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CHAPITRE VU

RIVALITE DK PISE ET DE GÈNES. — LE MARQUIS ISNAItD MALASPINA-

Cependant l’animosité qui régnait entre les deux peuples ne pouvait tarder à leur faire trouver un prétexte pour en venir de nouveau aux mains. La querelle des Guelfes et des Gibelins , qui agitait alors l’Italie, fut l’occasion qu’ils saisirent avec empressement. Les Pisans se déclarèrent Gibelins, et partant les Génois furent Guelfes. Tant que vécut Frédéric II, les Pisans trouvèrent en lui un puissant défenseur ; mais à sa mort , il se forma une ligue des Génois , des Florentins et des Lucquois, qui tous jurèrent la perte de Pise. Attaqués par terre et par mer, les Pisans se virent obligés de ccder une partie de leur territoire. Trop préoccupés de leurs intérêts personnels, ils ne pouvaient donner aux affaires de la Corse qu'une attention secondaire. Comme ils étaient Gibelins, ils avaient été naturellement excommuniés par le pape : cette circonstance avait encore indisposé contre eux tout le clergé de la Corse , et une trèsgrande partie de la population, qui en subissait l’influence. Les seigneurs avaient profité de ces mauvais vouloirs pour s’affranchir de l'autorité de Pise et reprendre leurs anciennes allures.

Alors il y eut, comme au temps de Sambucuccio. uneréuniondes habitants delaïerre deCommune, qui proposa au marquis Isnard Malaspina de venir en Corse reprendre l’ancien pouvoir de ses aïeux ( 1269). Malaspina se rendit

aux désirs de l’assemblée, et débarqua en Corse à la tête de quelques troupes : mais son arrivée ne changea guère la face des choses. Son autorité ne fut reeonnuequedanslaTerredeComimine; quant aux seigneurs, les uns demeurèrent indépendants et se défendirent les armes à la main; les autres se mirent sous la protection de Gênes.

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