Y G L E SI A S
Con Don Fructuoso ,
A mi caro esposo Le hicimos cabrito :
¡ Mira qué bonito !
Voici quelque chose d’assez approchant pour la forme et pour le fond :
Ma muse inégale ,
Bavarde sans frein,
D’ un nouveau refrain Aujourd’hui régale :
Et m’a diverti :
Car il est genti.
«Tu sauras, Victoire,
Que mon bon Roger ,
Sans se déranger A courir la foire ,
Se trouve assorti :
Et c’est très-genti.
Tout près de ma porte ,
Le seigneur Germain Glissa dans ma main CJn poulet qui porte Plus d’un bon rôti :
Ma foi , c’est genti.
Je penchai dimanche ,
Après le sermon ,
Pour maître Simon ;
Aujourd’hui je penche Pour son apprenti :
Il est bien genti.
Pour faire son somme,
Roger me laissant Avec Don Pressant,
Nous coiffâmes l’homme ,
Aussitôt parti :
N est-ce pas genti ? »
Hâtons-nous de dire que, lorsque l’auteur eut reçu les ordres, et qu’il fut appelé à ses fonctions pastorales , sa muse ne traita plus que des sujets sévères ; mais ce ne sont pas ceux qui lui ont valu sa réputation. Des vers doux et sonores, une strophe bien arrangée, un langage excellent , une grande clarté y accompagnent peu d’idées que l’on ne retrouve ailleurs. Yglesias était né poëte facétieux. Il cultiva encore, avec quelque succès, le genre bucolique. IJ fut ami et rival de Melendez. Il existe deux pièces de ces deux auteurs : la Fleur du Zurguen et la Rose d avril , faites concurremment, qui réalisèrent les combats imaginés par les créateurs de l’Eglogue.