VALLADOLID. || [R
l'image du fondateur, l'évêque de Mendoza, agenouillé devant la Vierge; magnifique corniche avec balustrade. Cet édifice renferme le Musée.
* Nusée (ouvert t. 1. j. de 9 h. à la nuit). — Rez-de-chaussée. — Cloître, sous les arcades à g. et en face : sculptures en bois par Berruguete, qui les exécuta de 1526 à 1533 pour le couvent de San Benito . Sacrifice d'Abraham, St Augustin, St Benoît, St François, St Paul, pa.r fferruguete; Ste Thérèse^ Pietà, Baptême du Christ (relief) par Gregorio Hernandes (f 1636); cadavre en décomposition, par Gaspar Becerra (1520-1590).
Quelques chambres attenant à ce cloître renferment le Christ au tombeau (groupes de figures en ronde-bosse ; remarquer la vérité anatomique du corps du Rédempteur et les figures de la Vierge et de St Jean), par Juan de Juni (f 1566), et une série de figures en bois (notamment le Cyrénéen par Her» nandez), que l'on promenait jadis par les rues dans les processions de la Semaine Sainte. Ces figures, exécutées avec une verve presque brutale, seraient l'œuvre de Gregorio Hernandez et de ses élèves; elles représentent, outre la crucifixion même, tous les acteurs de la Passion, jusqu'aux soudards et aux gens du peuple qui insultent Jésus que l'on conduit au supplice : « Jamais, — dit M. Rouanet, — je n'ai vu traduire avec une vérité aussi crapuleuse les joies et les basses passions de la plèbe ». La statue de St Benoît est de Berruguete.
Grand Salon : au iond et sur les côtés, stalles du chœur de San Benito, par J. de Najera (et non Berruguete), qui y déploya un rare talent d'ornemaniste; statues agenouillées, en bronze, du duc et de la duchesse de Lerma, par Juan de Arfelp. lxxxiv). — Crucifix, appelé le Cristo de la Luz, chef-d'œuvre de Hernandez. — Sur les chevalets, peintures de Alonso Berruguete (xvi« s.), etc.
l^"" étage. — Galeries et Salles : peintures, notamment de curieux tableaux sur cuivre et des tableaux de V. Carducci (xvii« s.).
Bibliothèque : env. 30,000 vol. provenant en partie des couvents supprimés; portrait du cardinal de Mendoza, fondateur du collège.
2« étage. — Salles : coff'res espagnols; tableaux en nacre; objets d'art du moyen âge (crucifix en émail d'école limousine); sépulcre et linceuls d'un prinf'e du xiii" s.; bois sculptés, notamment un retable anversois du début du XVI» s. et quelques œuvres de Berruguete ; quelques tableaux espagnols du xv« s.
Au N.-E. du Musée, la calle de Cristohal Colon conduit à Véglise de la Magdalena (PI. 5), du xvi* s. (à la façade, immense écusson; à Tint., beau retable par Esteban Jordan, 1597). — Au N.-E. de l'église s'étend la promenade du Prado de la Magdalena,
De l'église de la Magdalena la calle de la Audiencia, puis la ealle de Padilla conduisent au *Colegîo de San Gregorio (PI. 11), construit de 1488 à 1496, dévasté par les Français dans la guerre d'Espagne. La façade, d'un gothique fleuri intempérant, présente un portail d'une ornementation surchargée.
On entre dans un petit patio, avec, au-dessus de l'entrée, une très jolie fenêtre, puis à dr. dans un magnifique patio, avec colonnes torses supportant un loggia très ornée (décoration plateresque somptueuse; frise ayant pour motif les flèches et le nœud gordien des armes des Rois Catholiques). On accède à l'étage supérieur par un magnifique escalier. Les fenêtres et portes ont une ornementation gothique fleurie. Dans la salle servant jadisde bibliothèque, beau plafond artesonado.
A côté de San Gregorio, à l'angle de la plaza de San Pablo^esl l'église de San Pablo (PI. 4), qui date en plus grande partie du