‹ Espagne (volume 2)Chapitre 16 sur 70 · V .. 'Uglc · texte numérisé non relu

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et qu'il en arriverait malheur, parce qu’il ne retournerait jamais en Castille, mais qu’il se rendrait à Cordoue et qu’il demanderait leur mort.

Gonralo Gonçalez dit à don Ruy :

• Faux’ traître ! 'Dieu te puisse pardonner. «

Mais Viara et Galve dirent h leur tour aux infants : « Nous ne savons comment acir? car si votre oncle s’en va à Cordoue, comme il le dit, il y aura ;;rnnde haine contre nous. Alnianzor lui donnera tous ses pouvoirs; et mal nous adviendra pour cette raison. Pids(|ue c'est ainsi, nous allons mus reconduire dans la plaine où nous vous avons pris. »

Kt quand les Maures virent les infants de Lara dans la plaine, les tambours retentirent; ils fondirent sur eux comme la pluie d’orage tombe dans la campagne, et alors commenea une bataille plus forte et plus criielle’qu’aucune de celles que l’on mit vues.

Bien que les six infants fussent comme un seul guerrier, et qu’ils combattissent aveegrand effort découragé, il vous faut .savoir que Gonçalo Gonçalez fiùsait de beaucoup plus grandes actions que les autres; mais le nombre des ennemis était si grand qu’ils ne pouvaient plus résister, et ils étaient déjà si fatigués de condrattre qu’ils restaient au même lien. Et leurs uuiis cheraux ! c’était pitié que de les voir; et quand même les infants auraient voulu combattre, ils ne l’auraient pas pu; car bientôt ils n’eurent plus d’éées ni d’autres armes : elles étaient risées ou perdues.

Quand les Maures les virent sans armes, ils tuèrent leurs chevaux et prirent les chevaliers; puis les ayant dé.pouillés de leur armure, ils les décollèrent un à un , sous les yeux de leur oncle Ruy Velasquez, et sans aucun autre retard.

•Mais quand Gonçalo Gonçalez , le plus jeune de tous, vit ses frères décolles devant lui, il reprit du (XKiir et s’élança sur le mécréant qui leur avait tranché la tête,; d’un coup de poing dans la poitrine il le fit tomber mort à ses pieds. Il en tua d’autres;. mais enlin

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