PAR ALCAZAR DE SAN JUAN ET LA ENCINA
^ 455 k., Madrid-Saragosse-Alicante (gare du Midi); en 12 h. 40 par lo correo-express du s. (l'°, 2» et 3* cl.; -wagon-lits deux fois par sem. dans Chaque sens; consulter les Indicateurs) et en 19 h. 45 par le train mixte.
— 56 p. 90, 44 p. 10, 27 p. 05; suppl. pour le wagon-lits, 18 p. 75. Auto-cyclisme : — @421 k. — De Madrid à Albacete, 252 k. (p. 406). — Route
médiocre d'Albacete à Villena, où elle devient mauvaise et impraticabld en temps de pluie. — 267 k. Chinchilla. — 286 k. El Villar de Chinchilla,
— 302 k. Bonete. — 325 k. Almansa (suivre les callesdel Duque de la Victoria et de Pi y Margall). — 362 k. Villena ; montée de 300 m. de 7 à 10 0/0. — 373 k. Sax ; descente rapide et deux montées. — 383 k. Elda,
— 398 k. Monforte. — 421 k. Alicante.
298 k. de Madrid à Chinchilla @ (R. 39), par Alcazar de San Juan (R. 28). — 79 k. de Chinchilla à la Encina (R. 42).
377 k. La Encina (D, X pour Valence (R. 42). — On traverse le plateau de la Encina et on descend la vallée du Vinalopo; à l'hO" rizon, sierra de Salinas et sierra Lacera. — Le pays, accidenté, est coupé par de profondes ravines (ramblas) que franchissent des ponts. — Tranchées. — 383 k. Caudete,
396 k. Villena, à g., 14,100 hab., à 501 m. (vieux château sur une colline).
DE VILLENA A JUMJLLA (ç^ économique, 51 k. S.-O.). — 8 k. La$ Virtudes entre les hauteurs qui séparent la sierra Lacera (N.) de la sierra de Salinas (S.). — 23 k. Yeda, ville de 18,000 hab. au pied du mont Castillo (aux environs, au Cerro de los Sanios, ont été découvertes de nombreuses antiquités, vestiges d'une ville inconnue). — 45 k. Jumilla, 14,000 hab. : 2 églises avec tableaux anciens ; belle maison du xv« s.
DE VILLENA A MURO (^ économique, 51 k. E.), par -fiiar, Benejamai Baneras, Bocairente (pittoresquement étage) et Alfafara. — 41 k. Agrès, où l'on croise la ligne de Jativa à Alcoy (p. 425). — 51 k. Muro, jonction avec la ligne d' Alcoy à Gandia (p. 425).
407 k. Sax, à dr., sur la pente d'une roche élevée très curieuse que couronne un château ruiné. — Pont sur le Vinalopo et tunnel de 600 m. sous la Pena de la Correta, immense rocher. — Au loin, on voit, à g.. Pétrel (ruines d'un château mauresque). — 414 k. Elda, à g. (ruines importantes d'un alcazar gothique), au milieu d'une huerta magnifique, et dominée par une haute montagne de .< forme carrée. — 419 k. Monôvar, 8,792 hab., sur une haute colline^; à dr. — La voie passe sur un beau pont en fer (travée de 30 m.), à \ une grande hauteur au-dessus du Vinalopo, qu'elle laisse ensuite 1 à dr., et parcourt une vallée ravinée.
425 k. Novelda, 11,390 hab., à 254 m. et à 2 k.. à dr., dominée par la sierra del Cid (vieux château). La vallée, à dr., s'étend en I une superbe vegade végétation magnifique (caroubiers, amandiers,! figuiers, palmiers, orangers). — La voie franchit le puerto de la* Hermosa, puis plusieurs ramblas (ponts importants); région aride, '
ALIGANTÉ. Il
— A dr., hautes montagnes et, en arrière, la Pena de las Aguilas,
447 k. San Vicente del Raspeig (maisons de campagne). — On
découvre la masse rocheuse qui porte le castillo de Santa Barbara.
455 k. ALICANTE (gare de Madrid), ville forte de 51,165 hab.» ch.-l. de la province du même nom, occupe, au pied d'une haute colline pelée, le centre d'une baie formée à l'E. par le cap de las HuertaSy au S. par le cap de Santa Pola, La ville s'élève en amphithéâtre, depuis le bord de la mer jusque sur les flancs abrupts que couronne le fort de Santa Barbara, En arrière de la ville, sur une colline moins élevée, est le fort San Fernando.
La ville, assez jolie, est bien bâtie et d'aspect tout moderne, avec ses rues larges et droites, dont les plus fréquentées et les plus commerçantes sont la calle Mayor et la calle Princesa; mais on y chercherait en vain les minarets chantés par Victor Hu(^o dans ses Orientales : « Alicante aux clochers mêle les minarets n ,
Si elle était ailleurs qu'en Espagne, Alicante, appelée la Nice levantine, serait maintenant une station d'hiver des plus fréquentées. L'air y est pur, le ciel magnifique; la température n'y descend jamais plus bas que + 6° en hiver, et ne dépasse pas + 30° en été. C'est une station de bains de mer très fréquentée l'été. — Les environs de la ville sont très arides. Il y a, à l'E., une vega, que traverse le tram de Muchamiei.
Gares : — de Madrid (C'« Madrid- Saragosse-Alicante), à 500 m. env.
O, du centre; — de Murcia (Ch. de fer Andalous), à 1 k. env. S.-O. du centre, près du bord de la mer= — Omnibus des hôtels.
Hôtels : — Reina Victoria^ sur le paseo de los Martires (de la soc.
franco-espagnole des Grands hôtels ; 10-15 p. par j.; bains, électr.); — Simon^ au port (dep. 9 p. par j.); — Samper, au port (dep. 7 fr. par j.).
Cafés : — Suizo, calle de S. Fernando ; — Espanol^ del Comercio (avec rest.), paseo de los Martires.
Bains de mer : — Baûos de Diana ; — de la Esperanza^ etc., à l'angle N.-E. du port.
Poste : — plaza de Isabel II.
Télégraphe : — paseo de Mendez Nunez, 37.
Voitures de place : — de la gare ou du môle à la ville, 50 c. par pers.; course en ville, 1 p. pour 1 ou 2 pers. ;
Histoire
25 c. par pers. supplémentaire ; l'heure, 2 fr. 50; bagages, 50 c. par malle ou valise.
Tramways (traction animale; on doit y substituer la traction électrique) : — de la plaza de Ramiro au barrio de Benalua,5 c; — de la plaza de Ramiro à la plaza de Tores, 25 c.
Trams à vapeur : — d'Alicante (pi. Santa Teresa, près de l'hôpital militaire) à Cruz de Piedra^ Santa Faz, Muchamiei et Ravalet.
Autobus : — pour Alcoy, 8 p.
Bateaux à vapeur : — 1 barra et O* t le mardi pour Valence-Tarragone- Barcelone-Marseille; le sam. pour Almeria-Malaga-Cadix, etc.) ; — Tintoré : pour Oran 2 fois par semaine ; — s'adresser aux agences de ces C'®".
Théâtres : — Principal, pi. del Teatro ; — Espanol^ près du précédent.
Plaza de Toros : — au N. de la ville.
Consulats : — France^ av. D' Gadea, 21 ; — Belgique^ pi. de Ramiro.
Alicante est bâtie probablement sur l'emplacement de la colonie romaine de Lucentum. Au temps des Goths il paraît que ce ftït près d'Alicante cjue Genséric surprit la flotte de Mayorino et s'en empara. En 1490, Alicante prit le titre de ville. En 1684, elle eut à souffrir de la peste et, en 1706, elle fut occupée, après une assez longue résistance, par les troupes de l'archiduc Charles, qui contestait à Philippe V le trône d'Espagne;. mais en 1708 elle revint à ce dernier.
KSPAQNE. 27
i, ALIGANTE. || [R. 40] — 419
ITINÉRAIRE. —- De la gare, située à l'O. de la ville, près de la rive g. du ravin ou barranco de San Blasio, on se rend par la calle Maisonnave (à g., fort de S. Fernando), la plaza de la Reina Victoria {statue de Maisonnave, à la croisée de la calle Maisonnave et de Vavenida del D' Gadea) et la calle de Sagasta, à la petite plaza de la Constituciôn, au centre de la ville. Vers le N.. le paseo de Mendez Nuhez, espèce de boulevard, traverse du S. au N. presque toute la ville. A TE. de la place de la Constitution commence la calle May or, près de laquelle^ au N., sur la calle de Labradores, est l'église de San Nicolas de Bari, élevée de 1616 à 1662 (intéressante, à une nef, avec galeries entourant Tabside et les faces latérales; belle coupole au centre; cloître auquel on accède par la porte au fond du bras g. du transept). — A Textrémité E. de la calle Mayor, Véglise Santa Maria a été bâtie sous les Rois Catholiques, mais transformée vers 1720 (façade avec Z portes, du style un peu lourd mis à la mode par Borromini). — Entre la calle Mayor et lu plaza de Alfonso XII s'élève VAyuntamiento, bâti de 1696 à 1760 (tours carrées hautes de 35 m. aux deux extrémités; curieuses fenêtres et portes, dans le style churrigueresque).
De la plaza de Alfonso XII on gagne le quai et le port, avec un môle et un petit phare; c'est de là que l'on jouit d'un très beau panorama sur la ville : vers la dr., au sommet d'un haut rocher abrupt, le château de Santa Barbara (F. ci-dessous), en partie démoli pendant la guerre de Succession; plus bas, la. Casa Gonsistorial, aux tourelles carrées s'élevant au-dessus des toits en terrasse, et la cathédrale avec son dôme; à g., le fort du château de San Fernando, et plus près les beUes allées de palmiers qui bordent le port.
Près du môle on voit, sur le quai du port, le Mercado (marché), très animé, à l'O. duquel s'étend, le long du port, le paseo de los Martires, belle promenade {monument aux martyrs de la liberté de 1844), formée par deux longues allées de palmiers et qui constitue la principale attraction de la ville. Sur la calle de los Martires, qui longe la promenade du côté de la ville, se trouvent le Casino, les principaux hôtels et cafés.
A rO. du paseo de los Martires s'étend, jusqu'à la gare deMurcie, VEsplanade de Espaha, plantée de palmiers et de platanes; c'est là que se trouvent les principaux chais et que l'on peut assister aux arrivages des vins de la campagne. Parmi ces vins, on cite, comme les plus renommés, le Aloque, le Belmete, le Fondellot, etc.
A l'E. du môle, la route de Valence, longeant à g. l'esplanade plantée de \Ql plaza Ramiro (à dr., établissements de bains de mer), se développe le long du rivage.
["<- Château de Santa Barbara (2 h. env. aller et ret. ; le permis s'obtient au Gobierno militar, calle de Castanos, 29, au S. de la place du Théâtre). — La route de voitures, très mauvaise (les piétons peuvent abréger par un sentier encore plus pénible), passe devant la grande Manufacture de tabacs, (env. 6,000 ouvrières) et s'élève par une grande courbe jusqu'au château (en
1)artio démoli pendant la guerre do Succession), qui domine Alicante d'une lauteur de 160 m. {très belle vue).
420 — [R. 41] * îl D'ALIGAN'Mi A MUUGlÊ. ||
Couvcsnt de Santa Clara (3 k. E., ^S^ à vap. calle Parroquia). — Ce couvent, situé à Santa Faz (barrio, annexe d'Alicante), a été construit pour recevoir l'une des reliques les plus renommées de la chrétienté, apportée de Rome au commenc. du xv° s. : un des trois linges dont Ste Véronique se servit pour étancher la sueur du visage du Christ.
Elche (21 k. S.-O.). — V. ci-dessous, R. 41.
D'ALICANTE A DENIA (^ à voie étroite, 84 k. en 4 h. à 4 h. 45; 7 p. 50, 5 p. 60, 3 p. 75). — Au delà de (6 k.) San Juan, la voie suit au N.-E. le bord de la mer (belles vues). — 29 k. Villajoyosa, 8,000 hab., petit port; 2 grosses tours restes d'un château-fort. — 35 k. Benidorm, petit port en face de l'île du même nom. — On passe derrière le promontoire de Penas de Aravi (190 m.) puis on côtoie la baie de (48 k.) Altea. — 60 k. Calpe, ancienne ville forte, sur une baie que ferme à l'E. la pointe escarpée de Ifach, ancien volcan. — On s'éloigne de la mer. — 69 k. Benisa. — La voie croise devant Gâta, le petit fleuve Gorgos ou Jalon qui forme en aval le port de Javea, vieille ville de 6,000 hab. (murailles flanquées de grosses tours; castillo S. Juan) et débouche sur la mer entre les caps S. Antonio et de la Nao (dans les rochers de la côte, plusieurs grottes ou cuevas à stalàO tites et stalagmites). — Dénia (p. 426).
Route 41. - D'ALICANTE A MURCIE
^ 76 k., gare dite Estaciôn de Murcia, située sur le bord de la mer, à l'O. du port; traj. en 2 h. 45 à 3 h.; 9 p. 50, 7 p. 20, 4 p. 75; excursion très recommandée à Elche : 21 k., 2 p. 65, 2 p., 1 p. 35; aller et ret. spéciaux au printenfps et en été : 80 c, 60 c, 40 c.
Auto-cyclisme : — @ 83 k. 5; route passable. — On sort d'Alicante par la calle Maisonnave. — 23 k. 2. Elche. — 33 k. 4. Crevillente. — 43 k. 5. Albatera. — 49 k. Cox (un peu avant l'église tourner à dr.). — 59 k. Orihuela (sortie par la calle de Santiago^. — 70 k. 1. Santomera; montée de 500 m. de 5 à 7 0/0. — 78 k. Monteagudo. — 83 k. 5. Murcie.
La voie suit d'abord le rivage; en arrière à g., belle vue sur Alicante et son port, dominée par le Gerro de Santa Barbara; à dr., palmiers. — La voie, laissant à g. le cap de Santa Pola, s'enfonce dans les terres. — 11k. Torrellano, stat. qui dessert à 10 k. le joli port de Santa Pola sur les ruines de l'antique port de Ilioitano^ près de l'importante cité grecque et romaine de Ilice. On a retrouvé quantité de vestiges d'Ilice du côté d'Elche. La collection formée par Aureliano Ibarra a enrichi le musée de Madrid; le célèbre huste d'Elche, le chef-d'œuvre de la sculpture ibérique, trouvé en 1897, est un des joyaux du musée du Louvre. — La campagne est couverte de figuiers, oliviers, grenadiers, amandiers, caroubiers. On voit à g. quelques palmeraies, puis la forêt de palmiers d'Elche*
21 k. Elche (hôt. : de la Confîanza, 7-10 p.; del Commercio, pi. Mayor, 4, pens. 8 p.), la Herna des Tarbassiens, devenue peut-être VHelice des Ibères, des Phéniciens et des Grecs et la Colonia Julia Ilici Augusta des Romains, est une ville de 27,430 hab., au bord de la rambla du Vinalopô.
En visitant Elche on se croirait transporté tout d'un coup dans quelque ville d'Afrique ou d'Orient; rien n'y manque, ni les constructions, ni le paysage, ni même le type des habitants; les
Il ELCHE. Il [B. 41] - 421
rues sont étroites; les maisons, blanchies à la chaux, ont des toits plats formant terrasse et ne reçoivent le jour que par d'étroites fenêtres, auxquelles sont suspendues des esteras (nattes) en jonc; une infinité de palmiers balancent leurs panaches autour de la ville. Elle mérite le surnom de « Jérusalem espagnole ».
Itinéraire. — En face de la gare, qui est au milieu des palmiers, le paseo de la Estaciôn, en terrasse, domine de chaque côté de typiques palmeraies. On entre en ville par la plaza de la Merced et dans une rue à dr. on aperçoit l'église Santa Maria; on poursuit par la calle Canovas del Castillo, et l'on arrive à la plaza D"^ Campello (square). En prenant à dr. la calle Canalejas, on parvient bientôt à la plaza de la Constituciôn. Sur la dr. de cette place et un peu en retrait du premier angle, on aperçoit la tour de la Casa Consistorial que surmonte une curieuse horloge dont le marteau est mû par une grande poupée habillée.
L'église Santa Maria est une vaste basilique du xvii* s., agrandissement de l'église San Nicolas à Alicante, avec galeries hautes et basses formant l'abside et les collatéraux. Elle possède un beau retable avec la statue de la Vierge de l'Assomption. — Dans cette église a lieu, les 14 et 15 août, l'une des plus curieuses cérémonies religieuses de l'Espagne : l'exécution d'un autodafé en langue limousine, tel qu'on l'exécutait au moyen âge : la mise en scène, les costumes, la musique, tout est conforme à la tradition. La cérémonie est accompagnée de processions très pittoresques.
Du haut du clocher (le campanero habite dans une maison à g. de la façade principale) on jouit d'un beau panorama des 3 côtés N., E. et S. sur une véritable forêt de palmiers; du côté N., on a le castillo de la Casa ducal Altamira (ancienne prison) et une cueva arabe au milieu d'un quartier d'allure toute mauresque.
On peut faire un tour dans les quartiers excentriques de la ville, pour juger du pittoresque de ces rues à l'antique espagnole où s'ouvrent des intérieurs pauvres et rudimentaires. Le côté 0. de la ville est bordé par la rambla del Vinalopô, profond ravin bordé de palmiers, franchi par le pont de la Virgen qui conduit à la Torre de Siuri.
[La *♦ forêt de palmiers, unique en Europe, est plus exactement un ensemble de plantations {palmeraies ou huertas), entourées de petits murs ou de clôtures faites de palmes; les palmiers (palmeras) y sont plantés irrégulièrement de chaque côté de canaux d'irrigation distribués en damier de carrés de 10 à 30 m. de côté et dont l'intérieur est planté de grenadiers et de céréales. L'eau, saumâtre, et convenant, paraît-il, tout spécialement à la culture des dattiers, est fournie par une belle retenue, ou pantano, construite à 5 k. au N. de la ville, en travers d'une gorge qui encaisse le Vinalopô. Le palmier croît très lentement; un arbre de 30 ans atteinte peine 8 à 10 m. Beaucoup de ces arbres ont 20 à 30 m. Les palmiers sont cultivés pour leurs dattes. Les arbres femelles (hembras) portent presque chaque année de superbes paquets de dattes qui tombent de tous côtés à la base des palmes; les arbres mâles (machos) peuvent féconder chacun plusieurs hembras. La récolte des dattes en hiver est une opération très curieuse. On en détache aussi les palmes qui, à l'approche de la semaine sainte, sont expédiées dans toute l'Espagne. Les feuilles qui doivent servir comme palmes sont relevées et ficelées en forme de cdne pour ô^re ^ l'abri de Tair et de la lumière; par ce procédé ellei?
422 — [R. 41] IID'ALIGANTE A MURGIE. ||
deviennent toutes blanches. On évalue à 10,000 ou 12,000 le nombre des cônes qui se font chaque année; chacun d'eux donne dix palmes, qu'on vend en moyenne 50 c. l'une.
On verra un des coins les plus typiques de la huerta en prenant, au sortir de la gare, un petit chemin à dr. qui conduit en 5 min. au Molino real sur le bord de la rambla du Vinalopô. On pourra aller sur le pont du ch. de fer, à côté, d'où l'on jouit d'un panorama très curieux sur le Vinalopô, le castiJlo et l'église Santa Maria. A g. de la place de la Station, un autre chemin bordé d'un canal pénètre au milieu des huertas.
Le plus visité des jardins est la huerta del Capellan (s'y faire conduire par un gamin), belle plantation, au milieu de laquelle est le célèbre phénomène ; la Palmera del Capellan ou del Cura, palmier à branche centrale mâle de 80 ans env., entourée do 1 branches d'une quarantaine d'années.
Si l'on veut parcourir, même en partie, la forêt de palmiers, un guide est indispensable (1 ou 2 p., faire prix d'avance); en particulier on pourra voir la Villa del Carmen, du belvédère de laquelle on jouit d'une vue splendide; la belle huerta qui l'entoure possède un spécimen assez rare de palmier à 2 branches.]
Au sortir de la station (TElche, ia voie franchit le Vinalopô sur un viaduc en fer d'où l'on jouit d'une vue très pittoresque sui Elche à g. ^iAlhufera de Elche au S.
31 k. Crevillente, 9,800 hab., à 4 k. à dr. (voit, à la stat., 50 c). d'origine romaine, au pied de la sierra de la Madera ou de Grevillente (on y fabrique beaucoup de esteras ou nattes de chanvre ; huerta; steppes; palmiers).
39 k. Albatera-Catral.
[Torrevieja (^ 27 k. en 1 h. ; 3 p. 40, 2 p. 55, 1 p. 70), port de 8,265 hab., station de bains de mer, salines très importantes ; ^ÈSB à vap. pour Alicante.]
Avant d'arriver, à Gollosa, à dr. on voit le Castillo de Coxsut une hauteur. — 45 k. Callosa de Segura, à dr., dans une situation pittoresque au pied d'un massif montagneux. La huerta abonde en palmiers et orangers. — La voie pénètre dans la très riche et large vallée du rio Segura, qu'elle suit jusqu'au delà de Murcie; parfaitement irriguée, elle est toute plantée d'arbres d'essence méridionale; on y cultive aussi le chanvre. — On franchit le Segura et on voit à dr. le Cerro del Oro,
53 k. Orihuela (hôt. : La Catalana; de Espana), VAurariola des Romains, dont les Maures firent Origiiela, ville de 28,530 hab., à 1 k. de la gare, au pied du Gerro del Ôro et au N. de la magnifique vega, arrosée par le Segura, n'a rien perdu de son caractère mauresque. Des ponts qui traversent le rio, curieux panoramas de la ville. — Cathédrale ogivale avec de beaux portails (à Tint., stalles en acajou et belles grilles). — Palais épiscopal (très bel escalier). — Eglise San Juan, gothique. — Eglise de Santiago (beau portail de la fin du xv* s. ; int. gothique et Renaissance). — Plus loin, quartier gitane (cactus). — Quelques belles maisons particulières (ou casas solares), notamment celle du marquis de Arneva. — Sur la colline qui domine la ville, séminaire conciliar de San Miguel : de la terrasse, vue magnifique sur Orihuela et l'immense vega du Segura qui s'étend de Murcie à la mer; elle est bordée en face (au S.) par la sierra de Golunibarea.
*|| ORIHUELA. Il [B. 42] — 423
Lca voie se déroule dans un vrai paradis de verdure. — 59 k. Beniel, à dr. — On s'éloigne du Segura. — A dr., Monteagudo (F. Murcie). — 64 k. Zeneta. — 65 k. AlqueriaSy stat. de la ligne Cartagène-Murcie (p. 412).
76 k. Murcie (R. 39).
Route 42. — DE MADRID A VALENCE PAR ALCAZAR DE SAN JUAN ET LA ENCINA
^ 490 k., Madrid-Saragosse-Alicante (?are du Midi), en 13 h. 15 par le correo-express du s. (l", 2® et 3® cl.; wagons-lits trois fois par sem. dans chaque sens ; consulter les Indicateurs) et en 20 h. 30 par le train mixte.
— 61 p. 65, 47 p. 50, 28 p. '75; suppl. pour le wagon-lits, 20 p. — Trajet très intéressant de Montesa à Valence.
Auto-cyclisme : — 1^351 k. ; bonne route ondulée. — On sort de Madrid par le paseo do Atocba, la calle del Paciôco et la route do Valence. — 6 k. 4. Vallecas; 3 passages à niveau. — H k. Vaciamadrid. — 25 k. 3. Arganda.
— 37 k. Perales; deux montées assez dures. — 46 k. 4. Villarejo; montée de 7 à 10 0/0. — 61 k. Fuentiduena\ pont sur le Tage. — 73 k. Belinch6n\ descente rapide. — 80 k. 5. Tarancon. — 92 k. Villarubîo. — 100 k. 5. Saelices; descente de 5 à 7 0/0 et montée dure. — 113* k. 7. Montalbo.
— 129 k. 7. Villares ; montée dure avec 3 lacets. — 140 k. 5. Cervera ; montée.
— 147 k. Olivares-, à la sortie descente rapide de 10 à 15 0/0. — 161 k. Valverde. — 170 k. 4. Buenache. — 196 k. Molilla del Palancar. — 209 k. 7. Castillejo de Iniesta. — 225 k. 5. Minglanilla-, montées et descentes en lacets de 7 à 10 0/0. — 246 k. 7. Villalgordo. — 261 k. 2. Caudete. — 268 k. 2. Utiel. — 271 k. Requena. — 312 k. BunoL — 321 k. Chiva. — Après (331 k.) Venta Nueva del Mar^ gué de 150 m. — 347 k. Cuart de Poblet. — 351 k. Valence.
298 k. de Madrid à Chinchilla (D (R. 39), par Alcazar de San Juan (R. 28). — Laissant à dr. la ligne d'Alcantarilla-Murcie- Gartagène (R. 39), la voie monte vers l'E. — 316 k. El Villary au point culminant de la ligne (960 m.). — La voie descend à travers un pays inculte (gisements salins). — Au N., chaîne des Muelas dt Carcelen (1,240 m.).
338 k. Alpera, — A dr., entre deux mamelons rocheux, célèbre Pantauo de Alpera, Tune de ces remarquables retenues dont les " Maures ont doté l'Espagne et que ni les siècles ni l'eau n'ont ébranlée, elle présente une étendue de 1,500 m. en longueur, sur une largeur égale, et sur une profondeur maxima de 80 m.
La voie contourne la base du Mugron (1,248 m.), s'avançant comme un promontoire au milieu du vaste plateau d'Almansa.
358 k. Almansa, ville de 14,000 hab., à 685 m., dominée par un château qui paraît remonter au temps des Maures et qui occupe le sommet d'un mamelon de calcaire blanc, espèce de phénomène géologique complètement isolé au milieu de cette plaine.
[Au s. de la ville, au milieu de la plaine, une pyramide en pierre, érigée par Philippe V, rappelle la grande victoire que le maréchal duc de Berwick remporta le 25 avril 1707, sur l'armée de l'archiduc d'Autriche.]
424 — [R. 42] Il DE MADRID A VALENCE. U
377 k. La Encina ® (X pour Alicante, R. 40), à 714 m., près de la venta de la Encina.
Laissant à dr. la ligne d'Alicante, la voie se dirige, par uiie grande courbe, vers le N.-E., en parcourant un plateau dénudé. — Tunnel. — 390 k. Fuente la Higuera, qu'on voit après la station, sur une colline dominée par le mont Gaparruchon. — La voie descend dans la vallée d'Albaïda, bornée vers le S.-E. par la sierra Grosa et vers le N.-O. par la sierra Enguerra. — Tunnel. — 400 k. La Parrilla, — Belle vue sur la vallée à dr. — Descente par de fortes pentes (énormes remblais; ponts sur de nombreux ravins). La vallée devient de plus en plus cultivée.
409 k. Mogente, à dr., sur le Ganolas et au pied d'une colline rocheuse (tour et restes d'un château). — 416 k. Vallada, — Descente et longue tranchée. — A g., ruines très pittoresques du grand château de Montesa, du xiv® s., jadis aux chevaliers de l'ordre de Montesa, au-dessus de (422 k.) Montesa. — 428 k. Alcudia de CrespinSy h dr. — Orangers. — Pont sur la Montesa. — A dr., en avant, château de Jâtiva, sur un éperon rocheux.
435 k. cJàtîva ou Jâtiba (g) (Fonda Mayor, calle de Moncada), la Setabis des Romains, ville de 14,100 hab., adossée au versant N.-O. du mont Bernisa, sur les flancs duquel des murailles crénelées s'élèvent en zigzags, jusqu'à la vieille forteresse.
Histoire. — Jâtiva a conservé son caractère mauresque; sa population a encore du sang arabe dans les veines. La ville fut conquise en 1-244 par Jaime P"^ d'Aragon. Au commenc. du xviiie s. Philippe V changea le nom de la ville qui avait résisté intrépidement à son compétiteur et l'appela San Felipe ; mais ce fut sans succès : le nom arabe a subsisté.
Jâtiva est la patrie du peintre Joseph Ribera [l'Espagnolet; 1588-1656) et de la famille de Borja (Borgia), d'où sortirent les papes Calixte ITI (f 1458), Alexandre VI (f 1503) et ses enfants naturels César (1476-1507), t-ucrèce (1480-1519) et Jean, père de St François de Borja (f 1572).
La gare est reliée à la ville par VAlameda, large avenue ombragée. On gagne la plaza Emilio Castelar puis la plaza del Espaholeto {statue de Ribera par Gilbert); de là par la calle de puerta de Sta . Tecla on arrive à la plaza de la Seo (statue de Calixte III) où s'élève la collégiale.
La Colegieta (ou San Feliû; église collégiale), à peu près au centre de la ville, qu'elle domine de toute sa masse, date de 1414, mais a été modernisée depuis (maître-autel orné de colonnes en marbre; grille du coro ; triptyque de la chapelle Sainte-Anne attribué à Jacomart Baço, milieu du xv* s. ; custode en argent doré du XV* s.). En face de l'église se dresse la belle façade plateresque de VHôpital, — Près de la Golegiata commence, dans la direction N., la calle de Moncada, la principale artère de la ville, avec , quelques belles maisons, et qui aboutit au paseo del Ovalo (fontaine à 25 jets). On peut monter, par la chapelle de San Feliù, jadis affectée au rite mozarabe (piliers antiques, traces d'inscriptions . romaines), à l'ancienne ^forteresse (pour y pénétrer, il faut un permis du propriétaire, plaza del Espanoleto, 12). On y voit des ' restes de toutes époques, particulièremeut mauresques et du xv* s, '
Il JATIVÀ. — ALCOY. — GANDIA. || [R. 42] — 425
L'ascension est surtout intéressante pour les remarquables points r de vue sur Jâtiva et la vallée du Montesa.
DE JATIVA A ALCOY (^ 64 k. en 3 h. 15; 8 p. 20, 6 p. 20, 3 p. 60). — La voie se dirige vers le !S. par la vallée de l'Albaida. — 4 k. Genovés; défilé de Aiguës. — 13 k, Beniganim. — 11k. Puebla de Rugat. — 24 k. Montaberner. — 29 k. Albaida; à g. vallée du Clariana dominée par la sierra de Mariola. — 39 k. Onteniente, ville de 12,390 hab., jadis place forte importante, sur une hauteur dominant la rive dr. du Clariana.
48 k. Agrès, X po^r Villena et Muro (p. 416). — 58 k. Cocentaina, stat. do la ligne de Puerto de Gandia à Alcoy (V. ci-dessous), ville de 7,093 hab. ; la colline qui la domine est couronnée de tours.
64 k. AlcoY (hôt. : Continental; del Comercio), ville industrielle de
32,053 hab., pittoresquement située au pied de la Sierra de Moncabrer
■ (1,386 m.) et sur deux torrents qui forment le Serpis (fabriques de papier,
de draps, de couvertures de laines, etc.)- — Un service d'autobus relie Alcoy
à Alicante en 3 h. (8 p.).
[d'ALCOY a gandia (^ 50 k. en 2 h. 30 à 3 h. ; 7 p. 50, 5 p. 65, 2 p. 90). — La voie descend la vallée du Serpis. — 7 k. Concentaina {V. ci-dessus). — 11 k. Muro, X pour Agrès et Villena (p. 416). — 26 k. Lorcha, au-dessous duquel le Serpis se tord dans des gorges profondes. — 50 k. Gandia (F. ci-dessous).]
A dr. et à g. de la voie, 2 hauts monts portant des ruines et des ermitages : le Puig, Santa Ana. — On franchit l'Abaida. — 442 k. Manuel. On entre dans la « Ribera ^>, région abondamment irriguée par les canaux dérivés (acequias) du Jucar; vastes rizières. — 447 k. Puebla Larga (merveilleuses plantations d'orangers, de mûriers [pour l'élevage des vers à soie] et de palmiers).
451 k. Carcagente, jolie ville de 15,900 hab., au milieu d'une riche vega (dans l'église des Dominicains, retable peint par Fran^ cisco Ribalta, p. lxxxvii).
DE CARCAGENTE A DENIA (^ à voie étroite, 67 k. en 3 h. ; 7 p. 35, 4 p. 85, 3 p. 15; excursion intéressante; pour bien jouir des beaux paysages que Ton parcourt, il faudrait faire le sacrifice de monter à l'impériale des wagons ae 3« cl.). — La voie passe à travers une véritable mer d'orangers, d'où émergent quelques palmiers; elle monte sur le versant N. des contreforts de la sierra de Agujas (oliviers, pins), franchit un col et descend rapidement dans la vallée de Vâlldigna (à dr.). — 17 k. Valldigna. — Dains la vallée, culture intense de la fraise; de l'autre côté, ruines sur un pic de la sierra. — 20 k. Tabernes de Valldigna, petite ville étendue à g. au pied d'un grand rocher. — A l'horizon auN., le mont de CuUera. D'immenses rizières s'étendent vers la mer et jusqu'à Gandia. — 27 k. Jaraco. — 29 k. Jeresa. — A dr., sur des roches escarpées, belles ruines du castillo de San Juan; pic du Montduber (850 m.).
36 k. Gandia (Fonda de San Antonio), petite ville de 10,700 hab. dans une jolie situation, à 4 k. env. de la mer et de son port auquel la relie un ch. de fer; jadis capitale d'un duché concédé en 1485 à la famille de Borja (Borgia) par Ferdinand le Catholique (V. ci-dessus, Jâtiva).
Au sortir de la gare, on suit Vavenida del Marqués del Campo, la calle Mayor, et, à g., la calle de la Abadia menant à la Iglesia Colegiafa (xiv«xvi« s.) avec, à la façade, la puerta de los Apostoles, belle porte gothique ornée de statues et, au S., une porte ogivale. A Tint., nef grandiose; grand retable, par Damiân Forment avec peintures de l'Italien Paolo da San Léocadio, 1501; reliquaire de la Sainte-Epine, très beau travail italien de la fin du XV* s. De la tour, panorama de la vaste huerta de Gandia. — Au S.-E. 4e l'église, grande plata de la Constituciôn^ et, non loin, ancien Palàcio d§
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los Duques de Gandia (à Vint., belles décorations, p^atit muséo). — Couvent de Santa Clara, contenant des pointures de P. da ^an Leocadio.
De Gandia a Alcoy, V. ci-dessus.
La voie franchit le Serpis. — On est dans la huerta de Gandia (maïs orangers, vignes, primeurs). — 44 k. Oliva, petite ville de 7,956 hab. à dr. Plantations d'orangers, quelques cultures de violettes. — 53 k. Molinell. On entre dans la région de la pasa, plantée de vignes de muscat; les raisins sont cueillis en août, exposés et desséchés au soleil sur des claies; ces raisins secs (vasa) sont expédiés en Angleterre par les ports de Gandia et de Dénia. — 57 k. Vergel. A dr., la sierra Segaria, puis la sierra de Ebô. En avant, le pic de Mongo. Belle campagne garnie de maisonnettes avan: Dénia qui s'étend au pied du castillo.
67 k. Dénia (Fonda del Comercio), VA7'temisium des Grecs, le Dianiuin des Romains, petite ville de 12,430 hab., très bien située au bord de la mer au pied d'une hauteur que couronnent les ruines d'un château fort célèbre par la belle défense de sa petite garnison française, qui ne capitula (déc. 1813) qu'après un siège de 5 mois et un si furieux bombardement qu'il resta à peine pierre sur pierre du château.
La ville, qui occupe l'emplacement d'une ancienne colonie phénicienne, avait, sous la domination romaine, une grande importance. Elle a conservé de cette époque quelques restes d'imposantes fortifications et quelques inscriptions; l'emplacement du magnifique temple de Diane se trouve au pied de la colline du château; elle lui doit l'origine de son nom.
Le port de pêche est défendu par 2 digues; de la digue N. on a une vue magnifique sur la ville et les montagnes avoisinantes.
Sur les flancs de la colline rocheuse qu'entoure la ville grimpent des murailles de toutes époques (romaines, mauresques) et à son sommet se trouvent les ruines de la citadelle (belle vue; on se procure par l'entremise de l'hôtel l'autorisation de les visiter).
Au S.-E., le Mongo (761 m.; vue étendue; guide et chevaux à l'hôtel de Dénia) est une montagne isolée, qui se prolonge dans la mer par le cap de San Antonio. Lorsqu'on procéda à la mesure du prolongement du méridien de Paris, elle fut choisie comme l'un des sommets d'un grand triangle, dont l'un des côtés avait 142,000 m. et le deuxième 160,000. Arago et Biot, accompagnés de deux commissaires espagnols, Chaix et Rodriguez, s'installèrent, en 1806, sur le côté E. du sommet dans une petite maison en pierres sèches (casa de M. Biot).
De Dénia a Alicante, p. 420.
Au delà de Carcagente, vaste plaine verdoyante; à dr., palmiers. On franchit le Jucar.
454 k. Alcira (à dr.), ville de 19,572 hab., très importante pour la production des oranges, située au pied de la sierra de Maria, dont les pentes inférieures sont garnies d'orangers avec quelques '\ palmiers, et qui offre des points de vue admirables sur la huerta du Jucar, GuUera et la Albufera de Valencia.
La voie franchit le Magro. — 459 k. Algemesi, 8,000 hab. (dans l'église tableau d'autel par Rihalta), — Orangeraies; rizières. — 465 k. AlginetXW^ne; de Valence-Albérique-Villanueva, p. 439).
La voie monte et les cultures changent (oliviers, caroubiers, vignes). — 469 k. Benifayo (église, tours mauresques), à g. — Plus loin dans la campagne, à g., torre de Espioca. — A dr., la vaste Albufera de Valencia (p. 438). — 478 k. Silla (beaux palmiers; bel'e église), qu'une ligne à voie étroite unit à CuIIera (p. 438). — 482 k. Catarroja, On se trouve dans la huerta très peuplée de Valence,