‹ EspagneChapitre 137 sur 153 · RECOMMENCENT · texte numérisé non relu

RECOMMENCENT

L’arrivéedcs troupes françaises donna quelque inquiétude a Paoli;’ ne voulant pas s’en rapporter à ce qui se disait généralement, que ces troupes n’étaient venues que pour s’opposer aux tentati-

ves que pourraient faire les Anglais , il

envoya un députe au comte ne Vaux, qui avait remplacé M. deCastries, pour connaître la vérité. M. de Vaux répondit ne le roi portait un grand intérêt aux orses; qu’il avait reçu l’ordre de demeurer entièrement neutre entre eux et les Génois, et qu’il ne devait agir que contre les Anglais. Cette déclaration rassura Paoli; bientôt d’excellent» rapports s’établirent entre luietles Français, et ils se maintinrent tant que ceux-ci séjournèrent dans file.

Dès le commencement de son généralat, Paoli s’était employé à réorganiser l’administration, qu’il avait trouvée en très-mauvais état. Déjà, en 1756, il avait régularisé les impôts et établi des d irecteurs des finances ; en 1 758 il publia de nouvelles lois sur le commerce, qui établissaient des rapports équitables entre les habitants des présides et ceux de l'intérieur; mais lorsqu’il vit que les lîastiais, loin d’être reconnaissants dece qu’il avait fait pour eux , intriguaient contre lui daus le Cap-Corse , il défendit, sous des peines très-graves, aux habitants de l’intérieur tout trafic avec eux, et fit fortifier Furiani pour les tenir en respect.

En 1759 les Français remirent aux Génois 'les places qu'ils occupaient, et retournèrent en Provence. Le marquis Grimaldi, commissaire génois, crut alors le moment opportun pour attaquer Furiani, qui l’inquiétait. Il vint l’assiéger avec deux nulle hommes, le bombarda pendant quarantejours, et après l’avoir réduit en cendres, il commanda l’assaut, qui fut repoussé. I! ne fut pas plus heureux dans une seconde attaque, et fut obligé de rentrera Ba-tia, d’où il fut rappelé par la république, qui renonçait à toute idée de conquête.

Paoli profita du départ de Grimaldi pour relever Furiani de ses ruines. Il chercha aus-i à s’emparer de Bastia et de Saint-Florent au moyen des intelligences qu'il avait avec Serpentini et les Gentili; mais ces tentatives échouèrent, et les choses en restèrent là.

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