‹ Espagne et PortugalChapitre 82 sur 196 · R. 16J II DE SAÎNT-SÉBASTIEN A BURGOS · texte numérisé non relu

R. 16J II DE SAÎNT-SÉBASTIEN A BURGOS

laquelle se tenaient, dès le xiv* s., les séances du conseil municipal. Cette date de 1536 explique l'introduction de la statue de Charles- Quint parmi les chefs des temps héroïques. Le monument, attrib'ié à Philippe de Vigarni, est d'un goût discutable peut-être, mais d'une conception originale, due au chanoine Castro, de la cathédrale de Burgos.

L'Arco de Santa Maria, qui a servi longtemps d'hôtel de ville, est affecté auj. au Musée Provincial {Museo historico y artistico).

Cet intéressant petit musée (l'entrée est à g., sous la voûte, en venant du pont; sonner; pourboire; il est accessible toute l'année de 10 h. à midi 30, de 2 b. 30 à 4 h. d'oct, à fév.,,de 3 h. à 5 h. en mars, avril, août et sept., de 3 h. à 6 h. en mai, juin et juillet) est formé en très grande partie d'objets anciens recueillis dans les monuments, vieilles églises, anciens couvents de la Vieille-Castille.

f^ ÇALLE : magnifique * tombeau de Juan de Padilla, page de la Reine Catholique, -J* 1491, en albâtre, attribué à Gil de Siloë (belle statue agenouillée, dans la niche, bas-relief d'une exécution remarquable : Pietà); à dr., tombeau de don Antonio Salmento (j- 1533) et de sa femme, dans le style de la Renaissance; à g., tombeau ae don Geronimo de Aranda (f 1531 j. — 2« SALLE : au centre, tombeau gothique de la mère de l'évêque Luis de Acuna (xv» s.); à dr. : tombeau de dona Luisa de Padilla, femme de Antonio Manrique, et à côté dans la galerie, tombeau de don Antonio Manrique (xv« s.); jolis dessus de portes doubles du style mudejar (xv® s.), chapiteaux, sarcophages, stèles, statuettes, fragments de sculptures, écussons; beaux retables des xiv® et xvi® s. — Dans la galerie supérieure, dans des vitrines, objets précieux provenant du monastère de Santo Domingo de Silos : coffret arabe en ivoire représentant des bêtes fabuleuses persanes, avec monture en émail de Limoges (1026; la monture est postérieure), coffret émaillé limousin du xiii® s. et étui en ivoire hispano-arabe (x« s.). — Petite salle (à g. de la 2« salle) : plafond octogonal artesonado et peint; superbe retable en émail champlevé à figures d'applique en bronze doré (art espagnol visiblement influencé par l'école de Limoges; fin du xii*» s.), provenant également de Santo Domingo de Silos.

Au delà de l'Arco de Santa Maria s'étend la plaza del Duque de la Victoria (naguère del Sarmental), où s'élève l'ancien palais de VArchevéché, du xiv* s. (curieuse façade;, d'où une courte rue {catle de la Lanceria) conduit à la cathédrale.

La *"♦■ cathédrale [Santa Maria ; PL 1), de style gothique (p. Lxxxvni) fondée en 1221 par l'évêque Mauricio, fut ouverte au culte dès 1230, mais on y travailla encore pendant 300 ans. D'une architecture très élégante et d'un riche ton doré, elle produit une impression non moins saisissante à l'intérieur qu'à l'extérieur.

La façade est sobrement majestueuse avec son portail et ses flèches élancées et à jour. Le portail Santa Maria a été malheureusement remanié à la fin du xvni® s. et privé de la plupart de ses sculptures; les deux portes latérales, en grande partie .dégarnies de leur riche décoration, sont surmontées de bas-reliefs {Conception et Assomption) par Juan de Poves (1653). La rosace est d'une grande élégance ainsi que les fenêtres et la frise qui la surmontent. Les deux clochers, hauts de 84 m., ont été construits au milieu du xv® s. par Jean de Cologne; ils se composent d'une tour carrée et d'une flèche octogoaale « tailladée en scie, découpée à jour comme à

l! RUKGOS : — CATHÉDRALE. || [E. 16] — 159

remporte-pièce, festonnée et brodée, ciselée jusque dans les moindres détails comme un chaton de bague » (Th, Gautier).

Un dôme octogonal élance, à 2 étages, sculpté avec une profusion inouïe et flanqué de 8 énormes pinacles finement ciselés, s'élève à rintersection de la nef et du transept (F. ci dessous).

Les portes latérales sont au nombre de trois : deux sur le côté N. et une sur le côté S. — Des deux premières, l'une (presque toujours fermée), dite puerta de la Coroneria ou puerta Alla et autrefois p«fr^a de los Apôsioles (elle correspond au transept et donne sur la caile de Fernâii Gonzalez), ornée de statues d'apôtres et de bas-reliefs, remonte au xiii" s.; l'autre, dite puerta de la Pellejeria (donnant sur la calle de la Pellejeria, en contre-bas de la calle de Fernân Gonzalez), se trouve tout au N., à l'angle formé par le transept ei l'abside; construite en pleine floraison de la Renaissance (1516), par François de Cologne, dans le style plateresque, elle a l'aspect d'un grand retable en marbre, couvert d'une profusion d'ornements.

De cette porte on peut continuer, par la calle de Diego Porcellos, à contourner la cathédrale; on remarquera la décoration extérieure de la chapelle du Connétable, dont les angles sont ornés de clochetons ajourés, de statues, (f'écussons. On contourne le cloître, et de la calle de la Paloma on entre dans la cathédrale par la puerta del Sarmental (xiii® S.; style français), également très ornée, qui s'ouvre sur le côté S., entre le cl-oître et l'ancien palais archiépiscopal et à laquelle accède un large escalier. Une rosace et de belles fenêtres gothiques surm^ontent ce portail.

^Intérieur. — 3 nefs coupées par le transept et entourées de chapelles disti'ibuées d'une manière très irrégulière. 11 a 84 m. de longueur jusqu'à la chajpelle del Condestabie, et 106 m. y compris cette chapelle; 59 m. de larg. à la croisée et 26 dans les nefs. La croix latine formée par la nef principale et le transept est éclairée par de hautes fenêtres ogivales et entourée à mi-hauteur par une galerie dont les baies à 4 meneaux forment une élégante guirlande ; au milieu de la croisée s'élève un * dôme magniMque haut de 50 m., d'une grande hardiesse de construction. Cette belle œuvre, dont le plan est attribué à Philippe de Bourgogne (Philippe Vigarni), fut achevée en 1567 par ses aides Juan de Vallejo et Juan de Castaîïeda; la décoration en est formée par les armoiries de Charles-Quint, de la ville de Burgos, ainsi que par des figures de prophètes, de patriarches et do séraphins, œuvre de Limoges.

Nef. — Dans le bas de la nef, à g., tout en haut sous la voûte, horloge du xvi® s. avec la figure populaire du « Papamoscas » (gobe-mouches), figure à mi-corps qui ouvre la bouche en sonnant les heures; les heures sont sonnées à deux reprises. — Coro (1497-1512) : grille massive, de 1002; au centre, tombeau, en cuivre émaillé, du fondateur de l'église, l'évoque Maurice (f 1238), œuvre de Limoges; 103 stalles en noyer sculpté, avec incrustations de huis, curieux mélange de sujets mythologiques et de scènes de l'Ancien Testa ment, d'après les dessins de Philippe Vigarni. L'extérieur du coro, dans le style de la Renaissance, est orné de peintures de Juan Rizi. — CapUla Mayor -.maître-autel orné d'un retable dessiné et exécuté, dans le style cie îa Renaissance, par Rodrigo et Martin de la Haya, Domingo de Berriz et Juan de Ancheta (1562-1580); la prédelle est surtout remarquable pour les charmants petits sujets de son ornementation. Près du maître-autel reposent plusieurs membres de l'ancienne maison royale de Castille.

Les chApellM méritent presque toutes d être vues (pourboire au gardieo

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qui conduit). Nous les décrivons en commençant par celle du Christ, la l" à dr. en entrant par la grande porte.

Bas-côté dr. — Chapelle dll Santisimo Cristo, en forme de croix, restaurée en 1895, et Panthéon des derniers archevêques de Burgos : voûte remarquable ; au centre du retable, célèbre Christ provenant, dit-on, de l'Orient et attribué par la tradition à Nicodème, qui l'aurait modelé d'après ' le corps du Sauveur lorsqu'on le descendit de la croix; il est flexible à la

Sression du doigt parce qu'il est fait en peau de bête, et porte des cheveux, es sourcils humains (il date, au plus, de la fin du xiv« s.)

Chap. de la Présentaciôn, fondée en 1519 par le chanoine Gonzalo de Lerma : grilles par Cristôbal Andino; élégante voûte octogonale; au centre, tombeau du chanoine Gonzalo de Lerma, par Philippe Vig ami-, sur l'autel! Madone, œuvre remarquable de Sébasliano del Piombo (1520); à g., en face de l'autel de g., tombeau du chanoine Jacques de Bilbao; 3 tombeaux de la famille de Lerma (xyi* s.).

CriAP. DE S. Juan de Sahagùn : tableaux espagnols duxv» s. sous l'influence flamande; le Belicario, contigu à cette chapelle, renferme la statue miraculeuse de la Madona de Oca, des reliquaires, etc. — Tombeau de Luis de Miranda, à l'angle du transept.

Transept dr, — Chap. de la Visitaciôn (ou de Sta Isabel), attribuée à Jean de Cologne (1442), l'architecte des deux flèches de la cathédrale; au centre, magnifique * tombeau en albâtre de l'évêque Alfonso de Cartagena (f 1456), attribué à Jean de Cologne (il est du commencement du xvi« s.) ; sur les côtés, 6 autres tombeaux remarquables, bien que de moindre valeur.

A dr., en sortant de cette chapelle, s'ouvre la porte del Sarmental {V. cidessus), et, en face de la chapelle de la Visitation, la puerta del Claustro (du Cloître), du xiv* s., décorée de bonnes sculptures (à g., ï Annonciation-, à dr., David et Isaïe) et à vantaux en bois sculpté (xv« s.), très remarquables, conduit au cloître {Y. ci-dessous).

Déambulatoire. — Chap. de San Enrique : monument (statue agenouillée, en bronze) de Enrique de Peralta y Cardenas (f 1679).

Après la nouvelle sacristie, chap. de Santiago, la plus grande de la cathédrale, bâtie de 1524 à 1534, par Juan de Vallejo et servant d'église paroissiale : belles voûtes nervées; à g., tombeau de Jean Ortega de Velasco, abbé de San Quirce (-i* 1559) ; 4 autres tombeaux Renaissance.

* Chapelle del Condestable, riche et élégant appendice, construit à partir de 1482 dans le style ogival fleuri, en dehors de l'abside, aux frais du « conné- , table » de Castille Pedro Hernândez de Velasco, comte de Haro, sur les plans de Jean de Cologne et -de son fils Simon. — Magnifique grille, chef-d'œuvre de Cristôbal Andino (1523), encadrée de piliers ornés de reliefs et de statues.

— Imposant dôme octogonal sur plan carré offrant au sommet une étoile ajourée avec, aux croisements des nervures, des clefs sculptées et dorées.

— Aux murs, écussons gigantesques (par Gil de Si7oé?). — En face du maître-autel (orné d'un grand retable du xvi« s. par Philippe de Bourgogne), ' au milieu de la chapelle, tombeau du fondateur, le connétable Hernândez de Velasco, f 1492, et de sa femme dona Mencia de Mendoza, f 1500. Les sarcophages sont en marbre des carrières d'Atapuerca (environs de Burgos), et les belles statues, œuvres d'un atelier génois (p. lxxvii), ont été taillées dans deux blocs de Carrare. — Aux autels latéraux : à g., St Jérôme pénitent devant un Christ, précieuse statuette en bois, par Gaspar Becerra, et, à dr., retable de Saints. — Paroi à dr., bon triptyque (la V. avec TEnf. J. et 3 anges; aux deux côtés, la Nativité et la Présentation au Temple) de l'école de Gérard \ David; Descente de croix, de l'école flamande*. Un petit coro à g. offre d'élé- * gantes stalles. — Dans la petite sacristie attenante : petit tableau flamand du xv« s. {Christ au Jardin des Oliviers). — Dans les armoires : Madeleine, belle peinture de Gian Petrino, élève de Léonard de Vinci ; gracieux médaillon ovale en albâtre d'une madone italienne; chasuble du xv» s.

Tras Sagrario, ou partie postérieure du maître-autel : cinq '^hauts-reliefs

BURGOS : CATHÉDRALK. ||

remarquables représentant : ÏAgonie de Jésus, le Portement de croix, la Crucifixion, la Descente de croix et la Résurrection, Y Ascension. Le 1«' et le

5* sont l'œuvre d'A/onao de

* CaJIe

Bios (seconde moitié du xvii« s.), les trois de Die^o Forcellos

.an a

autres sout de Philippe Viyarni, qui ies exécuta de 1498 à 1513; l'influence do la Renaissance italienne s'y mainieste. Au-dessous de tous ces basreliet's, on voit des statues d'Apôtres et de Pères de l'Eglise. ^ Chap. de San Greoorio : deux tombeaux gothiques du xiv« s. ^^

Chap. de la Asunciôn, du xv« s. ; tombeau gothique. — A l'angle du transept, tombeau de l'archidiacre Pedro do Villegas (f 1536), belle oeuvre du style ogival de la dernière période.

Transept g. — Chap. de San Nicolas ^xiii* s.) : à g., tombeau de l'évôquo Jean de Villahoz (f 1275).

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Dans l'angle N., est la porte dite de Pellejeria {V. ci-dessus) et, à l'extrémité du transept, la porte de la Coroneria ou puerta Alta ( V. ci-dessus), à laquelle on accède par un * escalier {escaiera dorada) à double rampe et à balustrade richement décorée. Il est l'œuvre de Diego de Siloé (1519), fils de GU. et porte les armoiries de l'évêque Fonseca, qui le fit exécuter; 1* balustrade en fer est du Français EiLaire.

Bas-côté g. (en descendant). — Chap. dk Sta Ana, bâtie par Simon d© Cologne (1471 à 1488) : au centre, mausolée du fondateur, l'évêque D. Luis Osorio de Acuna (f 1495), par Diego de Siloé; à g., tombeau gothique fleuri, orné de statues, de l'archidiacre Diaz (f 1492); à dr., retable du maître-autel (restauré en 1870), somptueux monument de l'art ogival fleuri, avec la généalogie de la Vierge et du Christ (arbre de Jessé), par Gil de Siloé et Diego de la Crus. En face, grand retable du style Renaissance.

Chap. de Sta Tecla (1736) : remarquable voûte coloriée en « média naranja », haute de 16 m. Elle est due, avec son ornementation de mauvais goût, à Churriguera (xviii® s.); beaux fonts baptismaux du xii« s.

Le * cloître (on y accède par la porte del Claustro, V". ci-dessus) s'appuie au flanc S.-E. de la cathédrale ; à 2 étages, d'un style gothique très élégant, il date de la fin du xiii® s. et a été récemment restauré. On y voit un grand nombre de statues et plus de 15 sépultures. A g. de l'entrée, les ^statues dites de St Ferdinand et de sa femme Béatrix de Souabe (xiii" s.): en face est la chapelle de San Jeronimo, avec un retable de la Renaissance. — Sur le côté N.-E. s'ouvrent trois chapelles. La 1" est la chap. de Sta Catalina ou DE LA Sacristia Vieja (1316-1354; au tympan extérieur. Déposition de croix ; voûte élégante du xiv« s. ; armoires sculptées renfermant de très belles chasubles et ornements d'autels; portraits d'évêques). — La 2* ou chap. DEL Corpus Christi (ou de Juan Cuchiller), dans laquelle on voit, sur le sol, le tombeau supposé de Juan Cuchiller (xiv« s.), page du roi D. Enrique III el Doliente et, sous l'escalier à dr., les tombeaux des comtes et de la comtesse de Castaneda (xiii« s.); en haut sur la paroi à g., est suspendu un cotfre bardé de fer (x[* s.) nommé le coffre du Cid (c'est, dit-on, 1 un de ceux que l'illustre guerrier remplit de ferraille et de sable, et remit à certains marchands Israélites en leur disant qu'ils renfermaient sa vaisselle et son argenterie, et en leur demandant contre ce gaere une somme de 600 marcs d'argent, qui lui était nécessaire pour faire fac^e aux dépenses de la guerre) ; un beau candélabre (tenebrario) en fer forgé et doré du xvi« s. — Dans la 3« chap. ou SALA Capitular, attouaut à la chapelle du Corpus Christi, on voit : un beau plafond artesonado (xvi« s.); un tableau {Agonie du Christ) attribué à Mateo ; Cerezo, un triptyque de l'école flamande du xv» s. et une Déposition de croix. par Ribera (?). — A l'extrémité de la galerie N.-E., à g., remarquable tombeau roman, dit de Mudarra, transporté en 1896 du monastère (en ruines) de S. Pedro de Arlanza (xi« s.). — Sur le côté S.-O., tombeau de Diego de Santander (f 1532), du style le plus pur de la Renaissance, attribué à Diego de Siloé. — Durant toute l'octave ae la Fête-Dieu, on expose, tout autour du cloître, la superbe collection de tapisseries appartenant à la cathédrale.

Dans les archives de la cathédrale on conserve, entre autres documents, Tacte (en latin) des fiançailles du Cid avec Jimena Diaz.

De la cathédrale on reviendra au quai de TArlanzôn pour suivre à g. le paseo del Espolôn Viejo, promenade très fréquentée, ornée de statues et de fontaines et qui aboutit au théâtre. A g:., une arcade, sous la Casa Gonsistorial, fait communi(juer la promenade avec la plaza Mayor, vaste polygone irrégulier entouré de galeries à portiques.

La plaza Mayor {on plaza de la Constituciôn)^ sur laquelle s'eléve; la statue de Charles III, œuvre d'Antonio Tome (1784), est le centre du mouvemeat de la ville.

Il BURGOS : — CASA DEL GORDON. |1 [R. 16] - 163

Bous les arcades, du côté S., se trouve l'entrée de la Casa Con* sistopial (PI. 5).

Au 1" étage on peut voir (sur demande; pourboire) :1a salle des séances, renfermant le soi-disant siège des juo^es de Castille, Laïn Calvo et Nuno Ilasura, ancêtres hypothétiques du Cid; — une pièce transformée en chapelle où, dans un cotfre, sont réunis les ossements du Cid et de dona Jimena (Chimène) Dias, son épouse, qui avaient été enterrés au couvent de San Pedro de Gardena (p. 166).

A quelques pas à TE. de la plaza Mayor est la plaza del Priniy ou del MercadOy qu'un pâté de maisons sépare de la plaza de la Libertad^ dont le côté N. est formé par la casa del Cordon (auj. Capilania général), manoir flanqué de tours, bâti vers la fin du xv* s. pour le connétable Hernandez de Velasco et sa femme dona Mencia de Mendoza et récemment restauré (1907). Il doit son nom au grand cordon de St François, — ou, peut-être, de l'ordre teutonique, — sculpté au-dessus de la porte et reliant entre elles les armoiries royales et celles des maisons de Velasco, iMeiKioza et Figueroa.

A Tint., un patio est à double et triple étage de galeries. — C'est dans ce palais que Ferdinand d'Aragon et Isabelle d© Castille reçurent, en 14%, Christophe Colomb, aa retour de sa seconde expédition, et que mourut, en 1506, Philippe le Beau, mari de Jeanne la Folio et père de Charles-Quint.

De la plaza de la Libertad on peut aller, par la calle de la Puebla^ visiter Véylise de San I^esmes, avec un très beau portail og^ival et le groupe de rAnnoqciation sur les deux jambages.

A Tint. : 3 vastes nefs ogivales, lombeau(Jc ^t autels de style gothique fleuri et de la Renaissance. Dans la chapelle à dP. du maître-autel, magnifique retable, du gothique de la dernière période, avec des reliefs en bais très reniarquahles.

En face de cette église, VHospital de San Juan (PI. 9), fondé en 1479 et destiné à héberger les pèlerins, a une belle porte surmontée des armes de Castille et de Técusson pontifical, hommage rendu au pape Sixte IV, qui avait accordé à Thospice des privilèges et des induits.

Par la calle de San Juan, on va dans le quartier N. de la ville, où, sur les dernières pentes de la coMîne, s'élève Tégiise de San Gil; construite au xiv* s., elle renferme des tombeaux et des retables sur bois intéressants.

intérieur. — A g., 2« chap. (de la Natividad) : belle voûte octogonaiie avec ro8£^ce au sommet : très beau retable sculpté (xvi" s.) en hauts-reliefs avec sujets relatifs à la vie de la Vierge; Pieta, tableau flamand du xv* s.; des chaque côté de l'autel, tombeaux de la famille de Castro. — Entre les 2* et. 3*» chap., 2 tombeaux plateresque et gothique. — 3" chap (del Santisimo Cristo) : crucifix vénéré dit très saint Christ de Burgos et 2 tombeaux du XVII» s. — A g. du maître-autel, chap. de la Buena Manana : retable sculDté, cinq tombeaux (2 gothiques et 2 plateresques). — A dr. du maîtreautel, CHAP. DE LOS Reyes Magos : retable sculpté; sur le sol, tombe avec ef/igies des fondateurs de la chapelle (xv" s.). — Sur la dr.» à côté d'un tombeau gothique, une porte vitrée s'ouvre sur rANTÉSACKisTiE à l'intérieur de laquelle se trouvent 2 tombeaux gothiques merveilleusement ciselés. avec gisants d'albâtre et marbre noir, et un tombeau Renaissance.

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Au N.-E. de San Gil, le Couvent de la Trinidad présente une belle porte gothique.

De San Gil, ou (si l'on n'est pas allé jusqu'à San Gil) de la plaza Mayor, on gagnera la calle Fernân Gonzalez qui longe, en contrehaut, le flanc N.-O. de la cathédrale et dans laquelle subsistent encore quelques maisons seigneuriales du xvp s. : n"" 27 et 29 {portails Renaissance), n°' 39, 41 (écussons), n" 57 (portail, belle voûte à caissons en média naranja). En haut de la plaza Santa Maria, s'élève l'église de San Nicolas (PI. 4), construite par François de Cologne à la fin du xv* s. (beau portail).

Intérieur. — En restauration (offrande). Au maître-autel, * retable en pierre du commenc. du xvi« s., magnifiquement sculpté et d'un fouillé extraordinaire (scènes de la Bible, de la vie de St Nicolas, Couronnement de la Vierge). Aux deux côtés de l'autel, tombeaux de Alfonso Polanco (f 1490) et de sa femme, à g., et de Gonzalo Polanco (f 1505) et de sa femme, à dr. — Dans le bas-côté g., retable avec 10 panneaux peints de l'éc. flamande ; 3 tombeaux gothiques. Au bas-côté droit et sous le jubé, 2 tombeaux plateresques.

A quelques min. au N. de San Nicolas est l'église de San Esteban (1280 à 1350), du style gothique (beau portait 0, et belle rosace)..

Intérieur. — 3 nefs. — A g., près de l'entrée, beau sépulcre gothique, orné de bas-reliefs, abritant les fonts baptismaux. — Dans la nef centrale, charmants modèles du style plateresque; chaire, retable qui encadre un basrelief {la Cène), arcs soutenant l'orgue et le jubé. — Bas-côté g. : 3 tombeaux. — Bas-côté dr. : sculptures de la Renaissance, grandiose et somptueuse chapelle enserrant 2 tombeaux. — On conserve, dans la sacristie, de magnifiques tapisseries (on ne montre les plus rares qu'avec la permission du curé ; elles sont exposées à la Fête-Dieu). — Cloître gothique primaire.

De San Esteban, on peut monter, en 5 min., par la calle delArco de San Esteban (à son extrémité N., Arc de San Esteban,poTie arabe du X® ou du XI* s.), au Castillo, d'où l'on a une assez belle vue. Ce château, jadis résidence des souverains de la Gastille, a été presque entièrement détruit par le feu en 1736; les Français s'y défendirent vigoureusement contre Wellington en 1812; au moment de leur retraite, en 1813, ils le firent sauter,

En descendant du château par le chemin qui laisse à dr. le cimetière, on arrive à l'Arc de Ferndn Gonzalez (PI. 11), arc de triomphe d'un goût douteux, érigé par Philippe II en l'honneur du héros burgalais. De cet endroit, on se rend en passant devant le Cimetière (devant l'entrée, monument du général Juan Martin Diez, dit et Empecinado, 1775-1825), au Solar del Cîd ou sol de la maison du Cid. Un monument a été érigé, en 1784, sur les ruines de cette demeure illustre; il se compose d'une stèle portant un écu armorié et un écusson; des deux côtés sont deux obélisques : Tun porte les armes du monastère de San Pedro de Cardena, où le Cid fut inhumé; l'autre, l'inscription Oaput Castellœ et les insignes particuliers de la ville de Burgos. Au delà du Solar del Cid, VArc de San Martin, datant du x' ou du xi* s., est une ancienne porte arabe flanquée de 2 cubos (mesure castillane), par laquelle les rois faisaient leur entrée solenn(^lle dans la ville. On voit sous la

Il LAS HUELGAS. II [H. 16] — 165

voûte à g. en venant de la ville la trace d'une barre qui y était encastrée et qui représentait, dit-on, la longueur de la Tizona, i'épée du Gid (d'autres prétendent que c'était le jalon d'une mesure castillane). De là on domine la promenade dite paseo de los Cubos, succession de bastions circulaires, garnis de bancs, au pied des remparts de la ville, et à Tabri du vent du Nord; les Burgalais en font leur promenade d'hiver. Plus bas, près de la rive dr. de l'Arlanzôn, le pasèo de la Isla est très fréquenté pendant la belle saison.

Un peu plus bas et à quelques pas au delà de l'Arc de Fernân Gonzalez Véglise de Santa Agueda (ou Santa Gadca; PI. 2), du style gothique (à Tint., tombeau du fondateur à dr. du maître-autel; un autre forme la niche des fonts baptismaux). C'est ici que le Gid Ht entrer le roi don Alphonse VI, pour lui faire jurer qu'il n'avait eu aucune part à la mort de son frère don Sanche, tué devant Zamora. A TE. de l'église, dans la calle de los Cabos, le Seminario de San Jeronimo (PI. 8) a été érigé, en 1897, en Université ecclésiastique. Le nouveau. Palacio Arzobispal (archevêché) s'élève à l'angle de cette rue et de la nouvelle calle de Aparicio y Buiz qui aboutit à la plaza de Castilla d'où l'on peut revenir à la gare en passant l'Arlanzôn sur le pont de Gastille.

Dans le faubourg de Vega, sur la rive g. de l'Arlanzôn, il nous reste à signaler : au n° 29 de la calle de la Calera, la * casa de Miranda (PI. 10), de 1545, type d'une maison de la noblesse au XVI* s.; le patio, avec portiques et frises sculptées, est encore très beau en dépit de l'état de délabrement où on l'a laissé; on monte par l'escalier, dont l'entrée oITre un joli encadrement, à la galerie du 1" étage d'où l'on domine le patio. A côté, au n** 27, la casa de AngulOy du xvi* s., avec un portail flanqué de tourelles et de croisées ornées de*sculptures.

MONASTÈRE DE LAS HUELGAS (25 min. O. ; prendre au delà du pont de Santa Maria, la calle de la Merced et longer la rive g. de l'Arlanzôn jusqu'au chemin qrj, au delà de l'avenue de la gare, se dirige vers las Huelgas; du monastère aller à l'hôpital del Rey et revenir à Burgos par le pont de Malatos et le paseo de la Isla; aller et ret. 1 h. 30). — Par une 1'" porte on pénètre dans le hameau qui entoure le couvent. Une 2« porte sous une tour accède à la cour, au fond de laquelle s'élève le couvent.

Le monastère de las Huelgas fut construit vers la fin du xii® s., par le roi Alphonse VIII, sur l'emplacement d'un palais surnommé las Huelgat del Rey (les loisirs du roi). Placé directement sous le patronage royal et richement doté, il fut destiné dès sa fondation à recevoir cent religieuses nobles dos premières maisons de l'Espagne (elles sont soumises à la règle de l'ordre de Cîteaux et sont appelées dames : sefïoras donas).

On ne peut malheureusement voir les cloîtres, la partie la plus intéressante de l'édifice, h'église, de style gothique, construite en 1219, sous Ferdinand III, présente du côté N. une belle four carrée et une galerie romanoogivale ; elle est accessible du côté du transept N. par un porche gothique contenant de magnifiques sarcophages. — Capilla Mayor : au-dessus des stilles, trois belles tapisseries des Gobelins (xvi« s.); de chaque côté du maître-autel, en haut, statues agenouillées, à g., d'Alphonse VIII, à dr. d'Eléonore d'Angleterre, sa femme; à la voûte, reproduction de l'étendard mauresque pris par Alphonse VIII à la bataille de las Navas de Tolosa (1212) et que l'on conserve au couvent. — TJn mur avec une grande baie grillée sépare le transept du chœur des religieuses inaccessible au public On

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remarque à côté de ce mur une très curieuse petite chaire en fer repoussé et doré du xiii* s. A travers la baie on aperçoit vaguement les tombes d'Alphonse VIII, de sa femme et d'autres membres de la famille royale et des tapisseries du xvi« s.

Le lendemain de la Fête-Dieu a lieu dans ce monastère une proces.^fon pittoresque en mémoire de la victoire de las Navas de Tolosa sur les Maures.

A 10 min. (à pied) O. de las Huelgas, l'Hospital del Rey, fondé par. Alphonse VIII, possède une porte d'entrée de style plateresque très richement ornementée à l'extérieur comme à l'intérieur. A dr. de la cour s élève la maison des pèlerins {Casa de los Borneras), avec une porte et des fenêtres plateresques; de l'autre côté, une galerie à arcades sveltes et élégantes, couronnée d'une frise à médaillons, sert d'avant-corps à l'église; un porche gothique et une très belle porte en bois sculpté lui donnent accès.

CARTUJA (CHARTR.EUSE) DE MIRAFLORES (© 5 k. env. E., 50 min. à pied; ouverte les j. ordinaires de 9 h. 15 à 12 h., de I h. 30 à 2 h. 30 et après 4 h. jusqu'à 7 h. en été, les j. fériés et dim. de 11 h. à 12 h., de 1 h à 2 h. 45 et de 4 h. 15 à 7 h. ; une voit, à 2 chev. 12 p. 50; pour ce prix, la voit, vous conduit ensuite au monastère de las Huelgas et à l'Hospital del Rey, deux édifices beaucoup moins intéressants que la Chartreuse ; il faut compter 3 h. env. pour toute la promenade). — La route passe par le faubourg de Vega (rive g. de l'Arlanzôn) et suit le paseo de la Quinta, long de 2 k. et près de Textrémité duquel on prend à dr., croise le chemin de fej:,, passe sous VArco de la Vieja, arc ogival construit par Henri III et sur lequel sont sculptées les initiales J. C. R. R. R. (Jésus-Christ, Rédempteur, Roi des Rois), puis monte (vue étendue à g.) jusqu'à la porte du couvent.

La Cartujade Niraflores, dont la fondation date de 1441, occupe l'emplacemeni d'un palais de Henri III; après 1 incendie de 1451, elle fut reconstruite par Jean de Cologne et son fils Simon. L'église présente à l'extérieur dé Jolies fenêtres et un couronnement gothique.

On entré (sonner) par une porte ogivale dans une galerie s'ouvrant sur une petite cour plantée où s'élève à g. le portail de 1 église du style ogival fleuri, avec deux grands écussons (à s;., de Castille et Léon ; à dr., de Don Juan II).

L'intérieur, à une nef, du style ogival, est divisé dans le sens de la largeur en trois parties dont la !■■• sert pour les fidèles, la 2« pour les frères lâis, la 3^ pour les pèrès. — Dans la l'«, à g., Madeleine par Ribera, — Dans là 2''. stalles Renaissance sculptées par Simon de Bueras {\bh%). — Dans la 3«, belles stalles gothiques, sculptées par Martin Sânckez (1488), et chaire en partie du xv« s. Devant le maîire-autel, magnifique * mausolée octogone en nâarbre blanc (statues couchées du roi D. Juan II et de la reine D» Isabel de Portugal), œuvre de Gil de Siloé (1489-1493), orné d'une profusion de sculptures et statuettt-s et entouré d'une belle grille. — * Maîtré-autel, belle œùVre de Gil de >>ilùé et de Diego de la Cruz (1496-1499), orné de statues et dé sujets tirés de la vie du Rédempteur; au milieu, le Christ, avec 1^ V. et St Jean, est surmonté d'un pélican nourrissant ses petits; dans les ahglèâ inférieurs, à g., le roi Jean II et, àdr.,la reine Isabelle, son épouse; il est richfenlefit doré, av«e le premier or, dit-on, qui arriva d'Amérique; ce fut la reine Isabelle qui le fit élever ainsi que le mausolée et le chœur. — A j*., Télégânt * tombeau en albâtre de l'infant Alonso, frère d'Isabelle la Catholique '{f 1470, à l'âge de 16 ans), est une autre œuvre importante d« Giî de Siîoé (belle Statue agenouillée du prince dans la niche décorée de gTiipures d^albàtre; grille, par Frap Francisco de Salamanc'a). Au mur à dr, de l'autel, grand triptyque flamand (fin du xv« s.). A g., Annonciatî^tn, de Jà. CèYezo. A g., dans la chap. de Saint-Bruno, sur l'autel, statue de St Bruno, par Per^ira.

{À 3 k. plus loin le couvent de San Pedro de Cardem conserve la sépulture vide du Cià et de sa femme.]

À B BAYÉ 0€ SAt»îT'0 DOMINGO 0€ S41.0S (50 k. emv. S. de Burgns ; ii

0 GARTUJA DE MIRAFLORES [R. 17] — 167

faut toute une journée pour l'atteindre). — Une diligence (5 p.; dép. callo de la Merced), qui part le matin de Burgos, mène en 4 h. 30 à Barbaaillo del Mercado en suivant d'abord la route de Madrid, puis celle de îSona à travers un pays âpre et désert. Là on trouve les mulets que l'on a demandés d'avance à labbaye et l'on gagne en quelques heures, par des sentiers de montagne qui contournent le Penon de Garazo, le monastère de Santo Domingo de Silos, ancienne abbaye occupée depuis 1881 par des bénédictins français de Solesmes et de Ligugé (on y reçoit l'hospitalité moyennant une olfrande; les dames ne peuvent entrer). Elle renferme un beau cioitre roman à deux étages construit du milieu du xi® s. au comraenc. du xiii* s. (p. Lxvj ; les chapiteaux très ouvragés sont dus en partie à des ouvriers mauresques ,*les piliers des angles oS'rent des bas-reliefs de sujets bibliques, œuvres de sculpteurs toulousains des xii" et xiii» s. Le plafond en bois artesonado de la fin du xiv« s. est orné de curieuses peintures. — Le trésor contient encore quelques objets de valeur, notamment un calice en argent, travail mauresque du xi« s.

La musique est très cultivée dans l'abbaye de Silos et Ton peut y entendre le chant grégorien dans toute sa pureté.

De Burgos a Valladolid, R. 18 ; — a Madrid, R. 18 et 19.

Distances par la route, de Burgos à : — Saint-Sébastien, 229 k. ; — Logrono, 116 k. ; — Calatayud, 240 k. ; — Madrid, 242 k. ;— Valladolid, 167 k.; — Palencia, 122 k.; — Santander, 157 k. ; — Bilbao, 179 k.

Route 17. — DE BILBAO A SARAGOSSE

A^ 344 k. en 9 h. 10 env. par Texpress, en 12 h, env. par le correo; 48 p., 32 p. 25, 19 p. 35.

Auto-cyclisme : — ^ 318 k.; route en général bonne et très pittoresque jusqu'à Logrono. — On sort de Bilbao par le quartier de Achuri; 9 k. Galdicano ; tourner à dr. ; au k. 16 laisser Lemona à g. — 21 k. Yurre. laisser à g. la route de Dima. — 27 k. Villaro. — 31 k. Ceanuri; montée de 7 à 12 0/0 avec de nombreux lacets (belle vue à dr.). — 39 k. Alto de Barazar. — 43 k. 7. Urbidea; nouvelle montée moins dure. — 44 k. 2. Sta Engracia, limite des provinces de Vizcaya et d'Alava (remboursement des droits d'octroi, visa du reçu, péage de 5 p.). — 55 k. Luco. — 62 k. Gamarra; pont sur le Zadorra. — 66 k. Vitoria (sortie par la route de Castille). — 83 k. La Pus b la de Arganzôn. — 90 k. Arminan (péage provincial); on laisse la route de Miranda de Ebro pour prendre à g. — 97 k. Zambrana\ an Jeu avant Brinas on tourne à dr. et on traverse TEbre. — 98 k. Haro. — i02 k. Gimeleo, point de jonction de la route de Santander ; à g. la voie ferrée; 4 k. après (122 k.) Fuenmayor, on joint la route de Burgos. — 144 k. Logrono (sortie par la calle de Espartero) ; route presque plate. — 174 k. Ams^jo; montée, descente sinueuse. — 193 k. Calahorra, — 216 k. Alfaro (péage 5 p.). — 235 k. Tudela (sortie par la calle de D. Juan Sodevila); au k. 251, péage provincial. — 259 k. Malien; route désormais plate, sol médiocre et parfois mauvais. — 292 k. Alagôn. — 318 k. Saragosse.

La voie pénètre sous un tunnel (986 m.)» puis passe dans la jolie vallée de la Pena (usines et moulins animés par le Nerviôn).

7 k. Dos Caminos, X ligne de Bilbao à Saint-Sébastien (p. 138). — 10 k, Arrigoriaga (église du xi° s. érigée à la suite d'un combat, en 848, contre Tinfant de Castille don Ordono; son tombeau est auprès de la porte). — Viaduc et tunnel; 8 ponts. — 15 k. Mira-

Il DE BILBAO A SARAGOSSE. ||

valles, — 34 k. Amurrio et, à dr., sur le Nerviôn, Luyando (sources ferrugineuses). La voie est dominée à dr. par les roches abruptes de la Peha de Gorbea (1,538 m.); à g. on aperçoit toutes les sinuosités de la boucle de 45 k. que l'on va parcourir, pour monter de 249 m. à 625 m. d'alt.

39 k. Orduna, vieille ville, jadis fortifiée, de 3,300 hab., à 285 m. sur le Nerviôn, au pied des rochers calcaires de la Pena de Orduna

(1,950 m,). — La voie fait un grand détour de 15 k. sur le flanc des montagnes et jusqu'au fond du cirque qu'elles forment autour de la plaine d'Orduna. Au sommet de la courbe, se trouve à g. le village de Delica. — Viaduc sur le Nerviôn, qui prend sa source à peu de distance, dans les rochers du mont Santa Agueda. — Deux petits^ tunnels. — On aperçoit à g. Orduna au fond de la vallée profonde de plus de 120 m. — 55 k. Lezama, — La voie monte par une pente de 14 mm. sur 17 k. au flanc des montagnes qui dominent à g. l'immense vallée de TOrozco, plantée de forêts, décrit une série de courbes, revient presque sur elle-même et rencontre 3 tunnels. - 64 k. Inoso. — On revoit, à g., la vallée rocheuse de l'Orozco; tranchée; point culminant de la ligne (625 m.) à l'entrée du tunnel creusé dans la montagne de Gujuli. — 70 k. Izarra. — La voie, resserrée dans un bois de chênes* décrit une courbe. — 82 k. Zuazo (sources sulfureuses), — Sur la g., Catadiano et Anda^ dont les églises

Il ORDUNA. — LOGROSO. || [R. 17] — 169

ressemblent à des forteresses, — La voie descend la vallée du Bayas qu'elle franchit à plusieurs reprises. — Tunnel; défilé de Techas. — 89 k. Pobcs. — A dr., vieux manoir de San Pelayo.

104 k. Niranda de Ebro (i) (hôt Troconiz, bon), X sur Saint- Sébastien-Burgos (R. 16).

Au sortir de Miranda, la voie franchit TEbre. — 117 k. San Felices. — On quitte la plaine pour pénétrer dans le défilé de Las Couchas de Ebro; deux tunnels. — A Thorizon, sierra de la Demanda avec le Cerro de San Lorenzo (2,305 m.), sierra de Nielo, et Pico de Urbion (2,255 m.); à g., l'Ebre aux grandes sinuosités.

125 k. Haro (hôt. : Suizo, pens. 6 p.; ia Adela), 7,922 hab., sur la rive dr. de TEbre (vin estimé).

[Santo Domingo de la Calzada (18 k. S. ; dilig. 1 p. 50) a une Collégiale romano-gothique (à Tint., triptyque flamand du début du xvi* s.; tombeau de Pedro de Carranea, de 1517 ; retable en bois sculpté par Damiàn Forment.)

On franchit le Tirôn. — 132 k. Briones, 2,872 hab., sur le penchant d'une colline qui domine l'Ebre. — 137 k. San Asensio (le bourg est à dr. hors de la vue); dans l'église, remarquable retable de 1569, par Pedro Arhulo Marguvete. — On franchit la Najerilla. — 129 k. Cenicero, 2,508 hab., au milieu d'un pays planté de vignes.

[La Guardia (@ 10 k. N. par El Ciego), sur la rive g. de l'Ebre, au pied des montagnes ae la sierra de Tolono, vieille ville aux remparts flanqués do tours, jouit d'un doux climat (culture du mûrier, récolte de la soie).

Nâjera (@ 10 k. S.-O.), petite ville de 2,800 hab., sur le Najerilla, est une ancienne résidence royale, où fut couronné, en 1217, le roi don Fernando II. C'est en réalité sous ses murs que se livra la bataille qui porte le nom de bataille de Navarette ( V. ci-dessous). Dans l'église (xi® s.) du couvent de Santa Maria, sont les tombeaux des rois de Navarre, de Castille et de Léon (à remarquer les sculptures du mausolée de don Sancho III [1157] et de dona Blanca). — A 17 k. S.-O., abbaye de San Millàn de la Cogolla, fondée en 537, rebâtie au xvi» s. dans le style de Herrera (dans la chapella, reliquaire de St Millan, de 1035, intéressant retable et tableau de Juan Hizi).]

159 k. Faenmayor, dans une plaine fertile.

[Navappete, à 6 k. S., petite ville qui donna son nom à la célèbre bataille dans laquelle Henri de Transtamare et Du Guesclin furent battus par Pierre le Cruel et le Prince Noir (1367).]

173 k. Logrono (hôt. : Grand-/fd<e/, ouvert en 1914. confort moderne, jardin, gar. ; def Comercio; de Paris), 19,237 hab., ch.-l. de prov. de Vieille-Castille, à 320 m. d'alt., au centre des vignobles de la Rioja. — Eglise de Santa Maria del Palacio, fondée au xu" s. (dans le chœur, boiseries et fresques du xvnr s.) ; église de Santa Maria la Bedonda, du xv* s. — Sur VEspolôn^ statue équestre du général Espartero qui naquit à Logrono et y résida après sa régence jusqu'à sa mort (1879). — Pont sur lEbre, construit en 1183 par le dominicain Juan de Ortega.

Pont sur riregua. — - 182 k. Becajo. — Pont sur laLeza. Au bas du remblai on aperçoit le village de Agoncillo, l'ancienne ville romaine d'Egon (château avec 4 tours). — A l'horizon se dessinent au loin les Pyrénées. — 195 k. Mendavia. — 202 k. Alcanadre. A g., vestiges d'un aqueduc romain. — 209 k. Lodosa, —-La voie franchit l'Ebra*

170 — [R. 18] Il DE BURGOS A MEDINA DEL CAMPO. ||

222 k. Calaborra (hôt. : Epinosa; Inclan), 7,723 hab., dominant la rive p;, du Zidacos. C'est l'ancienne Calagarris Nassica des Ibères, la patrie de Quiniilien, jù Seriorius soutint, mal'rré les horreurs de la famine, un long siège contre Pompée. Rome fut tellement émue de cet héroïsme féroce que la famés calagurritana y devint proverbiale. C'est là que Bertrand Du Guesclin, en 1366, proclama roi de Castille don Henri de Trastamarre. — Cathédrale, rebèitie vers la fin du xv** s. par Maestro Juan.

[Arnedillo (^ 27 k. S.-E., par Arnedo) possède deux établissements de bains au pied d'une montagne rocheuse nommée la Encineta; les eaux chlorurées sodiques, bromurées et lithinées (44-48°) sont recommandées pour les rhumatismes et les affections traumatiques.]

Pont sur le Zidacos. — 235 k. Rincon de Soto. — A g. sur la hauteur, Milagro (p. 97). — Pont sur TAlama. — 244 k. Alfaro (belle église collégiale en briques, du xvii® s.).

250 k. Castejôn (g), jonction avecla ligne de Pampelune-Alsasua (R. 9, 2^.

344 k. Saragosse (R. 9, 2°).

Route 18. — DE BURGOS A VALLADOLID ET A MEDINA DEL CAMPO

^ Nord 163 k. ; en 3 h. 20 par les express, en 5 h. par le train-correo (l'», 2e, 3« cl.). -- 20 p. 20, 15 p. 35, 9 p. 20 ; suppl. par le Sud-Express, 7 p. 60.

Auto-cyclisme : — @ 170 k. ; route presque plane, poussiéreuse. — On sort de Burgos par la calle de la Merced. — 8 k. 3. San Marnés. — 10 k. Quintana. — 20 k. Estepar. — 29 k. Villanueva de las Carrelas. — 42 k. Barrio de Muno\ montée de 6 0/0 durant 800 m. — 53 k. 5. Quintana del Puente; passage à niveau et pont sur l'ArlanzcSn. — 65 k. 4. Torquemada ; la route est toujours médiocre. — 76 k. Maqaz. — A (85 k.) Caïabazanas on rejoint la route de Santander à Valladolid, et Ton passe à (90 k.) Duenas et à (109 k.) Cabesôn. — 122 k. Valladolid (sortie par le paseo de Zorilla); route assez bonne jusqu'à Médina. 134 k. Puente Duero. — 143 k. Vil» lanueva de Duero. — 150 k Serrada ; laisser à dr. la route de Tordesillas. — 156 k. La Seca. — 170 k. Médina del Campo.

La voie longe à dr. les murs du domaine de las Huelgas (p. 165) et parcourt la vallée de TArlanzôn. — 10 k. Quintanilleja. — Pont sur l'Arlanzôn. — 20 k. Estepar^ à dr., près du confluent de l'Hormaza et de TArlanzôn. — 42 k. Villodrigo (pyramide en mémoire du monastère de Saint-Vincent, qu'occupa le roi Wamba et où ses cendres furent conservées avant leur transfert à Tolède). — Pont sur le confluent de TArlanza et de l'Arlanzôn. — 64 k. Torquemada, petite ville à 741 m. (vin renommé), à dr. — Pont (122 m.) sur le Pisuerga.

85 k. Venta de Banos (D, à 722 m. d'alt. ; X pour Santander, Leôn, Oviedo, Monforte, La Gorogne et Vigo.

[A 1 k. de la ^are, à côté d'une fontaine, une petite église visigothe de Saint- Jean- Baptiste (restaurée) a été construite en 661 par le roi Recesvinto.]

Il VENTA DE BASÎOS. — REINOSA. || [B. 18] — 17J

DE VENTA DE BANOS A SANTANDER ('^ Nord 230 k. en 6 h. 45 par le corroo-e>:[>ress; eu 9 n. 30 par lo Lrain mixte, l*"®, '2® et 3* cl. : 32 p. 25. 22 p. 90. 1-2 p. 95). — La voie se dirige vers le N. — 11 k. Palenda (p. 193): à g. ligne de Galice. — La voie traverse la plaine immense et dénudée de la tierra de Carnpos, au milieu de laquelle s'élève un monticule conique avec l'ermitage du Cristo de l Olmo (xii« s.). — On laisse à g. Busillos auprès du confluent du Carriôn et de l'Ucieza.

24 k. Monzôn de Campos, à dr.. dans la plaine dominée au N. et à l'E. par deux collines que surmontent deux châteaux ruinés, est une ancienne résidence royale (vieux palais de rAitamira). — Pont sur TUcieza. — 33 k. Atnusco (grande et lourde église avec un maître-autel large et haut, orné de statues en bois doré). — 38 k, Pina de Campos (ruines d'un château crénelé, couronné de 8 tours rondes). — On franchit TUcieza et le canal de Castille. — 45 k. Frômista (église Saint-Martin de 1066; grand retable du xve s.). — 56 k. Las Cabanas; à 60 m. à l'O., vieille tour carrée à 4 étages, haute de 40 m.

62 k. Osorno, dans une plaine fertile, arrosée par TAbanades, que franchit la voie. — Pont sur le Buedo. — 72 k. Èspinoza de Villaqonzalo^ ancienne petite ville murée. — Remblai de 2 k. puis profonde tranchée pour franchir le massif de San Cristobal (860 m.) laissant à dr. le village de ce nom et à g. Santa Crux de Boedo: descente vers le Pisuerga qu'on traverse. — 85 k. Herrera (ruines d'un château). — On aperçoit au loin à dr. le sommet des montagnes de Ona et de Pancorbo. — 91 k. Atar-San Quirce (entrepôts de blés et de farines), où aboutit la branche du canal de Castille, venant de Valladolid. — Se placer à g. — 101 k. Mave. — A la hauteur de Villaeseusa la vallée se rétrécit et la voie pénètre dans le Congosto, gorge étroite en entonnoir, formée par de belles roches verticales; on franr-hit trois fois le Pisuerga et on débouche dans une plaine cultivée. — Deux ponts sur le Cameta.

110 k. Aguilar de Campôo, peut-être l'antique ville romaine de Vellica^ aa pied de deux collines couronnées par des châteaux en ruines, a joué uu rôle dans les agitations du moyen âge; les Rois Catholiques érigèrent le bourg en margraviat et le donnèrent en fief à Fornandez Manrique qui y recueillit Charles V de 1517 à 1522; on y voit les restes de son enceinte fortifiée, de son château, et dans les églises Santa Cecilia, de style roman, et San Miguel, des tombeaux des xii®-xvi* s. — A 30 min. O. monastère de Santa Maria la Real, du xiii® s. (p. lxvii).

116 k. Quintanilla, X POur (13 k.) Baruelo, village minier. —Deux ponts sur le Cameta.

122 k. Mataporquera (g), où l'on croise la ligne de Bilbao-Valmaseda (p. 144). — A dr. belle vallée et village de Hormiguera. — La ligne tnonte sur le flanc de la sierra de Sepos, Jusqu'à (131 k.) Pozazal, où elle atteint son point culminant (984 m.). Traversant les monts ibériques et cantabri.(ues, •elle devient excessivement pittoresque et offre de superbes échappées. On aperçoit sur la g. le viaduc de Cervatos (12 arches) et Cervatos dont l'église collégiale est l'un des plus intéressants spécimens de la période romane secondaire fxi« s.; groupes de grotesques au portail, aux frises, aux chapiteaux). — Pont sur le Hijar.

U2 k. Reinosa (g), petite ville fort ancienne de 5,000 hab., séjour d'été à 847 m. (verrerie, minoteries: grande foire de S. Mateo); à 4 k. O. pittoresque source de l'Ebre, à Fontibre. — La voie franchit TEbre sur un pont en fer de 5 arches, entre dans un tunnel de 1,276 m., le premier et le plus important des 22 existant entre Reinosa et Barcena, et suit le cours du Besaya. Une courbe à g., avec un tunnel de 471 m., contourne le village de Caîietla. On est dans une gorge sauvage, dominée par des collines boisées. On contourne Lnntueno et on franchit le Besaya, un peu avant (152 k.) Santiurde,

La voie se trouve alors sur le flanc des montagnes, à une grande hauteur au-dessus du Besaya et descend par des pentes de 12 à 15 mm. au milieu

172 — [R. 18] Il DE BUBGOS A MEDINA DEL GAMPO. ||

de belles roches calcaires. — 156 k. Pesquera. Les tunnels se succèdent. Après celui de Campo postrero on voit à dr. la vallée de Barcena qui se j trouve à 2 k. 5 en ligne droite (16 k. par ch. de fer). On passe au-dessous f du village de Media-Concha. — 165 k. Montablis, station de prise d'eau. La voie décrit une courbe au fond de l'espèce de cul-de-sac formé par la vallée de Media-Concha, franchit le Galcrôn et revient par le versant N. — Courbes successives en n pour contourner le vallon de Pujayo. — Pont sur le

Pujayo. — Le village du môme nom' est au-dessus de la voie, à g. On est revenu en face du village de Barcena, mais la voie continue à contourner la vallée, pénètre dans un nouveau cul-de-sac, passe en tunnel sous le hameau de las Llosas, laisse à g. le village de Villordun, décrit une courbe de 2 k. 5 dans des tranchées de roches rouges, qui la ramène, en face et au-dessous de las Llosas, au hameau de la Real où se trouve le 22* tunnel. Un dernier détour nous ramène dans la grande vallée où on franchit le lit rocheux du Besaya. ^

l'75 k. Barcena (^, à 287 m. — 178 k. Portolin. — 180 k. Santa Cruz, dansune vallée parsemée d'usines. — 183 k. Las Fraguas; à g., villa du marquis de Moriano. — Gorge de Media Hoz (4 tunnels), débouchant sur la riante vallée de Buelda. — 196 k. Las Caldas de Besaya (sources thermales chlorurées sodiques; Gran Hotel;k mi-côte de la montagne, ancien couvent, auj. maison de correction). — Gorge, puis belle vallée (à g., mines de calamine de la Real Asturiana de Reocin).

202 k. Toprelavega (hôt. de Horga\ de la gare, belle vue), ville industrielle de 7,800 hab., à 3 k. O. de la station; X sur Oviedo (p. 151).

La voie franchit le Pas. — 210 k. Renedo, d'où Ton peut aller aux bains de Puente Viesgo et d'Ontaneda (p. 151). — On atteint, le bord S. de la baie de Santander. — 219 k. Guarnizo et château de VAstillero. — Beau panorama sur Santander et la mer. — 222 k. Boô.

230 k. Santander (R. 15).]

De Venta de Banos a Palencia, Leôn, Oviedo et Gijôn, R. 20; — a la

COROGNE, ViGO ET St JaCQUES DE COMPOSTELLE, R. 21. ^

La voie franchit le Garriôa en deçà de son confluent avec le Pisuerga et se déroule entre la rio Pisuerga et le canal de Gastille (à dr.).

91 k. Duenas, à dr. sur les pentes"^ d'une colline au pied de ; laquelle passe le canal de Gastille. Eglise du xin** s. (au maître- ;

IIVALLADOLID.il [R. 18] - 173

autel, retable gothique). Couvent de San Tsidro, fondé au x* s. (curieuse éi::,lise à coupole avec belle façade). — Nombre d'habitations, signalées seulement par leurs cheminées, sont pratiquées dans la colline même.

105 k. Corcos-Aquilarejo; en face, ruines du couvent de Santa Maria de Palazuelos. — 109 k. Cabezôn, étage au flanc de la montagne pelée d'Altamira (château en ruines). — Pont de 9 arches (153 m.) sur le Pisuerga; pont sur rEsguevn.

121 k. VALLADOLID, ville de 71,066 hab., ch.-l. de la province du même nom et siège d'un archevêché, est située à 694 m. d'alt., sur la rive g. du Pisuerga, à son confluent avec l'Esgueva et tout à côté du canal de Castille. — Son université (près de 1,000 étudiants) peut passer pour la troisième de la Péninsule. — L'industrie y a pris un développement considérable.

Valladolid, qui précéda Madrid dans le rôle de capitale du royaume, mérite encore, toute déchue qu'elle soit de sa primauté, d'arrêter le touriste. Elle a de beaux édifices, témoins de son ancienne splendeur, et un musée où trois des plus grands artistes espagnols du xvi" s., Berraguete^ Juan de Juni et Hernandez^ sont représentés par plusieurs de leurs meilleurs ouvrages.

Poste : — calle Mendizâbal.

Télégraphe : — plazuela de Santa Ana, 3.

Trams : — de la pi. de la Constitii-

ciôn à la gare du Nord, à la gare de Rioseco, au Cimetière, à la plaza de Toros; du paseo de Zorrilla à la Rubia.

Théâtre : — de Calderôn,

Hôtels : — Inglaterra, calle Dona Maria de Molina, 2 (dep. 9 p. par j.; asc. ; gar.); — Moderno, pi- de la Constituciôn (bon; pens. lo p.); — de France, calle de Teresa Gil, 23 (8 p.

par j., chauff., asc, bains); — Victoria, calle del Peso, 4 et 6; — Bspanol, calle de la Pasion, 4 (dep. 6 p. par j.); — CastUla, calle de la Constituciôn, 6; — Impérial, pi. Mayor (dep. 5 p. par j.).

Histoire. — Valladolid, dont le nom apparaît pour la première fois dans les chroniques sous le nom de Belad Valed (Terre du Vali), à l'époque de la domination arabe, fut, à partir du xiii® s. et pendant longtemps, la résidence du gouvernement de la Castille, la ville préférée des rois. C'est à Valladolid que fut célébré, en 1469, le mariage de Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, et d'Isabelle, héritière de Castille. En 1560, Philippe II décida de faire de Madrid la capitale et d'y installer la cour, mais Philippe III revint en 1601 à Valladolid et le gouvernement y siéga de nouveau; plus tard, l'avènement de Philippe IV (1621) rappela la cour à Madrid et Valladolid ne fut plus qu'une des résidences royales.

Insurgée contre les Français en 1808, cette ville fut prise par eux, le 12 juin, et Napoléon y tint son quartier général en 1809.

Christophe Colomb mourut à Valladolid en 1506,

ITINÉRAIRE. — - En face de la gare, une courte avenue conduit à la belle avcnidade Alfonso XIÎI, bordée à dr. par Vacera (trottoir) de Recoletos et à g. par le paseo de VAlaineda. A Tentrée, beau et grandiose monument de Christophe Colomb par Susillo, érigé en 1905. A l'autre extrémité, statue du poète Zorrilla par Carretero. — A g. s'étendent les beaux jardins du Campo Grande avec des fontaines et un petit lac. — A dr. par la cailc de Miguel Iscar on va voir au n" 14 de la calle del Raslro (2" rue à dr.) la maison qua

174 — [R. là] Il DE BURGOS A MEDÎNA DEL GAMPO. ||

Cervantes habita en lôO"); auj. elle appartient à l'Etat qui doit y insaller un musée. De l'âvenida, la catle de Santiago (suivie par le trarn) aboutit à la plaza de la Constiiuciôn ou plaza Mayor, entourée de ^^aleries à portiques et dont le plan actuel fut conçu au xvi'' s. après le grand incendie de 1561. On y voit une statue du comte Pedro Ansûrez par Carretero (1904). Au IN. est VAyuntamiento, édifice moderne. G est sur cette place qu'avaient lieu les exécutions et les combats de taureaux et que Philippe II fit célébrer, le 6 cet. 1559, le premier auto da fé, resté mémorable.

A TE. de la place de la Constitution est la petite plaza M Oçhq,po où fut exécuté, en H53, le grand connétable Alvaro de Lijn^, favori de Jean II, abandonné par son maître après de longs service»?.

A l'E. de la place de l'Ochavo se trouvent la plaza de la Fuente Dorada et, plus loin, U cathédrale.

La cathédrale (PL 1), élevée sur l'emplacement de l'ancienne collégiale du xi° s., fut commencée sous Philippe II, qui chargea Herrera, en 1585, d'en faire les plans; mais, après' la mort de ce prince, les travaux furent arrêtés et l'église ne fut j&mais terminée i telle qu'Herrera l'avait projetée. La façade se compose de deux J corps d'ordre dorique. Des quatre tours, la seule terminé^ ^'écroula j le 31 mai 1841, mais fut réédifiée. 1

Intérieur. — Le style est d'une sobriété excessive, propre à Herrera. —

Coro : stalles Renaissance, dénuées de sculptures, du couvent de San Pablo, faites sur les dessins d'Herrera. — Maître-autel: Assomption, par Zacavias Velazquez. — Chapelle à l'extrémité de l'aile g. c tombeau du comte Pedro Ansûrez, seigneur et bienfaiteur de Valladolid ; chap. S. José, à dr. du tran- ; sept : statues en marbre de la famille de Vineros. — Sacristie (pourboire) : , belle * custodia (tabernacle en argent), haute de 5 m. et pesant 63 kilog,, \ chef-d'œuvre de Juan d^Arfé (159u); le sujet principal représente Adam «t Eve dans le paradis terrestre; petite custodia plus ancienne, en bronze et arg:ent. — Salle Capitulaire avec stalles Renaissance (figures de Saints). "- ^ Dans les archives on peut voir La maquette de la cathédrale telle (ju'Herrera l'avait projette.

Au N.-E. de la cathédrale, sur la plaza de Santa Mavia, Péj^lise \ Santa Maria la Antigua (PL 2), fondée au x« ou xi* s., mais :• datant pour la plus grande part dans son état actuel dn xin® s„ j offre un intéressant mélange de roman et de gothique; 1^ cjoehêf i est roman, ainsi que le cloître, récemment restauré. '^

Intérieur (en restauration) remarquable par ses colonnes et • les trois 1 absides terminales. — Maître-autel ; sculptures par Juan de /wn/(i556). >

Sur le côté opposé de la place (S.) VUniversité <PL 9) a été bâtie j

au xvH" s. dans le style baroque; on y ajoute de nouveaux bâti- J

lïieiiis ; elle compte 4,000 étudiants env. La Bibliothèque a 35,000 vol. ,

et 500 manuscrits dont un : les Commentaires de Beatus sur l'Apo- j

cals psie, date de 970. ]

À qi]i»b|ues min. S.-G. de l'Université, sur la plazuela de Belen^ i raiicnn ^Co'efiio Mayop de Santa Cruz(PL 10) a été construit

h la Un du xv ' «. par Enriqne de Egas dans le style plateresque, ■ iii.i s su :s i'inOîK^iKf* triarquée du style guthicjue. Ldi façade est particaii«ieiiient intéressante : portail avec au-dessus de la pi)rte

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