‹ Espagne et PortugalChapitre 98 sur 196 · B. 24] Il MADRID, jj · texte numérisé non relu

B. 24] Il MADRID, jj

ROYALE {Real o/icina de Farmacia, dans le bâtiment des Arcos Nuevos) possède une riche et intéressante collection de vases et d'ustensiles d© différentes époques et une petite bibliothèque.

La coLiection des * tapisseries royales, une des plus belles et des plus ^ richr-s du monde, compte plus de 2,500 pièces, dont la plupart sont flamandes fit esp;igûoles. Les plus anciennes proviennent des Rois Catholiques, de Philippe le Beau, de Charles-Quint et de Philippe IL Parmi les plus belles il faut citer V Histoire de la Vierge (d'après van Dyck), la Passion (d'après van der Weyden), les Honneurs, la Conquête de Tunis, le Dais impérial de Çharles-Quint, V Apocalypse, V Histoire de Bome^ les Péchés capitaux. Un certain nombre de ces tapisseries ornent les murs de plusieurs salons des palais de Madrid, du Prado et de TEscorial. Mais la plus grande partie n'est visible, et partiellement encore, que deux fois par an à l'occasion des processions qui ont lieu le 2 février et le 1" dimanche après la Fête-Dieu; ces jours-là elles sont exposées dans les vastes galeries du palais de Madrid.

Les jardins du palais occupent à TO. et en contre-bas le vaste emplacement désigné autrefois sous le nom de Campo del Morq^ parce qu'en H09 Témir Ali-ben-Yousouf y aurait établi son campement. C'est en 1556 que Philippe II créa un jardin du palais; mais c'est en 1890 que la reine-régente fit transformer toute cette partie du terrain en un beau parc aux essences les plus variées.

En face du Palais Royal, sur les hauteurs de la rive dr. du Manzanares, que le puente del Rey fait communiquer avec la rive g., s'étend le domaine royal, dit la Casa de Campo, immense enclos de 1,74T hect., créé au xvi« s. et distribué en jardins, en parcs, en bois, en terres de produit, sillonnés par un cours d'eau. Ce fut longtemps le rendez-vous à la mode de la population de Madrid. Il y a de nombreux pavillons (Casa de las Columnas, Faisanera, Casa de vacaSy etc.), une petite église {la Torrecilla), un grand étang, etc.

** L'Armerîa (à l'extrémité S. de l'aile g. du Palais royal ; entrée ' dans la Cour ou plaza de Armas, à g. après avoir franchi la grille; visible t. 1. j. non fériés de 10 h. à 1 h. et de 4 h. 30 à 6 h. entrée 1 p.; entrée gratuite le jeudi non férié de 3 h. à 4 h. 30) est une riche collection d'armes qui a pour origine la collection privée de Gharles-Quint que Philippe II transporta à Madrid en 1561, ainsi que les armes et les curiosités historiques qu'on conservait à Valladolid et à Simancas. Mais lors de la guerre de l'Indépendance, les Madrilènes pillèrent l'Armeria pour repousser l'invasion. La collection était à peu près reconstituée, lorsqu'on 1884 le bâtiment fut détruit par un incendie. Une partie des collections fat néanmoins sauvée et un nouvel édifice a été inauguré en 1893.

Vestibule. — E 133-134, anciennes armures japonaises (elles ont souffert de rincendie de 1884) offertes à Philippe II par le mikado ; D 59-60, boucliers du couvent d'Ona (xiii* s.); D 88, bouclier mexicain du xvi« s.; L 1, 2, .3^ restes de bannières et d'étendards de Charles-Quint; L 11, reste de la bannière de Philippe II et de sa femme Marie d'Angleterre.

Salle longue de 40 m., large de 16 et haute de 11, richement décorée de trophées et de belles tapisseries de Bruxelles du commencement du xvii* s. (celles à dr. en entrant représentent les batailles de l'archiduc Albert).

Carré I. — Quatre armures espagnoles complètes d'homme et de cheval (fin du xv» s.); huit armures d'hommes à pied; au centre, fanal de navirâ turc, capturé à la bataille de Lépante.

Carre II. ~ Armures complètes de Charles-Quint (l'une est l'œuvre dé

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Kolmann, d'Augsbourg, 1531 ; une autre fut portée par l'empereur à la joute royale de Valladolid en 1518; une troisième, lors de la conquête de Tunis en 1535); fragments de l'armure de cheval de l'empereur Maximilien; au centre, fanal turc. — Autour, vingt selles pour la joute et pour la guerre.

Paroi sud. — 3« fen. : armure de joute de Philippe le Beau.

Paroi ouest. — 4® fen. : armure de joute (xv« s.) couverte de brocarts d'or. Fenèires

Carr* III. — Trois armures à cheval, des plus importantes, de Charles- Quint de fabrication allemande (deux par Kolmann, 1521 et 1533). -- Seize selles' dont l'une en acier avec des insignes impériaux. — Plusieurs armures

devant la 6« fenêtre, armure pour la joute à pied, un des ouvrages de Kolmann les mieux combinés pour la protection du corps bumain.

Vitrine A. — Cinq casques de Philippe le Beau; trois de Charles-Qumt ; trois rondaches italiennes. , ^ «, , ^^ . .

Devant la 7« fenêtre, armure allemande de Charles-Qumt.

Vitrine G — N® 420. Gorgerln, dit de Saint- Quentin, sur lequel est représenté le siège d'Ostende. — N»» 5 et 6. Casque et rondache de Philippe le Beau — N® 11. Casque, avec dragon ailé, du roi Martin d'Aragon. — Armes de François I" fait prisonnier à Pavie (l'épée fut rendue à la France en 1808, par Tintermédiaire de Murât). — Cinq rondaches et quatre casques dits bourguignottes (la rondache avec le siège de Cartagène et celle avec tète de Méduse sont parmi les plus connues). — Epées de Ferdinand le Catholique, du grand capitaine Gonzalve de Cordoue, de Charles-Qumt et do Francisco Pizarro. — N« 23. Epée de l'époque médiévale. — N» 22. Epée et son fourreau avec ornements en or et pierres précieuses. — Mousquets.

Carré IV. — Dernier groupe des armes de Charles-Quint. On remarquera : face à la vitrine G, n» 139, l'armure ornée d'or, ouvrage des frères Negroh, de Milan; n» 164, l'armure de Charles-Quint à la bataille de Muhlberg (1547), celle-là même qu'il porte sur le portrait équestre peint par Titien ( V. Musée

^Devant la 8« fenêtre, armure de parade de Philippe II, par Kolmann,

Vitrine B. — Trois rondaches (de Charles-Quint et de Philippe II); 2 morions et un gorgerin des bouffons du roi d'Espagne ; turban et cuirasse d'ftcier du pirate Barbarossa. > - jx

* Carré V. — Nombreuses armures de Philippe II (à cheval et à pied), travaux allemands; armure blanche, œuvre de Wolf, de Landshut (1550); --belle barde de cheval, par Lochner, de Nuremberg; armure de Philippe H

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