‹ Espagne et PortugalChapitre 69 sur 196 · C. — Par Saint-Jean-Pied-de-Port et Roneevaux · texte numérisé non relu

C. — Par Saint-Jean-Pied-de-Port et Roneevaux

De Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port : ^ Midi, 52 k., en 1 h. 40 à 2 h., 5 fr. bO, 3 fr. 95, 2 fr. 55.

Dp Saint-Jean-Pied-de-Port à Pampelune : @ 75 k. ; dilig. 4 fr. jusqu'à Bur. guete ; 5 p. de Burguete à Pampelune.

53 k. de Bayonne à Saint-Jean-Pied-de-Port, F. le Joanne : Pyrénées.

En sortant de Saint-Jean-Pied-de-Port, on laisse à dr. la route de Bayonne et l'on descend dans la gorge de la Nive d'Arnéguy ou petite Nive dont on remonte la rive dr. — 7 k. Les Pintes (douane française), où l'on rejoint la vieille route.

8 k. Arneguy, dernier village français. Pont-frontière. La Nive franchie, on est en territoire espagnol. La route décrit de nombreux lacets, tournants très dangereux. Jolie vue sur la vallée de la petite Nive dans un cirque de belles montagnes. — Douane espagnole. La route montant à Valcarlos est assez dangereuse. Très belle vue.

12 k. Valcarlos (hôt. : Masquera, déj. 2 fr. 50, dîn, 3 fr., ch. 1 fr. 50 à 2 fr., pens. 6 fr. par j., gar. ; Marcellinos; établissement hydrothérapique; mines de cuivre), 1,035 hab. env. — 14 k. Premier péage- La route s'élève en lacets dans le défilé de Valcarlos et monte sur les flancs du Haut de Caïndela et du Mont de Doray, sommités se dressant à dr. et qui appartiennent à l'Espagne; à g., la Nive qui en longe la base, forme la frontière française. A g. on voit le réservoir d'eau de la grande usine électrique de Valcarlos (elle éclaire Gambo). On traverse une gorge étroite bordée à g. par une haute muraille de rochers. Las Pehas de Francia, jusqu'à Gaînecoteta, puis on longe le flanc de la montagne d'Altobiscar. De la venta de Gorosgaray jusqu^au col, en passant par la maison cantonnière, la route monte au milieu de rochers et de magnifiques hêtraies. i.

27 k. Port ou col d'Ibaheta ou de Roneevaux (1,057 m.), et ruines * insignifiantes de ce qui fut la chapelle de Charlemagne. — On descend. \

29 k. Roneevaux (en espagnol RoncesvaUes\ en basque, Orhia), | pauvre village, à 981 m., doit sa célébrité à la défaite de l'arrière- | garde de l'armée de Charlemagne.

Histoire. — C'est dans le charmant vallon boisé, où coule le ruisseau descendu du pic d'Altobiscar, que, le 15 août 778, fut consommée cette sanglante défaite. D'après le roman, le paladin Roland et les douze pairs de l'empereur furent écrasés sous les rochers que les Basques ïirent rouler sur eux, mais on ne saurait préciser Tendroit où eut lieu ce désastre. — En 810, Louis le Débonnaire, alors roi des Aquitains, au retour d'une expédition en Espagne, passa à Roneevaux et préserva son armée de toute jattaque en enlevant comme otages les lemmes et les enfants des l^asques. En 8-22, l'armée franque descendit jusqu'à Pampelune; au retour les Arabes et les Basques réunis s'embusquèrent dans les bois et les rochers du passage de Roneevaux et attendirent l'armée d'Aquitaine, qui fut égorgée ou prise jusqu'au dernier homme. — En 1794, le général Marbot battit le duc d'Os»,- : ^ un a au port 4^ Roneevaux. £îa 1813, le mg.réchal Soult, voulant de nou- ^

Il RONCËVAUX. Il [Ê. 9] — Oa

veau pénétrer en Espagne pour secourir Pampelune, passa le port de Roncevaux à la tête de 35,000 hommes et attaqua à î'improviste les 18,000 Anglais postés dans la vallée. Il les poursuivit jusqu'à Sorauren où s'engagea une bataille décisive que termina la déroute des Français.

Description. — Au milieu du village s'élève le * Couvent, vaste bâtiment massif, ayant toute l'apparence d'une forteresse et que domine l'église primitive.

La u royale et insigne collégiale » de Roncevaux est considérée en Espagne comme l'un des plus célèbres sanctuaires de la chrétienté; elle prend place, après Jérusalem, Rome et Saint-Jacques de Compostelie. sous la protection immédiate du Saint-Siège et sous le patronage direct du roi d'Espagne, qui en nomme le prieur. Ce dignitaire et les six chanoines de la collégiale portent sur leur robe, au côté gauche, une croix de velours vert recourbée en crosse au sommet et terminée en pointe d'épée et une médaille d'or ou d'argent avec cette même épée. C'est le seul souvenir qui reste de l'ancien ordre militaire de Roncevaux.

L'église actuelle, fondée par Sanche le Fort (xni" s.), possède la célèbre image de la Vierge que les pèlerins viennent vénérer, statue française de la fin du xiii* s., en bois revêtu d'argent.

On y voit en outre : un Évangéliaire à reliure d'argent (xii« s.), sur lequel les rois de Navarre prêtaient serment lors de leur sacre; un reliquaire en forme d'échiquier, orné d'émaux translucides, ouvrage de Montpellier (milieu du xiv" s.).

En dehors de ce trésor, l'un des plus importants d'Espagne, on peut voir à la Collégiale le tombeau renfermant les restes du fondateur et de sa femme; deux fragments des chaînes conquises à las Navas de Tolosa (F. cathédrale de Pampelune); une chape brodée en or par Ste Elisabeth, reinô de Portugal; une curieuse statue de la Vierge, dont les yeux, éclairés d'une certaine façon, semblent remplis de larmes grâce à des diamants habilement combinés; un beau tableau de Joannès; un triptyque flamand, don du duc d'Orléans; enfin les deux masses du paladin Roland et les pantoufles de Turpin.

A côté du monastère, promenade des Abbés (arbres en boulingrin).

La cliapelle Sancti Spiritus, dans une autre partie du village, a été érigée, dit-on, au-dessus de la fosse où furent inhumés les preux de (ilharlemagne. Elle est ouverte au culte au mois de mai et des messes y sont dites pour le repos de l'âme de Roland et de ses douze pairs.

11 y a à Roncevaux une auberge où les amateurs de pittoresque trouveront une cuisine espagnole avec foyer central autour duquel cuisent autant de petits pots qu'il y a d'hôtes dans la maison.

Pour plus de confort on fera bien de remonter la vallée pour aller chercher repas et gîte à (32 k.) Burgaete (hôt, des Postes^ ch. 2 p.: —péage).

On laisse à g. la route de Aoïz qui mène également à Pampelune.

36 k. Espinal (péage). — On traverse Viscarret, pour entrer dans des régions arides. — 48 k. Erro (relais). — Montée. — 55 k. Au sommet de la côte (péage), maison cantonnière. — Longue descente. — 56 k. Zubiri. — On suit la vallée de l'Arga. — 63 k. Aquaram (péage). — 67 k. Zabaldica. — 69 k. Huarte, où l'on tourne à dr. — ■ On franchit PArga. — 71 k. ViUanueva, ou Villava (p. 91). — On entre dans Pampelune par. la porte San Nicolas.

Il DE BAYONNE A PAMPELUNE. 1

75 k. PAMPELUNE (Pamplonà), la Pompaelo ou Pompejopolis des Romains, ville fortifiée de 29,014 hab.,ch.-].de la province de Navarre et siège d'un évièché, est située à 420 m. d'alt., sur la rive g. de l'Arga. La gare du Nord (@; ligne de Saragosse à Alsasua) est à env. 2 k. de la ville; la gare de la nouvelle ligne de Saint-Sébastien , «st beaucoup plus rapprochée, près de la porte Saint-Nicolas. Les ci>urses de taureaux y sont fort brillantes, surtout aux grandes fêtes de juillet (du 7 au 12).

Omnibus : — des hôtels.

Hôtels : — Grand-Hôtel, pi. de las Escuelas, ouvert en 1913, confort moderne; — de la Perla, pi. de la Constituciôn, 1 (déj. 4 p., dîn. 5 p.; ch. de 3 à 6 p.; pens. 12 p.; électr. ; chautf., bains); — Quintana, pi. de la

Constituciôn ; — del Norte, pi. de la Constituciôn (déj. ou dîn. 3 p.; pens. 6, 7et8p.); — Maisoîinave {chBinff. .bains).

Trams : — de la gare à la plaza de la Constituciôn.

Poste et télégraphe : — paseo de Sarasate.

Histoire. — On attribue la fondation de Pampelune à Pompée, auquel elle aurait dû son nom de Pompaelo. Il est plus certain qu'Euric s'y établit en 465, et que, près d'un siècle après, elle tomba au pouvoir des Francs qui la conservèrent jusqu'à l'invasion des Goths. En 738, elle fut prise par les Maures, qui s'y maintinrent douze ans. Les Navarrais expulsèrent les Maures, se placèrent sous la protection de Charlemagne, et celui-ci, devenu pour Pampelune un ennemi plus redouté que les Maures, profita de son passage à main armée, quand il marcha sur Saragosse, pour ravager le pays et renverser les murailles de la ville. La déroute de l'arrière-garde de Charlemagne à Roucevaux fut la vengeance des Navarrais.

Pampelune devint le ch.-l. du comté de Navarre, lorsque Garcia lîïigo (ou Ximenez) s'etibrça, au milieu du ix« s., de reconstituer son indépendance; ensuite elle fut la capitale do la monarchie que Sancho Abarca fonda en 905. Le 22 juin 1512, une armée envoyée par le roi de Castille Ferdinand le Catholique vint mettre le siège devant Pampelune, qui ouvrit ses portes au bout de deux jours. Jean d'Albret, alors roi de Navarre, tenta, en 1521, avec le secours du roi de France, de reprendre sa capitale; à cette prise d'armes fut blessé, en prenant part à la défense de la ville, un jeune capitaine au service du roi catholique, Ifiigo Lopez de Recalde, qui, depuis, fut St Ignace de Loyola. Lorsque son nom fut devenu célèbre, les habitants de Pampelune érigèrent à la mémoire de St Ignace, sur la place même où il était tombé, une chapelle qui subsiste encore.

En 1808, la division française 'du général d'Armagnac entra dans Pampelune. Après la triste déroute de Vitoria (juin 1813), Joseph Bonaparte se réfugia à Pampelune et s'opposa à la destruction des murailles que ses généraux voulaient renverser en se retirant. La place fut laissée sous le commandement du général Cassin, qui y soutint pendant quatre mois un siège pénible, et qui fut enfin obligé de capituler. . En 1823, Pampelune fut encore occupée par les troupes françaises 1 envoyées en Espagne pour le rétablissement de la monarchie absolue.

L'ancien royaume de Navarre forme de nos jours la province du môme nom. Les Navarrais, qui habitent le nord de la province, ressemblent aux Basques dont ils parlent la langue; mais vers le S., dans la partie basse du pays que l'on appelle la R'wera, ils parlent castillan.

ITINÉRAIRE. — Le centre de Pampelune est le paseo de Sarasate : auquel fait suite la plaza de la Constituciôn.

Le paseo de Sarasate (poste, télégraphe) est une belle prome- ] nade plantée d'arbres et ornée de statues, avec Véglise San Nicolas (xii*' el xiii® s.) et le monument élevé en 1803 en souvenir des Fueros

Il PAMPELUNE.

de Navarre. Il est bordé a i'E. par le paJais de la Diputaeiôn provincial, précédé d'un petit jardin (entrée plaza de la Constituciôn).

A Tint, (pourboire), salle du Trône ornée des portraits des anciens rois de Navarre; dans une petite salle près do la chapelle, vitrine renfermant

une bêche, qui servit au maréchal Mina dans sa jeunesse (1813), et un habit de gala du môme général; portrait en pied du violoniste Sarasate (1908); sur un petit écrin, fragments des chaînes de Las Navas {V. ci-dessous : cathédrale).

La plaza de la Constituciôn, où se trouvent les grands cafés, entourée entièrement de maisons à arcades, est bordée au S. par le théâtre principal, derrière lequel est la Plaza de Toros.

La calle Heroes de Estella, à g. de l'hôtel de la Perla, puis à g. la calle de Mercadéres conduisent à la plaza Conslstoi^ial, où se trouve la Casa Consistorial (fin du xvii^ s.) avec le Musée Sarasate.

La porte d'entrée est pavée de pierres et d'ossements d'animaux (inscription en os : année 1741). Le Musée Sarasate est ouvert de 10 h. à 1 h. ; en dehors de ces heures, demander au'concierge. Il est composé des meubles, collections et souvenirs légués à la ville par le violoniste Sarasate, né à Pampelune le 10 mars 1844, calle San Nicolas, 19. Dans l'escalier, portraits

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de rois de Navaire et de Castille. On monte un petit escalier à g. — 1'® pièce : Violons de Sarasate; plusieurs portraits de l'artiste, par Paezta et Lopes Mezquita; meubles ayant appartenu à Sarasate; cadeaux de rois, empereurs et personnages célèbres, etc. — 2* pièce : Diplômes divers parmi lesquels on remarquera celui du l«'"prix remporté par Sarasate au Conservatoire de Paris, le 8 décembre 1857, à l'âge de 13 ans ; décorations et souvenirs ; affiche d'un concert donné à Londres le 31 juillet 1832, par Paganini. — 3* pièce : Lit dans lequel Sarasate est mort à Biarritz en 1908 ; bibliothèque et partitions. On voit encore dans la Casa Consistorial : dans la salle du Conseil Municipal^ portrait d'Alphonse XIII, par Zubiri. Dans le salon de réception, portrait du ténor Gayarre, né en Navarre, et de Sarasate, par Asenjo; Isabelle II et son mari François d'Assise, par Madrazo, etc.

Reprenant la calle de Mercadéres à laquelle fait suite la calle de la Curia, on arrive à la cathédrale.

La * cathédrale, du xiv* s., dédiée à la Vierge « del Sagrario » (du Sanctuaire) est un des édifices religieux les plus importants et les plus complets de l'Espagne. La façade, de la fin du xYin*" s., contraste peu heureusement avec le style gothique du reste de l'église. Les tours sont hautes de 50 m.

Intérieur, — L'int. se compose de 5 nefs. — Coro : belle grille, chefd'œuvre de la Renaissance; stalles (1530) d'un beau travail, par Miguel de Ancheta (les dossiers du premier rang sont occupés par des personnaq-eg. en demi-relief, hauts de plus d'un mètre et représentant des saints, des prophètes, des patriarches); sur le lutrin, missels remarquables. Derrière le coro : Christ, par Alonso Cano et peintures de Balmes, peintre de la maison royale au xix® s. — Capilla Mayor :très belle grille (1517) par Guil. Ervenat. — Abside : retable d'autel avec peintures de 1507. — Nep de dr. (croisillon S.) : magnifique portail, orné d'un bas-relief {Mort de la Vierge), une des plus belles œuvres que nous ait laissées la fin du xiv« s., et donnant accès au cloître.

Le '♦"cloître, magnifique et bien conservé, renferme des trésors de sculpture. Il faut citer : la porte ( V. ci-dessus) qui communique avec l'église ; le tombeau en marbre du général Mina; le mausolée du comte de Gages, ancien vice-roi de Navarre ; le tombeau de don Lionel de Navarre et de sa femme ; une sculpture représentant V Adoration des Mages par Jacques Perut; le tombeau de l'évêque don Miguel Sanchez de Asyain; la Barbazana, belle chapelle gothique contenant le tombeau de l'évêque Barbazan, où l'on conserve de précieuses reliques; la porte (xiv« s.) qui conduit à la salle Précieuse; enfin, dans le préau, la chapelle de la Santa Cruz, fermée par une grille forgée avec les chaînes conquises à la bataille de Las Navas de Tolosa (16 juin 1212) et qui entouraient la tente de Mohammed-Aboù-Abd-Allâh (il existe aussi des fragments de ces chaînas dans la salle de la Diputacion provincial, dans la cathédrale de Tudela et à Roncevaux).

Dans le trésor de la cathédrale on voit un superbe coffret arabe en ivoire sculpté provenant de Cordoue, une statue de la Vierge lamée d'argent, un '. Saint-Sépulcre en argent donné par St Louis, un reliquaire de la Vraie * Croix donné par Charles le Noble, et d'autres objets remarquables.

En Sortant du cloître on peut visiter l'ancien réfectoire, et l'ancienne cuisine des chanoines, bâtie avec foyer central, dans le style des anciennes cuisines espagnoles, et où a été transporté l'admirable tombeau en albâtre de Charles III de Navarre et de sa femme Leonor de Castille, avec statues couchées, commandé en 1416 à Jannin Lomme, sculpteur de Tournai (les bas-reliefs représentent les ordres religieux de l'époque).

Derrière la cathédrale se trouve Tévêché. Revenu à la plaza Consistorial, la calle Saturnino passe à V église San Saturnino, romano-

Il PAMPfiLUNE. — TUDELA. |1 L^- ^J — ^"^

gothique (ancienne sculpture). Puis la calle Mayor (d'après la tradition, ce fut avec l'eau d'un puits auj. recouvert d'une dalle, à Tançle de la calle Mayor et de la calle de la Pellejeria, que St Sa- .^urnin, premier évêque de Pampelune, baptisa les premiers chrétiens) mène à Véglise San Lorenzo et à la belle promenade de la Taconcra (terrasse avec belle vue) d'où l'on regagnera le paseo de Sarasate par la calie de Taconera et la calie de las Navas de Tolosa.

DE PAMPELUNE A SANGUESA {^^ électrique, 54 k. E. S. E., en 2 h. 16, l p. 60). — Départ du paseo de Sarasate. — 5 k. Villava. — 7 k. Huarte. *- 21 k. Urroz. — 27 k. Empahne :'X à g. vers (4 k.) Asiz, sur rirati. — 54 k. Sangûesa, petite ville ancienne, sur la rive g. de i'Aragon (vieux pont), en face du confluent de l'Iratl.

2"" De Pampelune à Sara gosse,

^ 182 k., en 5 h. 10 par express; 22 p. 60, 16 p. 95, 10 p. 20.

La voie franchit TArga, puis par deux fois TElorz, et passe sous l'aqueduc qui alimente Pampelune. — 13 k, Noain. — A g., vieux château de Tiebas. — 21 k. Biurrun-Campanas. — La voie traverse la sierra de Alaiz, à une ait. de 595 m., puis descend. — 34 k. Garinoain. — Pont sur le Gidacos. — 43 k. Tafalla (ruines du palais des anciens rois de Navarre construit par Charles IIl). — La voie franchit encore le Gidacos.

48 k. Olite : ruines d'un palais du xv" s. construit par Gharles III de Navarre; église San Pedro, du xn® s. (beau portail roman eï curieuse tour à flèche octogonale); église Santa Maria, du xiii« s. (riche portail du xiv® s. et fonts baptismaux remarquables).

On suit la vallée du Gidacos. — 60 k. Caparrosso, dominé par les ruines du château de Saint-Martin. — 68 k. Marcilla (palais de Falcès).

Pont (475 m.) sur I'Aragon, dont on voit la vallée à g. — 74 k. Villafranca. — 79 k. Milagro (château arabe de Blanche de Navarre). — Pont sur l'Ebre (700 m.; 21 travées).

88 k. Castejôn (g), où l'on rejoint la ligne de Bilbao et Miranda à Saragosse. Un ch. de fer en construction reliera Castejôn à Soria (p. 108) en desservant les bains de Fitero et Arguedas.

De Castejôn a Miranda de Ebro et Bilbao, R. 17, en sens invers©-

104 k. Tudela, petite ville de 9,500 hab. : belle cathédrale du style de transition, xn° s. (à Tint., grand retable peint vers 1490 par Pedro Diaz d'Ovîedo) ; église Santa Maria romane, mais défigurée j vieux pont curieux de 19 arches, toutes de formes différentes.

DE TUDELA A TARAZONA (^ 22 k. en 1 h. 15, 2 p. 75, 2 p. 10, 1 p. 95). — 11k. Cascante, 5,000 hab. (église du xyiii* s.).

22 k. Tapazona, petite ville de 7,900 hab. située sur le Queiles (dans la cathédrale, du xii^ s., beau retable du xv«). On peut faire de là l'excursion de (U k.), Veruela {V. ci-dessous).

On s'éloigne de PEbre au lieu dit Bocal, origine du canal impérial d'Aragon. — A dr., à l'horizon, la Moncayo, arête centrale de l'Espagne, qui domine I'Aragon vers le N. et la Nouvelle-Gastille vers le S. — 114 k. Rihaforada, à g.

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