquelles est le célèbre sanctuaire de la Fuensanta (p. 412).
460 k. MURCIE (g) (Murcia), ville de 124,983 hab. (la ville proprement dite n'en a que 31,921), ch.-l. de la province du même nom, est située à 43 m. d'alt., au centre d'une très riche campagne (huerta), sous un climat très tempéré en hiver, mais excessivement chaud en été.
Les rues sont, en général, étroites et peu animées. Les deux artères principales sont la calle del Principe Alfonso, qui se dirige de la cathédrale vers la place de Santo Domingo, et la calle Plateria, qui coupe la première à angle droit; dallées et renfermant les principaux magasins, elles sont couvertes en été de toldos, toiles tendues d'une maison à l'autre. Dans les autres rues on . voit de belles maisons anciennes, avec patios et jardins.
6 p. par j.) ; — Nieto, même rue; etc.
Poste : — calle de San Cristobal.
Télégraphe ; — calle de San Antonio.
Trams : — de l'Audiencia ou de la Cathédrale à Alcantarilla et à Espinardo.
Hôtels : — Gran Hôtel Universal, pi. San Francisco, nouvellement installé (très bien tenu; 8 et 10 p.
parj.); — Pafron (même propriétaire), calle del Principe Alfonso ; — Palacio, même rue; — moins chors : Amat, calle del Principe Alfonso, 32 (dep.
Histoire. — Murcie, la Medinat Mursija des Arabes, date du commenc. du viii* s. Elle passa, tour à tour, sous l'autorité des califes de Damas, de ceux de Bagdad, et enfin de ceux de Cordoue. En 1224, lors du démembrement du califat de Cordoue, elle devint la capitale d'un royaume particulier qui dura peu de temps et fut annexé, dès 1243, à la couronne de Castille, dont il suivit la fortune. Quelques années plus tard, Alphonse X peupla Murcie de Catalans, d'Aragonais et même de Français. Il existe encore auj. quelques vieilles familles dont les noms indiquent une origine française.
Murcie a subi, à dix siècles de distance, deux sièges célèbres. Le premier remonte à l'époque où les Maures envahirent le royaume des Goths. Le
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second eut lieu, au commenc. du xviii* s., à la suite de ravènement de Philippe V. Murcie avait fermé ses portes à l'approche de l'archiduc Charles d'Autriche, prétendant à la couronne d'Espagne; mais elle n'avait pour défenseur qu'une troupe indisciplinée de paysans. Ce fut lévèque Louis de Belluga, qui, en inondant la campagne à plusieurs lieues à la ronde, arrêta la marche de l'archiduc et sauva la ville.
Murcie a été ravagée, en 1651 et en 1879, par de terribles inondations.
Les processions de la Semaine Sainte sont très curieuses et ont un caractère plus religieux qu'à Séville. Le défilé nocturne, dans les ruelles étroites de la vieille ville, des pénitents revêtus de cagoules multicolores et portant sur leurs épaules les pasos de Zarcillo, ou soufflant dans de lourdes trompettes traînées sur de petits chariots, ne peut manquer de frapper vivement l'étranger.
ITINÉRAIRE, — La gare se trouve sur la rive dr. du Segura, à quelque distance de la partie la plus importante de la ville, située sur la rive g, — En sortant de la gare on peut suivre à g. un chemin qui débouche sur le paseo de Floridablanca, lequel traverse la plaza de Gonzalez Conde où s'élève à dr. Véglise del Carmen, du XVIII® s. On longe le beau jardin de la Floridablanca à dr. (statue de Moniho, comte de Floridablanca, ministre de Charles III, 1729- 1808) et on aboutit à la plaza del Marqués de Camachos (statue de M, Muhoz, bienfaiteur de la ville).
On franchit ensuite le Segura et on atteint la plaza de la Constituciôn (ou Arenal), à g. (0.) de laquelle on va au paseo del Malecôn (V, ci-dessous), et, à dr., au paseo de la Reina Victoria ou de la Glorieta, jolie promenade, bornée au S. par le rio Segura, au N. par VAyuntamiento et par le palacio episcopaL Entre ces deux édifices une courte rue débouche sur la plaza del Palacio, d'où l'on a un beau coup d'œil sur la cathédrale qui s'élève à TE.
La * cathédrale (Santa Maria) est un bel et imposant édifice commencé dans la seconde moitié du xiv* s., inauguré au milieu du XV* s., terminé au xvi*, et remanié au xviii* s. La façade du style rococo, dessinée par Jaime Bort en 1737, est d'ordre corinthien au premier corps, d'ordre composite au second. Le portail, en marbres de couleur, a trois entrées (au centre, Assomption),
Sur le côté S., vers la calle de los Apostoles, on remarque la riche ornementation plateresque de la chapelle de los Junterones et, quelques pas plus loin, la portada de los Apostoles (gothique ; xv* s. ; restaurée). A l'angle N.-E. la chapelle octogonale de los Vêlez (fin du xv* s.) du style gothique mudejar le plus bizarre et le plus voisin du style manuelin, est garnie à l'extérieur d'écussons gigantesques et de chaînes (cadenas). Sur le côté N., la haute tour (90 m. env.), d'aspect grandiose, à 5 étages décroissants, commencée en 1521, par le Florentin Francesco l'Indaco, continuée (1" étage) par Jerônimo Quijano, achevée en 1792, domine la plaza de las Cadenas, sur laquelle s'ouvre une porte monumentale. On n'omettra point de faire l'ascension de cette tour (entrée par le côté E. de la tour; s'adr. à la porte en face; pourb. 0 p. 25), pour jouir d'un *panorama enchanteur sur la huerta, au S. sur les monts et l'ermitage de Fuensanta, à l'O. sur le couvent des Hiéronymites, au N.-E. sur le mont Agudo couronné d'un castillo.
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Intérieur. — En partie du style ogival, 3 nefs, coupole très élevée, gréca» romaine. — A dr., 4" ghap. (del Nacimiento l«g Jesucristo ou do Los Junte- RONEs), bâtie de 1515 à 1574, d'une riche décoration plateresc|ue : beau baarelief (la Nativité) du commenc. du xvi* s. par Francisco l Indaco et son frère Jacopo. — 5«' chap. (de San Nicolas ou de la Sagrada Familia) : grille du xv« s. — Transepts. : porte de los Apostoles (V. ci-dessus). — Abside : 4» CHAP. (de LOS Vêlez) : belle porte et très riche ornementation gothicoplateresquo (1507); dans la chaire en haut, à g., remarquer le squelette prêchant. — Capilla Mayor, avec retable monumental de style gothique (moderne). Sur la paroi g., dans une niche, élégant tombeau où sont déposés les viscères d'Alphonse le Sage; belle grille avec deux belles chaires. — Transept N. : porte de las Cadenas (V. ci-dessus). A côté de ce transept, au commenc. de l'abside, s'ouvre, à l'étage inférieur de la tour, une élégante porte plateresque qui conduit à la sacristie, avec de très belles boiseries de 15*25 et une custode par Ferez de Montalbo (1677). — Le cloître^ auquel accède une porte du bas-côté g. (N.), date du xiv« s.
En sortant de la cathédrale par le transept N. on se trouve sur la plaza de las Cadenas, au N. de laquelle commence la calle del Principe Alfonso, animée et d'un aspect intéressant (maisons à balcons). Cette rue conduit à la plaza de Santo Domingo, ombragée d'arbres; à l'O. de Tinsigniflante église de Santo Domingo, s'élève le théâtre Romea (vaste et très élégante salle).
La calle de Plateria, animée surtout à cause de ses nombreux magasins, croise de I'ET! à l'O. la calle del Principe Alfonso et aboutit, vers l'O., à Isl plaza de Monasot, dont le côté E. est formé par Véglise de Santa Catalina (quelques tombeaux remarquables) et le côté S. par la maison dite del Contraste, où l'on gardait jadis les poids et les mesures.
Au N.-O. de cette place, on va par la calle de San Nicolas à Véglise de San Nicolas qui possède dans les chapelles de g. une statuette en bois peint de St Antoine par Alonso Cano et un groupe (St Joseph et VEnf. J.) par Mena; plus à l'O., sur la plaza de San Agustin, une chapelle ronde, à côté de l'église San Andrés, la Ermita de Jésus.
A Tint., collection de groupes figurant des scènes de la Passion du Christ, appelés *pasos, destinés aux fameuses processions de la semaine sainte et qui sont les meilleures productions du sculpteur Francisco Zarcillo (ou Salcillo, 1707-1748, p. xciii ; entrée par la maison à dr. de la façade, où habite le sacristain ; pourb. 1 p. ; le permis de visiter qu'on peut se procurer par l'hôtel, n'est pas indispensable).
On voit encore de belles sculptures de Francisco Zarcillo à San Miguel (retable), église située à l'E. de la précédente, et à San Juan (tètes de St Jean et de St Paul), église au S.-E. de la cathédrale.
De San Juan, on va au S. sur la rive g. du Segura et on remonte la promenade jusqu'au Salon de la Glorieta, puis en amont du pont on va au paseo del Nalecôn {malecôn signifie digue), longue terrasse sablée (vue charmante) formant la crête d'un perré construit par les Romains pour préserver le pays contre les inondations. A dr. en contre-bas est le jardin botanique. De ce côté se trouve un faubourg entièrement habité par des gitanes.
Dans la partie N.-E. de la ville, sur la plaza de la Trinidad, le Musée Provincial est installé dans un grand bâtiment neuf (ouvert de 9 h. à midi et de 3 à 5; pourb. 0 p. 50). Au rez-de-chaussée,
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collection archéologique : faïences hispano-mauresques ; antiquités préhistoriques, ibériques et romaines de la région; monnaies; quelques toiles. Au 1" étage, musée de peinture : un beau Bibera, des dessins de Zarcillo et des tableaux modernes sans grand intérêt.
[La huerta de Murcie offre, dans un cadre de croupes roussies et pelées, une végétation merveilleuse formée de mûriers, figuiers, orangers, palmiers, etc., grâce au système d'irrigations qui est resté le même depuis les Maures. L'industrie de la soie y a une certaine importance; la récolte des oranges est considérable.
On peut faire dans la huerta plusieurs promenades intéressantes : — M5 min. S.) Fuensanta^ pèlerinage très fréquenté, avec une chapelle (Vierge de Fuensanta, patronne de Murcie), sur un petit plateau, dominant la vallée du Segura (vue magnifique), et, au-dessous^ la fontaine sacrée (1578), ombragée par de beaux arbres; — (5 k. N.-E.) Monte Agudo, forteresse en ruines couronnant une colline conique à l'entrée de la vega d'Orihuela. Elle a servi de résidence aux rois maures ; on y a trouvé de nombreux restes romains et arabes.]
De Murcie a Grenade, R. 38, en sens inverse; — a Alicante, par Elche, R. 41, en sens inverse.
Au delà de Murcie, la voie décrit une grande courbe autour de la ville. — 466 k. (de Madrid) Beniajan, au milieu d'un immense jardin d'orangers. ^
470 k. Alquer!<as, X pour Elche et Alicante (R. 41).
La voie décrit une courbe, pour s'élever à travers des collines arides et rocheuses, jusqu'au puerto de San Pedro (240 m.), d'où elle descend en vue du campo de Cartagena^ immense campagne qui s'étend jusqu'à la mer.
499 k. Balsicas. — A g., la mar Menor^ grand lac salé, ou mer intérieure, séparée de la Méditerranée par une langue de sable large de 500 m. env., avec, à son extrémité N., un étroit goulet et à l'extrémité S. la haute arête rocheuse du cap de Palos. — 508 k. Pacheco. — 513 k- La Palma. — 522 k. Los Molinos (tram pour Gartagène). — On descend par des pentes rapides en vue de Gartagène avec à dr. les remparts et des forts en ruines, et à g. le fort dit Castillo de los Moros.
525 k. GARTAGÈNE (Cartagena), ville de 103,373 hab. (la ville proprement dite n'en contient que 50,000), port militaire le plus important de l'Espagne et place forte de premier ordre, est située a\i fond d'une baie profonde, entièrement dominée par des hau^ teurs fortifiées. Ce sont : — du côté de la mer, et sur deux collines dominant l'entrée du port, à des hauteurs de 200 à 280 m., le fort des Galeras à TO., et le fort San Jalian, à TE.; — du côté de la terre, à l'O., le grand fort de VAtalaya (200 m. au-dessus de la plaine), et à l'E., le castillo de los Moros, moins important. L'enceinte fortifiée est maintenant déclassée et en partie démolie. Quatre castillos, qui ne sont plus que des ruines, couronnent les quatre collines de la ville.
Hôtels : — de Ftaricia et de Paris, . Bamos, plaza de Prefamo, 8 (dep. 7 p. calle de Osuna et plaza de Sta Cata- par j.); etc. lina (bien situé; dep. 8 fr. par j.); — 1 Re9tauraBt t — Cartagena, calle
B/onj^
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de la Marina Espanola (ou calle May or), 45 (déj. 3 p.).
Cafés : — Suizo; — Impérial; — de la Marina^ tous calle Mayor.
Poste : — plaza de Valarino To^ores.
Télégraphe : — calle de Cuatro Santos.
Bateaux à vapeur : — Ibarra et C*«, le sam. pour Alicante, Valence, Tarragono, Barcelone et Cette; —
C** Seviliana : le lundi pour Alicante, Valence, Barcelone et Cette; 1© mercr. pour Almeria, Malaga, Cadix et Séville ; — C*® Transatlantique pour Oran et Marseille.
Théâtres : — Principal^ plaza del Rey ; — del Circo^ calle Sagasta.
Plaza de Toros : — dans le quartier E. au pied du château.
Consulat : — de France, calle do Jara.
Histoire. — Cartagène, fondée, dit-on, par Asdrubal, fut, sous la domination romaine, selon le témoignage de Strabon, la ville la plus importante de la région ibérique. Pline la surnommait « Espartaria », en raison de Tabondance des cultures de sparte (alfa) de la région. Dès les premiers temps de la domination des Maures, sous le nom de Cartadjanah, elle devint le siège d'une principauté indépendante, jusqu'à la conquête du roi St Ferdinand (1242); puis les Maures la reprirent et la conservèrent pendant 22 ans; ce fut le roi don Jaime d'Aragon qui Tenleva en dernier lieu à la puissance musulmane. — En 1588, le pirate anglais Drake saccagea la ville, puis fit route pour la Jamaïque. — Cartagène joua un grand rôle pendant la guerre de rindépendance, et plus tard, en 1823, pour la cause de la liberté. Elle prit souvent parti dans les dissensions intérieures, en 1843 et 1844, et lors du soulèvement socialiste de 1873, dans lequel elle fut entraînée, elle fut assiégée, bombardé© et obligée de capituler.
ITINÉRAIRE, — La nouvelle gare se trouve à env. 500 m. de la puerta de San José; de là, on prend, à dr., la calle de San Diego, qui conduit à la plaza de la Constitucion; en suivant la commerçante calle del Dnque et la calle de Cuatro Santos, puis en prenant à g. la calle Pi y Margall et en montant tout droit par la cuesta de la Baronesa, on atteint la vieille cathédrale, VIglesia antigua, bâtie au xm*' s. dans le style ogival et restaurée de nos jours. De là, on monte au castillo dç la Concepciôn, le point le plus élevé de sartagène, d*où la vue plane sur la ville et le port.
A quelques pas à l'O. de la cathédrale, la plaza Garcia Alix ou de Santa Catilina est bornée à l'O. par le nouveau palais de VAyuntamiento (dans la salle des Archives, au 2* étage, quelques antiquités). Ici se détache, dans la direction N.-O., la calle de la Marina Espanola, plus communément appelée la calle Mayor, interdite aux voitures et la plus animée de la ville. A TE. de la calle Mayor, dans la calle Garcia Alix, ou del Aire, Véglise Santa Maria de Gracia contient au retable des sculptures de Fr. Zarcillo (p. xciii). En face de l'église, au n° 33, musée archéologique de la Sociedad Economica (pourb. 0 p. 50) contenant des inscriptions et des antiquités romaines intéressantes. Au S. de la plaza de Santa Gatalina, la puerta del Mar s'ouvre surle large môle appelé muelle de Alfonso XII et sur le port.
Le port, un des plus beaux du monde, est excellent; les navires y peuvent aborder de côté par des fonds de 8 m. Une anse intérieure sert de bassin à l'arsenal. Deux digues ferment la baie.
L'Arsenal (peu intéressant; visible seulement sur la recommandation du consul de la nation à laquelle appartient le voyageur), construit de 1874 à iS76, occupe un vaste espace à l'O. de la ville,
II CARTAGÈNE. ||
au pied du fort des Galeras. L'arsenal comprend un bassin, des cales, une grande cale sèche, un bassin flottant de radoub (dique) de 10,000 tonnes et des ateliers de toutes sortes. — Le Presidio, qui contient 800 à 900 forçats, occupe un angle de TarsenaL
Gartagène n'a pas de promenades. La muraille de mer^qui domine la baie, les nouveaux quais et la calle Real, bordée de palmiers, de la plaza del Rey au canal de Algameca, en tiennent lieu. A la place de la porte de Madrid s'étend maintenant Xo. plaza de Espana avec un joli jardin. A côté, au pied de l'Atalaya, une plantation de palmiers, qui entoure le faubourg de Quitapellejo, constitue l'unique partie verdoyante de la plaine. f^ Le faubourg de Santa Lucia (tram) situé sur le port, mais en dehors et au S.-E. de l'enceinte, renferme de nombreuses fonderies de plomb et de cuivre et des fours de calcination pour les minerais.
[District minier. — Toute l'importance commerciale et industrielle de Cartagène est due à ses mines, situées dans le massif montao-neux qui s'étend entre la ville et la mar Menor (p. 412). '^
Ces mines, déjà exploitées au temps des Romains, consistent en puissantes couches d'oxyde de fer (hématites) recouvrant des filons de minerais de plomb argentifère et de zinc.
Les centres les plus importants de ce district sont : — la Union (10 k N.-E.; ^ : station près de la porte de San José; 1 p., 70 c.) ville industrielle de 30,275 hab. (hôt. Espana)\ la ligne se prolonge au delà jusqu'à (6 k.) los Blancos. — Porman, au fond d'une baie : — Escombrera à l'une des pointes de la rade de Cartagène; — Mazarrôn, au pied do la sierra, d'Almenara, relié par ch. de fer à son port (EL Puerto), traiet en 20 min. 50 c. et 35 c] /i ^ «
*i6 - [R. 4Ô] Il DE MADRID A ALlCANTË.
Route 40. — DE MADRID A ALICANTE